22/03/2008

SDF a tamines

Par amour pour ses quatre enfants

(22/03/2008)

David jeûne et campe devant le Foyer Taminois depuis mardi

SAMBREVILLE Rue Nuit Saint-Georges à Tamines. La pluie et la neige fondante la rendent presque déserte. Pourtant, devant le Foyer Taminois, juste sur le trottoir, une tente verte a été installée.

C'est dans cette dernière que David Sinte, 27 ans, campe depuis mardi dernier. En cause : une expulsion de son logement suite à la perte de son travail.

Avant de se retrouver dans cette situation extrême, David et sa famille ont bien tenté de frapper à quelques portes, y compris celles du Foyer Taminois. En vain.

Aujourd'hui SDF, David est néanmoins parvenu à mettre sa compagne et ses quatre enfants à l'abri chez ses beaux-parents. Mais vu l'exiguïté des lieux, il n'a, lui, pas su y rester.

Un scénario qu'il a aussi rencontré chez ses propres parents qui hébergent encore ses petits frères.

Armé de courage, David a cependant décidé de poursuivre le combat afin qu'on accorde à sa famille un logement social. "Je demande juste un toit pour moi et mes enfants. Mais le Foyer Taminois me parle d'un délai de trois à six mois. Si je suis aujourd'hui dans la rue et si j'ai entamé une grève de la faim, c'est uniquement par amour pour mes enfants", a ainsi expliqué David.

Par chance, dans la bataille, David n'est pas seul. Outre la solidarité des gens du voisinage qui lui apportent du café, il peut aussi compter sur le soutien de son frère et de deux amis qui passent les nuits à ses côtés. Même la Croix-Rouge s'est ralliée à sa cause en lui apportant des couvertures et des matelas gonflables. Et, selon David, son dossier serait prioritairement ouvert sur le bureau du bourgmestre de Sambreville.

En attendant, c'est dans des conditions climatiques et d'hygiène particulièrement critiques que David lutte, dans l'espoir que sa voix soit entendue et qu'il puisse enfin offrir aux siens un logement décent. Il reste seulement à espérer que ça ne dure plus trop longtemps.

 

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Social...erf...ca n'as de social que de nom....

J'espere que cet homme va retrouver une situation car je crains que ce ne soit pire d'ici quelque temps, heureusement, on rentre dans les bon jours, malgré les giboulées de mars! 

12:53 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

17/01/2008

La honte d'etre chomeur

La victime n'avait pas eu la force d'avouer à son entourage qu'elle était au chômage

GRENOBLE Un homme de 43 ans a été retrouvé mort de froid dans sa voiture sur un parking de Bourgoin-Jallieu (sud-est de la France). La victime n'avait pas eu la force d'avouer à son entourage qu'elle était au chômage et passait ses nuits sur un parking de la ville où elle a été découverte dimanche matin.

Serge Delpin a été retrouvé habillé de plusieurs pulls et pantalons, allongé à l'arrière du véhicule appartenant au fils de sa compagne. C'est cette dernière qui avait alerté dimanche matin les autorités, inquiète de ne pas le voir rentrer du travail.

"Il disait qu'il travaillait en intérim, trois nuits par semaine, dans une société fabriquant des panneaux solaires", a expliqué Monique Delpin, la mère de la victime.

16:48 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/01/2008

La douleur au travail

 

http://www.stage6.com/user/scalp66/video/1972020/J'ai-(Tr...

 

Voici un documentaire tres interessant sur le travail:

Comment le travail apprend a la société a se deshumaniser.

 

Comme disais les Nazi: 

Arbeit macht frei: le travail rend libre.....

21:18 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2007

American history X

BRUXELLES Régionaliser la politique de l'emploi, comme certains partis flamands le souhaitent ? "Je me méfie des excès ", rétorque d'emblée le patron de la FEB, Jean-Claude Daoust, dans l'entretien qu'il accorde à la DH . "La pression du fédéral sur certaines matières a été un incitant bénéfique. Et il ne faut pas perdre de vue le nécessaire maintien d'une mobilité interrégionale. "

Ce n'est donc pas une solution ?

"Je crains d'arriver à un casse-tête, d'autant que la Belgique est très petite. Et puis les Régions ont déjà des compétences. La Flandre, par exemple, est très créative. Elle envoie des SMS de motivation ou des e-mails à ses jeunes demandeurs d'emploi. C'est bien vu : on utilise les moyens de communication des jeunes. Côté francophone, on trouve encore des emplois, pour autant qu'on ait la formation adéquate, et une deuxième langue. "

Ce n'est pas assez le cas ?

"Je suis inquiet : les problèmes du marché du travail sont récurrents, identifiés, mais restent là. Cela se résume par un mot : la mobilité. Les demandeurs d'emploi en manquent, tant sur la langue, le lieu de travail ou la formation. "

L'école ne prépare-t-elle plus assez à entrer dans la vie active ?

"Non. Dans les programmes, on doit créer un moment, dans les classes terminales, où on explique aux jeunes comment postuler, rédiger un C.V., se présenter à un employeur. Quand je vois les C.V. de pas mal de jeunes, je ne connais pas un recruteur qui passera 30 secondes dessus ! "

Que manque-t-il aux jeunes aujourd'hui ?

"Je vous l'ai dit : de la mobilité. 3.500 jobs sont vacants à Zaventem. C'est exact. Mais ils ne sont pas toujours accessibles. Le dernier retour au train, c'est 23 heures. Pour les horaires décalés, c'est inadapté. Les transports en commun ont de gros efforts à faire. "

N'est-on pas aussi trop souvent frileux à travailler loin de chez soi ?

"Ah, c'est clair que le boulot dans sa rue, c'est une vision de nos parents qui doit évoluer. Comme celle d'une entreprise à vie. Mais le plus gros problème reste les langues. "

Lourdement ?

"Oui. Sur Bruxelles, l'unilinguisme est l'obstacle majeur. Sans compter l'orthographe de sa langue maternelle. On est entrés dans un système de lacunes dans les formations. "

 

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Donc au final avec ce qui est demandé: pas de vie sociale, pas de vie de famille, pas de projet puisque d'apres eux, un CDI ca n'existe plus, parait que ca fait vieux (et mon cul c'est de la guimauve?) et en prime faut etre jeune 24 ans, beaugosse ou  bienfoutue, diplomée niveau unifs, accepter un salaire en dessous de notre diplome, avoir sa voiture.

