08/05/2008

Objectif "Wallonie sans pauvreté d'ici 2025

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Dans le cadre de son objectif "Wallonie sans pauvreté d'ici 2025", le gouvernement wallon a pris connaissance d'un rapport définissant 135 mesures à prendre pour tendre à l'objectif. Actuellement, en Wallonie, 17 pc de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (60 pc du revenu national médian équivalent). Les mesures envisagées concernent notamment les dispositifs de validation des compétences professionnelles, l'accompagnement des jeunes dans les quartiers en difficulté, les actions d'alphabétisation, la guidance sociale énergétique, l'allocation de déménagement et de loyer, les espaces publics numériques, etc... (NLE)

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01/05/2008

Merci Mr. le ministre

Rudy Demotte a visé notamment le patronat accusé de vouloir toujours plus de précarité des travailleurs et des services publics affaiblis au nom de l'efficacité économique. "Oui, les imposteurs du travail et je pèse mes mots. Ils veulent pour eux le paradis et l'amnistie fiscale mais exigent des contrôles renforcés pour les chômeurs. Ils veulent pour eux la richesse mais pour les autres un partage de la précarité", a lancé M. Demotte.

Le ministre-président a pris l'Union Wallonne des Entreprises (UWE) pour cible. Les déclarations de la fédération patronale sur l'inefficacité des services publics, le prix des soins de santé ou la FGTB qui ne jouerait pas le jeu de la concertation sociale l'ont choqué. Elles procèdent, à ses yeux, de la logique du bouc-émissaire pour expliquer le ralentissement de la croissance et la stagnation de la confiance des patrons et des ménages.

Selon M. Demotte, il faut oser dire la vérité: "la première cause du chômage en Wallonie, c'est, bien sûr, une création d'emploi insuffisante". A en croire M. Demotte, les imposteurs se cachent aussi dans le débat communautaire, derrière les revendications de régionalisation de la sécurité sociale, des négociations collectives de travail ou de l'impôt des sociétés.
"Par ces différents objectifs, ils cherchent à mettre en concurrence les individus, les travailleurs ainsi que nos systèmes sociaux et fiscaux", a-t-il expliqué.

Face à cette menace, M. Demotte en a appelé à l'union des forces progressistes. Il s'est réjoui à cet égard du "courage exemplaire de nos camarades du nord", citant en particulier le sp.a qui continue à se battre pour la solidarité en dépit des surenchères nationalistes de mise en Flandre.

La mobilisation doit aussi se porter au niveau européen pour une Europe sociale et une législation qui permettrait l'harmonisation des droits sociaux par le haut, demande M. Demotte. Il proposera lors de la prochaine réunion du bureau du PS de lancer cette mobilisation aux moyens d'actions concrètes associant le parti socialiste européen ainsi que la Confédération européenne des syndicats.

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24/03/2008

working poors

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17:49 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/09/2007

6% de travail en noir [22/06/07]

Pour près de 6% des salaires en Belgique, aucune cotisation sociale n'est payée, annonce le Standaard. Un euro sur 13 est donc payé en noir.

L'équipe du professeur Jozef Pacolet, de l'université de Leuven, a extrapolé les constatations des inspections sociales lors du contrôle de 35.000 entreprises.

Il ne s'agit pas de toute l'économie souterraine et d'impôts éludés. Seuls les non-paiements de cotisations sociales dans le circuit économique régulier ont été examinés. Selon certaines études internationales, 21% de l'économie belge serait souterraine.

Les chiffres ont été présentés lors d'un congrès ce 20 juin, où étaient présents de nombreux membres de services d'inspection du travail.

Les portes-paroles de la Banque nationale, qui estimaient le travail au noir de 3 à 4%, se sont dit prêt à coopérer à répertorier l'économie soutéraine. Les organisations patronales ont indiqué vouloir soutenir cette action, mais ont fait remarquer qu'une simplification administrative les aideraient aussi. Les inspecteurs sociaux ont aussi indiqué que l'augmentation du personnel ces dernières années n'avait pas conduit à une augmentation proportionnelle des contrôles, parce que la législation était devenue entretemps plus compliquée et que les dossiers prenaient plus de temps.