 

Enfants de proletaires, de pauvres, de chomeurs, d'handicapés et de ressortissant CPAS, passez votre chemin, vous n'avez pas le fric pour faire 1/4 des etudes demandée ou acheter la voiture, si vous n'avez pas le diplome adequat, soyez sur que de toute maniere, il vous sera impossible de trouver un CDI et donc de faire des projets d'avenir....

 

C'est pas beau le progret vue par le patronat ??? 

07:24 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2007

Chômage : la tendance à la baisse se poursuit en Flandre

- 20 % de demandeurs d'emploi en moins dans le nord du pays; - 4 % à Bruxelles

BRUXELLES Le nombre de chômeurs à Bruxelles a diminué au mois de septembre par rapport au mois de septembre 2006, a fait savoir Actiris. La Région de Bruxelles-Capitale comptait, fin septembre 2007, 95.862 demandeurs d'emploi inoccupés, soit 4.051 (- 4,1 %) de moins qu'à la fin du mois de septembre 2006.

Cette baisse annuelle s'observe tant chez les femmes (- 3,8 %) que chez les hommes (- 4,4 %). On observe une diminution du nombre de demandeurs d'emploi âgés de moins de 25 ans de 1.926 personnes (- 10,6 %) par rapport à l'année précédente pour un total de 16.225. Au cours du mois de septembre 2007, Actiris a reçu 9.847 offres d'emploi (OE), soit 140 % de plus qu'en septembre 2006.

La Flandre, de son côté, comptait, fin septembre, 182.516 demandeurs d'emploi, soit 20,8 % de moins qu'à la même période l'an passé, le taux de chômage atteignant 6,43 %, selon des chiffres communiqués mardi par le ministre flamand de l'Emploi, Frank Vandenbroucke. Ces chiffres se situent dans la lignée de ceux des mois précédents : la tendance à la baisse se poursuit.

En un an, le nombre de chômeurs est passé de 230.580 à 182.516. Le taux de chômage des hommes est de 5,37 %, contre 7,72 % pour les femmes. La baisse la plus prononcée est à mettre à l'actif des chômeurs à la recherche d'un emploi depuis une période allant de un an à deux ans. Le nombre de chômeurs de cette catégorie est ainsi passé en un an de 40.452 à 24.841, soit une diminution de 38,6 %.

En ce qui concerne les personnes sans emploi depuis moins d'un an ou plus de deux ans, la diminution est moins sensible : respectivement 17,6 % et 16,1 %. En prenant l'âge comme critère, on constate que la baisse est notable chez les jeunes de moins de 25 ans (- 25,7 %) et de même chez les 25-50 ans (- 24,4 %). La province de Limbourg est celle qui a connu la plus forte baisse (- 24,5 %). Le recul était sous la moyenne flamande dans les provinces du Brabant flamand et de Flandre orientale.

Les plus grosses diminutions s'observent à Malines, Louvain, Tongres et Bruges.

 

 

Le chômage diminue aussi à Bruxelles

Le nombre de chômeurs à Bruxelles a diminué au mois de septembre par rapport au mois de septembre 2006, a fait savoir mardi Actiris. La Région de Bruxelles-Capitale comptait fin septembre 2007, 95.862 demandeurs d'emploi inoccupés, soit 4.051 (-4,1%) de moins qu'à la fin du mois de septembre 2006.

Cette baisse annuelle s'observe tant chez les femmes (-3,8%) que chez les hommes (-4,4%).

Actiris signale une diminution du nombre de demandeurs d'emploi âgés de moins de 25 ans de 1.926 personnes (-10,6%) par rapport à l'année précédente pour un total de 16.225.

Au cours du mois de septembre 2007, Actiris a reçu 9.847 offres d'emploi (OE), soit 140% de plus qu'en septembre 2006. La forte hausse s'explique notamment par le nombre d'offres reçues et gérées directement par Actiris (hausse annuelle de 21,5%).

 

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Sachez que reprendre des etudes, ou une formations, vous mets en dehors des listes du chomages, il en est de même pour beaucoups d'autres choses.

Par contre, il est certain que les cas d'exclusions du chomages ont du augmenter!

Ce qui me fait dire ca?

Ben le garde en faction a l'Onem de charleroi, preuve que tout le monde n'accepte pas specifiquement les obligations de l'Onem et ses avis.

Il faut dire que je me demande ce que signifie chercher activement pour eux:

il faut minimum 4 preuves de recherche d'emploi par moi, soit 40-50 preuve par ans, soit 1 preuves par semaines.

Sachant que deja avec ma liste de 30 personnes vue ou a qui j'ai telephonée, les adresses via journal et les lettres revenues, c'etait leger parait il!

 Sans diplome, je me demande ce qu'ils veulent?

Sans parler que sans diplome, une agence interim ne vous donnera rien, ni papier comme quoi vous etes inscrit ni rien, le bonheur en sommes quand vous devez prouver que vous etes actifs en recherche d'emploi! 

12:09 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/09/2007

Le selor

je suis depuis 3 ans, inscrite au selor, en vue de chercher un emploi la bas, j'y ai deja suivis divers offres d'emploi et posé candidature a celle ci!

 

Ici, je desire poser candidature une nouvelle fois, et que vois je: seul les personnes statutaires nomées au selor, ont droit de devenir agent a la capac, alors que ce travail demande peu de diplome (j'ai juste un CESS en vadrouille).

 

Un comble je trouve quand on rale que les chomeurs ne cherchent pas!

Dans le meme genre, j'ai appris que le Forem recevait 2-3 semaines apres les organismes de recherche d'emploi Privé, les fameuse offres d'emploi, de ce fait, les travailleurs demandant de changer de jobs ou de poste, son favorisés au chomeurs qui bien malgré lui envoi parfois (souvent) des lettres a des employeurs qui souvent ont trouvés bonheur aupres des organisme privé!

Un comble!!!! 

13:39 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

En france aussi

Les Français vont devoir travailler plus

(19/09/2007)

Exclusion des chômeurs : Sarkozy s'inspire... de la Belgique

PARIS Les Français vont devoir travailler plus longtemps.