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SDF fichés..

L'aide aux sans-abris à Bruxelles sera réorganisée et coordonnée, ont indiqué Evelyne Huytebrock et Pascal Smet. Les deux ministres bruxellois ont présenté un plan d'action fixant un cadre au secteur.

L'aide aux sans-abris relève de nombreux pouvoirs publics (la Commission communautaire commune, la CoCoF, la VGC, les CPAS) et mettent en présence différents types d'accueil et d'acteurs (travailleurs de rue, asile de nuit, services d'urgence, maisons d'accueil, centres de jour).

Un Centre d'appui au secteur des SDF sera créé. Il devra assurer une cohérence et une complémentarité maximale entre les différentes structures d'aide aux sans-abris bruxellois. Le Centre devra aussi créer un système d'enregistrement. L'enregistrement doit permettre d'identifier le profil des usagers ainsi que les problèmes d'exclusion, et d'obtenir une vision globale de la situation. Ce système aurait déjà fait ses preuves à Amsterdam.

Les CPAS et le CASU sont invités à créer un "service public d'urgence sociale", fonctionnant 24h sur 24 et doté d'un numéro de téléphone vert. Ce service devra informer les clients sur les 143 places disponibles dans les centres, et organisera les dispositifs d'hiver.

En attendant la création de ce service, le dispositif hivernal sera cet hiver encore (2007-2008) confié au CASU, ce qui assurera à l'organisme un budget de 300.000 euros. L'association Diogènes devrait aussi récupérer ses deux postes ACS qui avaient été supprimés.

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La pauvreté augmente [14/06/07]

Dans leur memorandum au prochain gouvernement, les CPAS constatent que le nombre de citoyens qui font appel à leurs services ne cesse d'augmenter. En tant qu'acteur incontournable de la pauvreté, ils demandent un soutien appuyé de la part du fédéral.

En 1990, il y avait 49.479 "minimexés". En décembre 2005, il y avait 80.466 bénéficiaires du revenu d'intégration (ex-minimex). Mais au-delà de ceux, sans ressources, qui s'adressent au CPAS pour un revenu d'intégration ou une aide sociale, de plus en plus de personnes ont besoin d'une aide ponctuelle pour se loger, se soigner, se chauffer... Le droit au logement semble mis de plus en plus en péril par l'augmentation des loyers.

La situation préoccupe d'autant plus les centres qu'ils constatent également une augmentation de l'endettement et de la précarité chez ceux qui ont un emploi.

Les fédérations de CPAS demandent une individualisation des droits et une revalorisation des allocations, tout en gardant une tension suffisante pour garder le travail attractif. L'insertion socio-professionnelle donne des résultats encourageants, que les centres voudraient voir soutenus.

Les centres accueillent et aident aussi des demandeurs d'asile, sans réelle reconnaissance. Les travailleurs sociaux sont confrontés aux réalités de vie des personnes en séjour illégal, qui sont les proies de toutes sortes d'abus (prostitution, marchands de sommeil, mendicité).

Ils pointent également la situation de personnes âgées pour qui la facture en maison de repos est trop élevée pour leurs revenus. Les institutions, elles, sont confrontées à des normes d'agrément complexes et coûteuses, et à une pénurie d'infirmières.

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loyer a 500E

Alors que près de 50% des ménages bruxellois disposent d'un revenu mensuel inférieur à 1000 euros, le loyer moyen s'élève à 508 euros, indique l'observatoire des loyers 2006.

L'enquête a porté sur un échantillon représentatif de 2700 logements. L'étude, réalisée de manière récurrente, permet de comparer les résultats sur plusieurs années.

Les appartements représentent 90% des locations, les maisons 6%, les kots 3%, et les lofts 1%. Sur les deux dernières années, les loyers ont augmenté, en euros constants (en plus de l'inflation), de 1,8%

On constate un nivellement par le haut des loyers. Les quartiers de la première couronne, moins aisés, ont connu une augmentation de loyer largement supérieure à celle des revenus des ménages qui y habitent. Dans la deuxième couronne par contre, le coût du logement reste relativement stable.

Autre constatation, dans les nouvelles locations de logements, le loyer moyen est jusqu'à 18% supérieurs aux loyers moyens en vigueur à Bruxelles. Un ménage qui déménage risque donc davantage de subir une augmentation de loyer largement supérieure à l'indexation légale. Or, ce sont généralement les catégories sociales les plus fragilisées qui sont également plus sujettes à la mobilité locative.

13:31 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2007

La pauvreté s’étend

La pauvreté continue de s’étendre au sein de la population des 19 communes de la capitale. À la ville de Bruxelles, plus de 10 % des 146.000 habitants bénéficiaient ainsi d’une aide sociale, au terme de l’année 2006.

C’est ce qui ressort de l’analyse des comptes du CPAS de la Ville de Bruxelles présentée ce lundi par son président Yvan Mayeur.

Du même coup, les finances du CPAS ont dérapé à concurrence de 3,2 millions d’euros partiellement compensés par un tour de vis en interne.

 

ais il reste un trou d’1,6 million d’euros que la Ville de Bruxelles devra éponger.

À l’échelle de la Région bruxelloise, la proportion des personnes titulaires d’un revenu d’intégration ou équivalent est passée de 2,9 à 3,2 %. La hausse est surtout perceptible dans les communes centrales.

À la Ville de Bruxelles, sur un total de quelque 15.600 personnes bénéficiant d’une aide, on constate par ailleurs un accroissement sensible des demandes d’intervention pour les soins de santé, y compris par des personnes qui ne peuvent bénéficier du Revenu d’intégration (minimex ou équivalent).

Yvan Mayeur n’a pas caché son inquiétude face à la hauteur de la facture introduite au CPAS pour le remboursement des médicaments. Le nombre de dossiers individuels a connu une hausse de 450 unités en un an (7.956 au total), mais le coût moyen mensuel des produits pharmaceutiques par dossier est passé de 29 euros en 2002 à 45 euros en 2006.

Autre signe de fragilité sociale accrue : l’augmentation du nombre de bénéficiaires d’une aide pour se chauffer et s’éclairer un minimum. Sur les 1.115 interventions, 280 ont été destinées à des personnes à revenus très faibles ne pouvant prétendre au revenu d’intégration.

Face à la crise du logement, le CPAS de la Ville a déboursé par ailleurs quelque 275.000 euros pour permettre le paiement de garanties locatives.

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Ce qui est drole c'est que cette crise de logement augmente completement partout ailleurs,des pris de dingue pour des maisons, apparts ou chambre plus que delabrée et mal entretenue, mais faut de logement, il faut accepter cela, car pas d'autres choix possible sauf la rue .

 L'esclave continue de se vautrer sans rien remarquer de sa condition: pathethique humain que nous sommes!

10:01 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un Bruxellois sur dix a besoin du CPAS

Bruxelles. Le président du CPAS Yvan Mayeur analyse les comptes du budget 2006

Le président du CPAS de la Ville de Bruxelles, Yvan Mayeur (PS), a présenté son analyse des comptes de l'année 2006 du budget du CPAS de la Ville de Bruxelles. Premier constat : plus de 10 % des 146.000 habitants ont bénéficié, l'an dernier, d'une aide sociale. Un pourcentage qui corrobore les chiffres des autres CPAS des communes de la Région bruxelloises qui, dans leur écrasante majorité, ont vu le nombre de personnes titulaires du revenu d'intégration ou équivalent augmenter ces dernières années. La pauvreté continue de s'étendre au sein de la population de la Région bruxelloise.

Conséquence, pour la Ville de Bruxelles : les finances du CPAS ont dérapé à concurrence de 3,2 millions d'euros que n'ont pu compenser les mesures internes. Il reste donc un trou financier d'1,6 million d'euros à éponger.