Et pas uniquement les privilégiés travaillant pour la SNCF ou la RATP (transports en commun parisiens).

Tout le monde va en effet passer à la caisse. Un vaste projet de réforme sera mis en chantier début 2008. La durée de cotisation devrait passer de 40 à 41 pour obtenir une pension complète, retardant dans les faits l'âge du départ à la pension.

Il veut d'ailleurs supprimer "les mises à la retraite d'office avant 65 ans".

Dans ce contexte, les dispenses de recherche d'emploi pour les chômeurs de 57 ans et plus seront "progressivement supprimées".

Encore faut-il leur trouver du travail. C'est pourquoi il est demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et réglementaires" qui entravent l'emploi des seniors.

Seuls les futurs demandeurs d'emploi de 57 ans et plus seront concernés.

Le travail, moteur de richesse

Toutes ces mesures doivent en tout cas permettre, selon Nicolas Sarkozy, de revaloriser "les petites pensions" et les pensions modestes accordées aux veuves.

Mais les Français ne devront pas attendre d'avoir quelques cheveux gris pour travailler plus : le président de la République compte détricoter un peu plus le régime des 35 heures instauré par le gouvernement Jospin.

Nicolas Sarkozy a également souhaité définir "avant la fin de l'année, des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes" pour les demandeurs d'emploi refusant deux offres valables d'emploi ou une formation. Et l'idée lui est venue en s'inspirant apparemment de la situation belge. "Nous avons un taux de sanctions de 2 %. C'est quatre fois moins qu'en Belgique et en Espagne."

Cette nouvelle mesure pourrait concerner quelque 150.000 demandeurs d'emploi en France.

Autant de mesures qui convergent vers un même point : rappeler aux Français que "l e travail est le seul moteur de création de richesse".

10:59 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2007

Travailler au Forem, ca stress:

tress. Près de 6.000 fonctionnaires ont remarqué que des fonctionnaires wallons avaient des problèmes avec le stress (particulièrement au Forem).

Alcool. Près de 3.900 fonctionnaires ont souligné que des fonctionnaires wallons avaient des problèmes avec l'alcool (Forem et MET).

Tabagisme. Près de 5.200 fonctionnaires ont noté que des fonctionnaires wallons avaient des problèmes avec le tabagisme (surtout le Forem).

Dépression. Près de 4.000 fonctionnaires ont observé que des fonctionnaires wallons avaient un état dépressif (surtout au Forem).

 

Mort de rire

11:45 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

« De l'emploi, il y en a »

Province. L'offre n'est pas satisfaite par la demande… La construction, la logistique, l'aide médicale, le travail du métal. Ces secteurs cherchent de la main-d'œuvre.

(sauf que ce sont soit des metiers tres dur dans lesquels ont est jamais sur d'etre payé (mon pere en a fait les frais aupres de 3 patrons qui n'ont jamais prevenus etre en faillite et se sont tirés avec le fric)

(Soit ce sont des metiers rapportants bien moins ou des filieres bouche trou, ne valant pas grand chose niveau salaires, ceci ne permettant pas de faire des projets a longs termes comme avoir une famille, des enfants,...)

 

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Soudeurs, maçons, clarkistes, électromécaniciens, techniciens de laboratoire, magasiniers ou employés dans un call-center Dans la province de Liège, les offres d'emploi ne manquent pas dans ces secteurs. Ce qui fait défaut, ce sont des personnes prêtes à répondre à ces offres. Difficulté de recrutement, voire pénurie : cette situation contraste avec un indicateur de demande d'emploi (1), qui reste élevé en région liégeoise.

Ainsi, selon les dernières statistiques disponibles (celles du mois d'août 2007), l'indicateur de demande d'emploi est de 19 % dans l'arrondissement de Liège (23,98 % à Liège, 23,73 % à Seraing, 22,17 % à Saint-Nicolas, 20,77 % à Herstal) de 14,64 % à Verviers et de 12,75 % à Huy.

 « De l'emploi, il y en a », déclare Luc Lambert, qui a lancé ce mardi un nouveau portail local de recherche d'emploi, centré sur la province de Liège (lire ci-dessous). Un outil qui s'ajoute aux milliers d'annonces diffusées chaque année par le Forem. « Tout ce qui peut mettre en relation l'offre et la demande d'emploi est bon à prendre », explique Eric Demaret, directeur du Forem Formation de Liège. Constamment, le Forem adapte ses formations en fonction des besoins des employeurs. « Nous essayons de coller au mieux à l'offre d'emplois en développant des formations susceptibles d'avoir un beau taux de réinsertion ». La logistique, la construction (traditionnelle et mécanique), la technique de laboratoire ou encore le travail en call-center sont des secteurs où l'offre est forte. En outre, le Forem a développé un plan langues qui s'est traduit, à Liège, par 1.100 stages intensifs en 2006, essentiellement en néerlandais. « Nous préparons les demandeurs d'emploi pour le marché flamand ». Ainsi, ce samedi 29 septembre, deux autocars partiront de Liège pour le marché de l'emploi de Tongres, où les Liégeois pourront rencontrer des employeurs flamands.

 

En région verviétoise, deux secteurs manquent de main-d'œuvre : la construction et l'aide médicale. « Avec un taux de réinsertion des stagiaires de 73 % en 2006, on peut dire qu'à Verviers, il y a de l'emploi », déclare Maryse Servais, du Forem Formation. À titre de comparaison, le taux de réinsertion est de 70 % en région liégeoise. Parmi les nouvelles formations proposées par le Forem Formation de Verviers, celle d'assistant chef de chantier dans le domaine de l'eau. Parce que, autant dans le secteur public que privé, les chantiers relatifs à la distribution et à l'assainissement de l'eau ne vont pas manquer dans les prochaines années.

Néanmoins, comme le remarque Eric Demaret, les difficiles conditions de travail – rencontrées dans le secteur de la construction par exemple – rebutent certains. C'est pourquoi le Forem propose des remises à niveau qui permettent aux demandeurs d'emploi de se réorienter vers un autre métier.

09:51 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

les friteries: produits de luxe

J'ai connu a une epoque les mitraillette steack a 2E50, soit le truc bien gros et gras, qui nourrissait son homme et offrait a ceux qui avait peu de moyen de s'offrir a manger sans trop de probleme.