 

es comptes 2006 laissent notamment apparaître une augmentation sensible des demandes d'intervention pour les soins de santé et en particulier pour l'achat de médicaments, tout comme les demandes d'intervention dans la facture d'énergie et dans les garanties locatives.

Pour Yvan Mayeur, il n'y a pas d'alternative : il faut accentuer les efforts de réinsertion sur le marché du travail ; un dossier qu'il entend déposer sur la table du futur gouvernement fédéral.

Lançant une pierre du jardin du ministre de l'Économie et de l'Emploi, Benoît Cerexhe (CDH), il propose que soit réalisée une analyse régulière des besoins sur le marché du travail, tout en menant en parallèle des actions de formation adaptées aux besoins.

Le président du CPAS plaide également pour que l'on donne la possibilité aux ASBL et aux services publics de réaliser des engagements stables plutôt que de privilégier les emplois précaires, comme les « article 60 ».

Pour la Ville de Bruxelles, il lui semble notamment « souhaitable d'informer les entreprises et sociétés présentes sur le territoire de la commune du potentiel humain, demandeur d'un emploi stable ».

 

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Le probleme de ces sociétés c'est que elle recoivent beaucoup d'offres d'emploi avant l'onem ou autres, ce qui fait que deja les postes interressant aurons deja ete pris, ils suffit de voir a charleroi l'amirec et  le forem: l'un est privé, l'autre public, verrifier maintenant qui a le plus de bonne note en matiere de retour a l'emploi!

 

Maintenant que 1 personnes sur 10 soyent pauvres, devraient commencer a faire reflechir les gens, pourtant la plupart agissent en veaux et continue de brouter leurs train trains, allant meme a se taire et s'avillir pour garder un emploi qui se fait plus que precaire!

D'ici 10 ans, on peux deja dire que nous en seront au meme point que les etats unis: je vous conseille de lire Working poors d'une journaliste americaine, elle en a fait l'experience juste pour faire ce livre et sa conclusion est assez terrifiante, mais parfaitement realiste! 

09:57 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Des licenciements en pagaille

Communautaire. La politique des grandes villes sur le point de mourir ? Les premiers préavis tombent, faute de subsides. Six mois de sursis ?

 

Trente-quatre emplois publics seront probablement perdus aujourd'hui à Schaerbeek. Le collège de cette commune, par mesure conservatoire, va décider aujourd'hui de ne pas prolonger les contrats triennaux « politique des grandes villes » (2005-2007) au-delà du 1er janvier 2008.

Schaerbeek n'est pas la seule commune à agir de la sorte puisque Molenbeek l'a précédée de peu. En fait c'est tout un pan de la politique des grandes villes, mise en place par Charles Picqué lorsqu'il était au gouvernement fédéral, qui part en quenouille.

 Qui est menacé ? Les stewards, les gardiens de parcs, les agents de prévention. Pas tous (tout dépend du mode de subvention). Plusieurs centaines d'emplois à Bruxelles. Certaines communes ont largement profité de cette aide fédérale : Saint-Josse (4,5 millions) Schaerbeek (14 millions d'euros), Saint-Gilles (3,6 millions d'euros), Molenbeek (8,5 millions d'euros), Bruxelles (8 millions d'euros) et Forest (1 million), notamment.

 Ce financement ne touche pas que Bruxelles. De grandes villes comme Gand, Anvers, Charleroi ou La Louvière sont aussi concernées. Le problème dépasse donc le champ communautaire. Le CD&V semble cependant vouloir faire l'impasse : apparemment la manne profite plus au Sud qu'au Nord. En outre, dans le cadre des négociations « Orange-bleue », ces subsides devraient être sacrifiés. Quant au gouvernement actuel, en affaires courantes, il ne peut prendre de décisions à terme. Christian Dupont (PS) espère pouvoir prolonger de six mois les subsides. Sans certitude. D'ici là, les communes sont devant un dilemme. La saine logique budgétaire les pousse à anticiper les licenciements, en fonction des préavis à prester. Tout en sachant qu'à terme, elles demanderont à la police de suppléer, ce qui posera de nouveaux problèmes.