 

Seulement quelque temps plus tard, notre cher gouvernement, avide d'argent, mis les friteries en categories de luxe et fit taxer celle ci, les pris de ce fait augmentaire!

 

Venant d'une famille pauvre, je doit dire que de nos jours, il sera plus facile d'aller a un magasin genre champion et autre, d'acheter un peu de pain et du jambon sous produit, pas cher, que de se payer un paquet de frites+ sauce ou une mitraillette!

 

A cela; la personne devra manger un truc froid, pas toujours bon (gouter le jambon N1 de GB: degueulasse et inmangeable le lendemain), alors que celle ci, aurait pus manger quelque chose de chaud, sans probleme.

 

Je parle de cela parce que quand je vois ce qu'a fait charleroi avec  le seul resto du coeur de la region, je me dit que le Quart monde de la metropole du pays noir, a interret deja a se faire du soucis!

 

Apres tout, n'est ce pas l'ancien chef du CPAS qui disait  que il n'y avait pas de pauvre a charleroi, juste des profiteur?!

 

Pays de merde! (enfin, on a pas a se plaindre en comparaison de la france!)

09:18 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/09/2007

Merci peugeot

PSA va supprimer plusieurs milliers d'emplois par an en Europe (09/09/2007 22:20)

Le groupe automobile français PSA (Peugeot-Citroën) va supprimer plusieurs milliers d'emplois par an en Europe de l'Ouest au cours des trois prochaines années, après les 7 à 8.000 prévus pour 2007, affirme son président Christian Streiff dans une interview dans un quotidien français à paraître lundi. "Les effectifs doivent continuer à baisser dans les trois ans à venir. (...) Nous allons profiter de la baisse naturelle des effectifs, avec les départs en retraite que nous pouvons accélérer, soit plusieurs milliers de personnes par an en Europe occidentale", déclare M. Streiff au quotidien économique La Tribune. Interrogé sur le chiffre de 2.000 à 3.000 suppressions de postes par an, M. Streiff a reconnu que "c'est effectivement le rythme des départs naturels prévus". Le patron de PSA avait récemment dit que le nombre de suppressions d'emplois en Europe de l'Ouest en 2007 atteindrait 7 à 8.000 mais n'avait pas précisé ce qu'il en serait les années suivantes. Ces suppressions d'emplois s'inscrivent dans un objectif de réduire de 30% les coûts fixes du groupe. Interrogé sur l'éventuelle production en commun de moteurs à essence avec le constructeur allemand BMW, M. Streiff n'a pas exclu cette éventualité. PSA produit la plupart de ses moteurs diesels avec le constructeur américain Ford. (VVA)Geisha

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26/03/2007

Trouvé sur le net:

C'est marrant comme les gens de droite poussent le concept de « responsabilité individuelle » jusqu'à nier toute forme de psychologie et de sociologie. Pourtant, il est reconnu qu'avec un faible capital culturel (comme le disait Bourdieu) — caractéristique des milieux populaires — on n'accède pas à l'éducation. Pas de longues études, pas d'emploi rémunéré convenablement. (Mais il est vrai que ces derniers temps, un bon diplôme ne suffit même plus.)Toujours est-il que nier ce mécanisme sociologique et prétendre que les pauvres ont consciemment choisi leur situation, c'est nier les sciences sociales. Le bon obscurantisme, comme au Moyen-Âge. On va peut-être recommencer à interdire la science . D'ailleurs, la science, c'est mal : pendant que les gens pensent, ils ne produisent pas, ne consomment pas et ne font donc pas repartir la croissance. Putain de chercheurs ! Terroristes !

15:59 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/01/2007

Etre une fille: une malediction

03:05 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

20/10/2006

Le blues du chômeur...

Un jour, vous recevez votre lettre de licenciement, et tout bascule. Pour certains, c’est la fin de la torture après des mois et des mois de galère au boulot, vécue dans une atmosphère intenable. Pour d’autres, c’est un terrible coup de massue asséné du jour au lendemain. Injustice ou soulagement, la chose vous arrive et la question reste la même : Vais-je retrouver du travail ? Dans combien de temps ?anpe.jpeg...Quoi et quand, voilà le problème. Car au début on ne s’imagine pas à quel point cela va être long et difficile.Il faut d’abord “faire son deuil”, “tourner la page”. Pas si évident de digérer ce qu’on a subi quand le préjudice est lourd. Beaucoup ont été contraints de quitter leur emploi dans des circonstances extrêmement pénibles (conditions de travail dégradées, pressions diverses, harcèlement moral, déprime, etc) et ont peut-être entamé une procédure judiciaire. Tout licenciement est humiliant, traumatisant, et reprendre du poil de la bête quand on est épuisé & meurtri n'est pas simple ; pourtant, il faudrait remettre le pied à l'étrier comme si de rien n'était, avoir l'air rassurant pour son entourage et afficher le panache de celui/celle qui va convaincre un recruteur !Il y a ceux qui décident de souffler et se disent "J'ai le temps..." (même si parfois il a fallu se justifier). Si on le peut, on va utiliser ses indemnités pour faire un break profitable. La perspective d'une période de chômage peut être euphorisante : tout ce temps libre, ces vacances à prendre, ces projets à réaliser...! Et c'est le leurre, car souvent la culpabilité nous rattrape et nous gâche le plaisir nécessaire à une bonne reconstruction personnelle.Alors, on commence à chercher du travail "pour voir" ou pour se donner bonne conscience, et voici venu le temps des désillusions : la demande étant largement supérieure à l'offre, c’est avec horreur que l’on réalise que les salaires proposés sont affreusement bas, que les moyens à mettre en œuvre pour chercher un emploi se sont méchamment sophistiqués et que les procédures de recrutement prennent des allures de parcours du combattant aux règles obscures, voire incompréhensibles, que l'âge est aussi devenu un problème... Qu’il faudra donc beaucoup investir afin de tirer son épingle du jeu et “se vendre” comme une marchandise dotée d'une énergie infaillible... à quel prix, comment, pourquoi ?Une vie de ch...Il y a ceux qui décrochent rapidement le bon job : par chance ou par mérite, tant mieux !Mais il y a ceux qui vont continuer à pointer mois après mois sans résultat aucun, ou alors quelques médiocres opportunités malgré leurs qualités professionnelles & humaines : qu'est-ce qui cloche ?Le doute s’installe, la fatigue s'en mêle, et le moral décline. A l’échec du licenciement vient s’ajouter celui de la mission impossible. On a déjà perdu ses repères dans la société, on ne sait plus comment procéder pour y reprendre sa place. On perd courage.Et commence à naître le sentiment d'exclusion, qui s'aggrave quand on découvre que l'on est devenu(e) "un(e) chômeu(se)r de longue durée" (+ d'un an, ça va très vite !), une catastrophe ! Jamais on aurait cru en arriver là !!!Les privés d'emploi côtoient ceux qui en ont - deux mondes bien distincts, on s’en rend compte. Ceux qui “gagnent leur vie” sont souvent à mille lieues de vous comprendre (d’ailleurs beaucoup se refusent à le faire, c’est trop effrayant parce que ça pourrait bien leur arriver un jour, et la plupart a l’intime conviction que vous vivez sur leur dos).Il y a la pression que l’on inflige à soi-même ("organiser" cette oisiveté forcée, faire bonne figure et continuer ses recherches malgré le découragement, lutter pour ne pas rester au lit, résister à l’appel de l’alcool...) et la pression extérieure (votre épouse qui bosse et pas vous, le regard de la famille ou des amis qui croient dur comme fer que les chômeurs sont des parasites et des fainéants, l’indifférence du “conseiller” Anpe qui vous a reçu(e), le mépris du recruteur qui n'a même pas lu votre CV...).Le temps passe, toujours pas de boulot, et l’avenir perd de sa signification. Il devient un gouffre d’angoisse : Comment vais-je payer mon loyer ? Et mes impôts ? Combien de temps vais-je tenir ? ...Vais-je finir à la rue ?A quoi je sers ? Qu’est-ce que je vaux ?Dois-je quitter cette ville ? Dois-je partir de France ?On se sent incompris(e), rejeté(e), SEUL(e). Minable. On se déteste, parfois on déteste les autres.Volontairement ou non, on fait le ménage dans ses fréquentations.La libido en prend un coup.On ne s’achète plus de fringues, de disques ou de livres, on ne va plus au cinéma ou chez le coiffeur. On ne part plus en week-end ou en vacances.On essaie d'arrêter de fumer parce que c'est trop cher, ou on se roule ses cigarettes.On hésite à aller chez le docteur parce qu’il n’y a plus de mutuelle.C'est les boules quand arrive l'anniversaire des enfants, et Noël devient franchement odieux.Privations, dépression...Quand on n'a plus de mutuelle et pas de fric, on se passe du Prozac (14 euros la boîte, il en faut deux par mois) et on ne va pas chez le psy (38 euros minimum la consultation hebdomadaire) : sur cet aspect, on ne peut affirmer que les chômeurs ruinent la Sécu...Pourtant, sans accompagnement, le plus grand danger peut devenir l'alcool qui va rendre momentanément le sourire, procurer l'oubli et le sommeil, mais avoir à moyen & long terme des conséquences catastrophiques sur le comportement et la santé.Parler de sa souffrance est vital mais ce n'est pas évident pour tout le monde, surtout du côté de la gent masculine. Les hommes éludent fièrement leur douleur tel un principe, et comme ils supportent mieux l'alcool que les femmes, que boire reste une tradition plutôt virile, le repli sur soi bien arrosé peut engendrer violence et/ou désociabilisation.Encore moins évident que rien n'est sérieusement prévu pour accueillir avec simplicité des personnes en détresse. Aller chez le psy est une démarche intellectuelle bardée de tabous. Et quand, de surcroît, le financement est inexistant, on peut appeler le C.M.P. (Centre médico-psychologique) le plus proche de son domicile, mais c'est la croix et la bannière ! Débordés, ils vont d'abord essayer de vous envoyer chez un psy payant. Il faudra donc insister, parlementer pour décrocher un rendez-vous et quand vous irez, ce sera pour une ou deux séances décevantes (sauf si vous tombez sur la perle rare avec qui ça va coller tout de suite, et qui fera son travail avec cœur). Retour à la case départ, donc.Je ne vais pas m'appesantir sur les Centres d'action sociale : parler de vos problèmes d'argent ne les résoudra pas, puisqu'on va vous dire avec indifférence que les aides exceptionnelles au logement ou à l'énergie ne sont débloquées que sur présentation des justificatifs de non-paiement, ce qui signifie qu'il faut vraiment avoir le nez dans la merde pour prétendre à quelque chose. Après l'humiliation, on conseillera froidement au parasite que vous êtes d'accepter n'importe quel boulot, même si trimer pour 1000 euros par mois ne vous sortira pas du marasme.Idem avec la CMU : si vous n'êtes pas RMiste, vous n'y aurez droit qu'au bout d'une année de galère où il n'aura pas fallu dépasser un certain revenu (de misère, bien sûr). Si vous bénéficiez d'une allocation logement, si vous avez travaillé ne serait-ce qu'un peu, vous aurez forcément explosé ce plafond.Une nuit de chagrin, un(e) bénévole de SOS-Suicide ou SOS-Amitié vous écoutera, mais c'est pareil : vous aurez l'impression de déranger ou de parler dans le vide. Même si ça peut faire du bien après-coup, la frustration demeure car il n'y a pas de suivi.C'est donc la triste réalité : si vous n'avez pas un entourage compréhensif, aimant et solide, cet acte essentiel qu'est la parole ne trouvera qu'une place dérisoire dans votre lutte contre la déprime. Chômeur, chômeuse, marche ou crève ! Peu ou pas d'aide extérieure, il faudra donc trouver la solution tout(e) seul(e)... EN SOI.La survie en milieu hostileLe chômage, c’est un peu Koh-Lanta, mais sans pognon à la clé. Il vaut mieux être débrouillard et savoir se contenter de peu pour survivre. Si vous avez toujours déjeuné au restaurant, il vous faudra apprendre à faire les courses (chez Ed !) ainsi que la cuisine... Si votre pantalon a craqué, il vous faudra manier l’aiguille. Si vous aviez l’habitude de rester des heures au téléphone ou de laisser la lumière allumée pour rien, il vous faudra acquérir de meilleures habitudes. Si vous adoriez voyager, il faudra vous contenter de votre appartement...Les candidats de Koh-Lanta découvrent les privations et l’ennui sur une île déserte, en sachant qu’il y aura un(e) gagnant(e) et que les choses rentreront dans l’ordre à la fin des "épreuves". C'est en restant sur place que les chômeurs découvrent aussi privations & ennui mais cette épreuve n'est pas un jeu, c'est la vraie vie et c'est injuste, et ils ne savent pas quand tout cela va finir, et ils n'ont rien à gagner sauf - plus important que tout - retrouver leur assurance et leur dignité à travers quelques valeurs essentielles enfouies parfois très loin au fond de soi, loin du matérialisme et de l'égoïsme ordinaires.La tête sous l’eau, en apnée chez les requins ou dans un panier de crabes, le chômage n'est pas enviable. Cependant, il y a bien quelques fonds sous-marins à explorer. A moins de choisir le grand bleu, ça peut valoir le coup de dépasser courageusement ses limites pour mieux ensuite refaire surface ?6aff.php