Politique au quotidien

La politique des grandes villes se mesure au quotidien. A Saint-Josse, le contrat PGV (politique des grandes villes) a permis la rénovation d'une maison communautaire, une infrastructure sportive de proximité, des stewards, des gardiens de parc et des politiques culturelles visant l'égalité des chances. Sans oublier le projet de rénovation des ateliers Mommen. En emplois, cela signifie dix-sept personnes. Et ce qui est vrai pour Saint-Josse l'est aussi pour d'autres. A Saint-Gilles, ce sont 31 emplois qui sont menacés A noter que, pour les communes bruxelloises, les subsides accordés dans le cadre de la politique aux sommets européens pourraient aussi être supprimés.

Christian Dupont évalue l'enjeu national à 1.000 emplois. Jusqu'à présent, les réactions des communes sont individuelles : mesures conservatoires à Schaerbeek ou Molenbeek. Ailleurs, on attend encore. Que va-t-il se passer ? Eric Massin, échevin carolo, organise des rencontres communes. Une nouvelle réunion se tient aujourd'hui même à Forest. A Schaerbeek, Laurette Onkelinx (PS) a fait passer la semaine passée une motion (avec l'accord du MR) demandant aux autorités fédérales compétentes de prendre leurs responsabilités.

Charles Picqué, initiateur de cette politique des grandes villes lorsqu'il était ministre au fédéral, n'est pas indifférent. Pas question que la Région pallie la faiblesse financière fédérale à moins d'une redistribution des compétences. «  L'attitude fédérale actuelle est significative du repli sur soi des deux communautés. Les mesures conservatoires des communes sont logiques. Mais je n'ai pas l'intention de laisser cet héritage dilapidé sur l'autel des querelles communautaires. »

 

09:52 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Charleroi. Le service des repas sera assuré quoi qu'il arrive.

Avec ou sans approvisionnement de la fédération belge des restos du cœur, avec ou sans son label officiel, le projet de Charleroi continue. « Le service des repas sera assuré quoi qu'il puisse arriver  », a rassuré ce mardi le président du CPAS Bernard Dallons, venu au resto sur le coup de midi pour faire passer la pilule de l'annonce du retrait de l'agrément. La veille, le responsable du réseau national de l'enseigne créée par Coluche avait annoncé l'intention de son conseil d'administration d'en exclure Charleroi, pour non-respect des engagements de la charte et politisation de la gestion. Jean Blanchez a confirmé la mise à exécution de son projet, las des promesses non tenues des gestionnaires communaux. En dépit de l'appel de la secrétaire du bourgmestre ce mercredi pour lui fixer un rendez-vous.

Depuis 2005, l'ASBL du resto de Charleroi fonctionne déjà sans subsides de la fédération belge des restos du cœur. Ses moyens lui viennent de subsides communaux et du CPAS, à concurrence de 80.000 euros par an avec les aides logistiques et les détachements de personnel. Dans de telles conditions, Bernard Dallons estime normal qu'un contrôle politique s'exerce. Il n'est pas opposé par contre à céder la présidence à une personnalité du monde associatif ou du milieu social unanimement reconnue. « Quant aux autres revendications nationales, nous nous sommes efforcés de les rencontrer dans un calendrier arrêté à la mi-septembre », ajoute-t-il.

Sur place, l'annonce de la sanction a soufflé le chaud et le froid, certains y voyant la pénalisation d'abus récurrents, comme Maurice, choqué par la présence à midi « d'étrangers de La Louvière ». La fréquentation d'agents communaux avait inspiré des reproches au président Blanchez. Le responsable du resto Patrick Allard y revient. Pour souligner que certains ne touchent que le minimex. « Et qu'avec mille euros en poche, on est parfois obligé et heureux de bénéficier d'un ou deux repas gratuits par semaine. »

 

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Comme deja dit, on avait de tout au resto du coeur de charleroi: etudiant, chomeur, SDF, radins de bourges, et meme des familles venant d'ailleurs que de charleroi (y a un resto a la louviere pourtant faut croire que ils passait a charleroi et avait la flemme de payer une pitta).