01:36 Écrit par Lal dans société | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Le chomage: sommes nous coupable??

Le chômage est toujours synonyme de malheur, de honte, de marginalité ou de déchéance. Alors qu’il sévit depuis la révolution industrielle (et même avant), on refuse volontiers d’en parler : c’est bien pourquoi il reste un TABOU... Un de plus à briser ?A partir des années 60, les femmes ont commencé à se battre pour leurs droits. Dans les années 70, on a parlé de "libération sexuelle" et tout le monde en a bénéficié, y compris les hommes. Les carcans ont volé en éclats : ce fut une révolution des mœurs que peu de gens récusent.Aujourd’hui, il reste encore un sacré boulot à accomplir en ce qui concerne l’amélioration de la condition féminine, mais les choses du sexe sont bien moins taboues qu’il y a un demi-siècle.Espérons qu’il n’y aura pas à attendre trop longtemps pour que les chômeurs dénoncent enfin massivement leur condition sur la place publique !!!Transposons les années 70 à maintenant : disons que les chômeurs sont les femmes, et que les non-chômeurs sont les hommes. Si, au lieu de continuer à subir et se taire dans la honte, les chômeurs prenaient conscience de leur assujettissement à une société salariale qui les a exploités puis exclus pour des raisons occultes, s’ils ouvraient les yeux et décidaient enfin de sortir de leur isolement et de leur silence pour défendre leurs droits en tant qu’êtres humains comme les autres, victimes d’une injustice qui n’a jamais de véritable(s) responsable(s)... Certaines valeurs-piliers de notre société voleraient en éclats. Il y aurait une nouvelle révolution de mœurs - économique & sociale - que peu de gens récuseraient, finalement... car tout le monde en bénéficierait, y compris les salariés !Trois décennies après, il restera encore un sacré boulot à accomplir en ce qui concerne la condition des sans-emploi, mais tout est laborieux en ce bas monde : c’est pour cela qu’il ne faut plus perdre de temps, et rester vigilants ! Hommes & femmes, salariés & chômeurs = même combat.Notre société est fondée sur le travail"Mon boulot, c’est ma vie"... Qui ne connaît personne tenant ce genre de propos (...peut-être vous-même ?). Qui n’a pas côtoyé des individus qui ont parfois perdu leur vie à la gagner ? Certains, en dehors d’une vie professionnelle, s’ennuient et se sentent "inutiles". Si ce n’est parfois un excellent prétexte pour fuir des responsabilités familiales, un travail justifie et rythme l’existence de la majorité d’entre nous. Pourquoi ?Si on ne travaille pas, on n’a droit à rien (sinon se taire et chercher un emploi). Découvert ou crédit bancaire, logement, intégration du bébé à la crèche ou de l’enfant à la cantine, grève, représentation sociale : sans justificatif de revenu salarié - comme si c’était encore fiable ! - ou de temps consacré à un travail, point de salut... Et il faut de bonnes excuses (maternité, maladie, invalidité, retraite) pour expliquer son "inactivité" sans être soupçonné de déviance. Vous êtes jeune et bien portant : vous devez bosser, sinon vous êtes suspect !Comment, en plus, voulez-vous ne pas être persuadé que le travail est le symbole de la réussite quand, dès le plus jeune âge, on vous demande sans cesse quel métier vous voulez exercer plus tard (pompier ? maîtresse ? aviateur ?) et qu’ensuite devant la télé, en regardant des séries essentiellement américaines, vous constatez que les héros triment 24h sur 24 et n’iraient même pas prendre un petit arrêt maladie après s’être fait tabasser ?Tel l’enfant qui ne supporte pas d’être différent des autres, l’adulte privé d’emploi a tendance à souffrir de sa non-conformité face au groupe. Cependant, s’il est normal que l’enfant se réfugie dans la masse, l’adulte, lui, est censé pouvoir vaincre ses peurs et apprécier l’anti-conformisme, non ?On dit que l’oisiveté est mère de tous les vices, mais le travail n’a pas que des vertus :Le suggère son étymologie, du latin populaire "tripaliare" qui signifie torturer, tourmenter avec le tripalium, supplice infligé aux esclaves désobéissants (pendus tête en bas à un trépied, on les rouait de coups de bâton) ! Je trouve que les rapports sado-maso que nous entretenons avec le boulot sont ici bien évoqués... Dans la Rome Antique, le travail était déshonorant : les esclaves étaient là pour éviter cette humiliation à leurs propriétaires. Nous sommes donc des esclaves modernes. Sujet d’actualité récurrent, n’oublions pas que la dépression fait rage dans le monde du travail. S’épanouir au boulot n’est pas donné à tout le monde ! Ajouté au stress galopant et aux conflits professionnels, souvent un problème personnel sera la goutte qui va faire déborder le vase car le travail est l’ultime bastion de résistance : pour lui, on supporte jusqu’à saturation tellement on a peur de le perdre...Oeuvrer chaque jour contre rémunération pour les intérêts d’un entrepreneur ou d’actionnaires qu’on ne connaît pas, à chacun de juger si c’est aussi valorisant qu’on le clame. Les mères au foyer qui élèvent leurs enfants ne perçoivent pas de salaire et sont plus utiles à l’humanité que des vendeurs de téléphones portables. Une activité non lucrative ou non reconnue peut s’avérer plus épanouissante et justifiée qu’un véritable emploi : question d’appréciation.Quand l’oisiveté est forcée, est-elle pour autant condamnable ?Le travail est-il vraiment la source de tous les bienfaits de notre société ?Pour réflexion, un extrait du film "Attention, danger : travail !" de Pierre Carles avec une intervention de Loïc Wacquant (real audio, click !), sociologue émérite : huit minutes magistrales.Le chômage est injusteLe chômeur se sent coupable et exclu. Mais pourquoi toute cette culpabilité quand on n’est pas responsable de sa situation ?Je connais peu de chômeurs "volontaires" : ceux qui démissionnent ont de bonnes raisons de le faire, et ils sautent sans filet puisqu’ils ne seront pas forcément indemnisés. La majorité d’"involontaires" s’est fait licencier pour des raisons économiques ou "conjoncturelles", pour "désaccord avec la hiérarchie" ou délit de sale gueule : ils ne l’ont pas souhaité. Ils travaillaient tout autant, voire plus que les autres. Derrière le désaccord hiérarchique se cache souvent une dégradation des conditions de travail face à laquelle le salarié a osé se révolter.Derrière les motifs économiques, il y a souvent de graves erreurs de stratégie de la part des dirigeants (Tati, France Télécom, Universal...) qui entraînent des restrictions budgétaires dont le personnel est toujours le premier à subir les conséquences. Sinon demeure l’obsession d’engranger un max’ de bénéfices, et sous prétexte d’anticiper une perte de chiffre, on s’offre une petite vague de licenciements : ça fait grimper les actions et hop !, on délocalise.Le sentiment de culpabilité du demandeur d’emploi est le résultat pervers de la mauvaise conscience de la société face au chômage qu’elle génère de par son mauvais fonctionnement. Faute qu’elle retourne contre ses victimes en les stigmatisant avec tout un attirail de normes qui perpétuent l’inconscient collectif... Un comble d’hypocrisie !Quand on comprend peu à peu que l’on n’est pas responsable de la situation (4,5 millions d’inscrits à l’ANPE = autant de coupables ?), que l’on n’est donc pas si seul que ça, et qu’il est plutôt courageux d’assumer sa soit-disant "différence" (le chômeur est un être humain comme les autres, et il y a plus d’incompétents qui travaillent que de chômeurs incompétents), alors s’ouvrent de nouvelles portes.L’adoption d’un cadre d’injustice est le déclic qui permet de sortir de l’isolement.Reviennent la combativité, et le désir de rencontrer de nouvelles personnes : aller frapper à la porte d’une association de chômeurs offre l’opportunité de s’informer davantage, d’échanger avec des personnes qui sont dans la même situation, et d’agir à leurs côtés. Je le dis et le répète : c’est une démarche stimulante qui brise la solitude et la culpabilité, qui redonne énergie, confiance et DIGNITÉ.La confiance et la dignité revenues, vous pouvez envisager votre recherche d’emploi avec plus de recul et d’efficacité. Non seulement vous irez aux entretiens d’embauche avec décontraction - ce qui est un atout, car on ne recrute pas les angoissés qui se sous-estiment - mais vous vous permettrez de négocier (ce qui est très bien vu !) voire, de refuser le salaire indécent ou le poste qui ne convient pas à vos ambitions (ça peut marcher).Le chômage est une situation inhabituelle : quand on parle d’adaptabilité en tant que qualité professionnelle, que dire du mérite de ceux & celles qui tentent de s’adapter chaque jour à l’injustice ? Les adeptes du darwinisme social feraient bien de revoir leur théorie à l’envers.Le chômage est écoloL’un des constats basiques que l’on fait face au ralentissement de vie qu’impose le chômage est celui de sa propre consommation : aller travailler a son coût en transport, repas, entretien lié à l’apparence, déduit du salaire. Et quand arrive le soir ou le week-end, après une semaine bien chargée, on a beaucoup plus envie de se défouler et de dépenser légitimement une partie de ce qu’on a gagné. Cette économie entraîne d’autres observations :Ceux qui allaient travailler chaque jour en voiture seront horrifiés par les embouteillages aux heures de pointe (le bruit, l’odeur, l’énervement), et se demanderont comment ils ont fait pour supporter ça ? Quand on fait attention à sa consommation d’eau chaude et d’électricité, on économise de l’énergie. On songe à cette écrasante majorité d’êtres humains qui n’a pas accès à l’eau courante et se couche avec le soleil. Quand on n’achète que ce qui est nécessaire, on descend moins de poubelles.Les privations sont désagréables, mais c’est surtout le regard des autres qui blesse. Notre monde s’appuie encore sur les apparences et le conformisme, il faut au minimum faire comme les autres ou bien "en jeter" : c’est d’un superficiel !Plus on se passe de futilités, plus on se rend compte qu’il y a trop de produits trop chers qui ne durent pas ou ne servent à rien, sinon faire tourner artificiellement une société de consommation qui abrutit les individus et ruine de plus en plus la planète. Qui consomme moins, pollue moins...Le chômage, c’est du temps pour soiL’ennui, avec ces gens qui vont bosser chaque matin, c’est qu’ils ne lisent plus et ne s’informent pas vraiment. Le boulot prend une grosse part de leur existence mais le salaire tombe tous les mois, on peut dormir tranquille, on peut même acheter des choses inutiles aux enfants, alors pourquoi se plaindre ou chercher midi à quatorze heures ?Quand on perd son emploi, les points d’interrogations surgissent. S’informer est d’autant plus un besoin que l’on dispose à nouveau de temps pour le faire. S’informer est essentiel, et pas que pour retrouver du boulot. Quand le transitoire dure, que l’on devient victime, analyser le pourquoi du comment est incontournable pour garder son équilibre.La télévision n’est pas parole d’évangile, loin de là : elle a pour but de délivrer un message impersonnel et pauvre en informations à une foule énorme de gens plus ou moins concernés. Cette avalanche ininterrompue d’infos insignifiantes noie le fond des messages. C’est une forme judicieuse de censure inversée où l’excès tue l’essentiel (ce qui permet de ne pas favoriser une remise en cause du système...) : à utiliser avec circonspection ! L’idéal est d’acheter la presse, mais elle a un prix. Vous avez internet : complétez cette pauvreté télévisuelle par la lecture des actualités on-line, et surfez.Lisez ! (A découvrir absolument, Chômeurs : du silence à la révolte de Didier Demazière & Maria-Teresa Pignoni chroniqué dans nos pages, ainsi que toute notre sélection de LIVRES qui vous redonneront la pêche en vous enrichissant) Rien ne vaut un bon bouquin pour réfléchir et comprendre : voilà du temps passé de manière utile !Il y a des joies simples et pas chères : bouquiner, méditer, observer, rêver, écrire, créer, des tas de choses intéressantes à faire en dehors du travail ! Œuvrer pour une association, militer... Cela occupe suffisamment en dehors de la recherche d’emploi, et développe l’épanouissement personnel. Ce qu’on a perdu en pouvoir d’achat, on peut le gagner en pouvoir intellectuel.Etre avant d’avoirNos sociétés riches et modernes, basées sur le consumérisme, ont fini par placer l’avoir avant l’être : on prouve sa supériorité à travers ce qu’on se paie.Le matérialisme ordinaire, contrairement à ce qu’on croit, nous diminue. Tous ces "produits" qu’on achète comme on respire sont censés nous rendre la vie plus agréable ou plus facile, mais on sous-estime l’importance de mettre la main à la pâte et de faire avec peu (voire, de se contenter de peu).Le chômage nous inflige une baisse de revenus parfois énorme, et il faut se débrouiller. Changer ses habitudes, brider ses envies, supporter les manques. Quand on était cadre dans une start-up avec un salaire mirobolant, voyages à l’étranger, fiestas, pavillon, 4x4 et scooter, le couperet du premier versement ASS incite au suicide.Plus dure sera la chute : ceux qui ont vécu dans une certaine opulence s’en sortiront moins bien que les humbles.Et c’est précisément que je parle d’humilité : la valeur "argent" émousse tant de valeurs humaines. Avec le chômage, la vanité file au placard quand le grand directeur et le petit informaticien tombent au même niveau. Si l’abondance et la facilité incitent à l’inconscience, au mépris et à l’intérêt, l’égoïsme n’est plus de mise : si vous continuez à vous comporter comme un enfant gâté, vous avez tout faux, vous vous enfoncerez tout seul et personne ne vous aidera/accueillera.L’abondance et la facilité poussent aussi à la négligence : on dilapide, on gaspille, on oublie les impôts, on ne fait pas attention à ses comptes. Il y a plus d’ex gros salaires qui se retrouvent archi-endettés parce qu’ils ont commis l’erreur de ne rien prévoir que d’anciens smicards.Quand l’abondance devient source de néant...Le chômage est une épreuve. Financièrement appauvrissante, elle peut être humainement très, très enrichissante : devant l’obstacle, on se révèle.Un autre regard sur soi et sur la sociétéLe chômage nous oblige à vivre autrement. Pour le chômeur, il va s’agir de trouver des activités et des moyens inédits pour s’adapter à ce qui lui arrive. Cette adaptation est indispensable. C’est tout un cheminement philosophique qui procède par étapes et nécessite du temps, une véritable révolution intérieure.Il vaut mieux contrôler sa souffrance que la subir. Psy & Prozac sont un luxe ? Le savoir et la philosophie sont des remèdes efficaces et gratuits : il suffit d’aller les chercher, à la bibliothèque ou chez des copains. Tout d’abord, je vous propose de choisir vos tendances dans "Le Monde de Sophie" de Jostein Gaarder. Grand succès commercial, ce roman destiné aux adolescents convient aussi aux adultes qui s’intéressent à l’histoire de la philo : il en vulgarise agréablement tous les courants, de ses balbutiements à nos jours, et donne envie d’en savoir plus.Moi, j’ai un faible pour le stoïcisme.Rester stoïque, c’est pouvoir endurer sa souffrance sans se plaindre, mais il n’y a pas que ça. Le stoïcisme est une éthique dont l’ataraxie - la quiétude absolue de l’âme - est l’objectif. Fondé sur le savoir, c’est un principe de bonheur que l’on cultive en vivant en harmonie avec soi-même.On accuse le stoïcisme d’être individualiste et insensible : c’est abusif. La connaissance de soi permet de mieux appréhender ce qui nous entoure (charité bien ordonnée...), il faut des limites à la compassion (sinon elle est nuisible), et l’exigence est dure parce qu’elle refuse de niveler par le bas (ce qui est plutôt noble...).Les stoïciens considèrent que le corps n’est que l’enveloppe de l’esprit, "un vaisseau d’argile avec une pinte de sang", disait Epictète. C’est notre ESPRIT qui nous libère car, aux yeux des stoïciens, la liberté n’existe pas mais elle s’acquiert personnellement à travers le savoir et le courage. C’est l’authentique volonté qui fait qu’on obtiendra durablement un jour ou l’autre ce que l’on souhaite, non la ruse ou la force physique.Tous les maux de l’homme (bassesse, lâcheté) s’articulent autour de la crainte de la mort. La PEUR est notre pire ennemi. Elle nous avilit par des dilemmes stupides et des compromis honteux. Elle nous rend mauvais. Se vendre, flatter autrui par crainte de la mort, de la douleur, de la misère ou de la prison sont méprisables. "Ceux qui ont peur de perdre leurs biens craignent avant tout la honte, pas la famine".S’affirmer sans peur est un réel pouvoir qui déstabilise l’adversaire et inspire le respect. La liberté de l’âme a un coût qu’il faut assumer - le prix de la qualité ? - mais quand on reste soi-même, qu’on refuse de ressembler aux autres, qu’on ne cherche pas à être admiré, qu’on ne ment pas, qu’on ne fuit pas son malheur et qu’on assume ses responsabilités, on peut être nu et dépossédé mais tout aussi fort, respecté et heureux. "On n’a pas besoin d’être pourvu d’honneur pour être un homme de bien". Si le stoïcisme méprise la faiblesse, il engage vivement à ne laisser personne nous pourrir la vie. Je vous laisse imaginer l’utilité de cette forme de pensée quand on est au chômage et que tout s’effondre, magistralement démontrée dans Un homme, un vrai, l’excellent roman de Tom Wolfe.A vous de puiser ces armes qui vont vous permettre de résister et de combattre !Bon courage à toutes et à tous.a97ff.php

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