Le probleme comme enoncé est que sans subside ou quoi, tot ou tard, il n'y aura plus de nourriture, ou alors, elle sera bien moindre que cela n'etait! 

09:37 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Futurs pensionnés, préparez vos mouchoirs

Depuis quelque années, ont entendais parler que il n'y aurait plus de retraite pour la generation des 20-30 ans (voire 30-40), on va dire que cela est officieusement confirmé avec ceci:

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Travailler plus tard et ne plus compter uniquement sur la pension légale : l'avenir n'est pas rose pour nos retraites. C'est la quadrature du cercle, toujours plus de retraités, toujours moins d'actifs et des pensions peu généreuses. Durant une semaine, « Le Soir » fait un point complet.

Repères

L'univers des pensions est d'une rare complexité. Peu de futurs retraités y sont vraiment préparés. Voici, pour y voir clair :

« Le Soir ». Cinq jours d'opération spéciale (lire ci-contre). Constats et conseils.

Le train des pensions. Il s'adresse aux travailleurs pensionnés comme aux travailleurs toujours actifs. Le train s'arrête à Courtrai (ce mardi 18, voie 1), Gand-Saint-Pierre (mercredi 19, voie 1), Anvers Central (jeudi 20, voie 6), Hasselt (vendredi 21, voie 1), Verviers Central (lundi 24, voie 5), Arlon (mardi 25, voie 1), Namur (mercredi 26, voie 11), Charleroi (jeudi 27, voie 1) et Mons (vendredi 28).

Les sites internet.

Pour les salariés : www.onprvp.fgov.be (avec notamment une simulation du calcul du montant de votre pension)

Pour les indépendants : www.rsvz-inasti.fgov.be

Pour les agents des services publics : www.sdpsp.fgov.be

Les adresses.

Pour les salariés du privé : Office national des pensions (ONP), Tour du Midi, 1060 Bxl. 02/529.30.01.

Pour les indépendants : Inasti, place J. Jacob 6, 1000 Bxl. 02/546.42.11.

Pour les agents des services publics : Service des pensions du secteur public (SdPSP), place V. Horta 40, 1060 Bx. 02/558.60.00. Tous ces organismes disposent de bureaux régionaux, au moins un par province.

Le bâtiment est à hauteur de la tâche. A côté de la gare du Midi, à Bruxelles, la tour des pensions, colosse datant de la fin des années 60, domine la ville du haut de ses 150 mètres.

Il abrite non seulement les dossiers des 1,8 million de bénéficiaires actuels. Mais aussi des millions de bénéficiaires futurs. Le régime des pensions des travailleurs salariés fête ses 40 ans. Avant l'arrêté royal du 24 octobre 1967, il existait en effet quatre régimes différents : ouvriers, employés, marins, mineurs avaient chacun le sien.

Pour fêter cette unification, un train spécial sillonne le pays depuis ce lundi, et pendant quinze jours (lire page 3). Ce sera pour beaucoup l'occasion d'interroger des experts afin de tout savoir, ou presque, sur sa (future) pension. Car les questions ne manquent pas. Etat des lieux.

1Dois-je m'inquiéter pour ma pension ? S'il faut répondre en un mot : oui. «  Il ne faudra plus compter uniquement sur l'Etat-providence pour bénéficier d'une retraite sans souci financier  », affirme Frank Lierman, économiste en chef chez Dexia. Il y a un réel défi, pour l'Etat, à assurer le paiement de pensions correctes dans le futur. Ce n'est pas propre à la Belgique, mais au mécanisme de répartition mis en place (les salariés d'aujourd'hui paient les pensions des retraités d'aujourd'hui). Le problème est à la fois démographique et économique : nous vivons plus longtemps ; les travailleurs partent en réalité plus tôt à la retraite (alors que l'âge légal en Belgique est de 65 ans pour les hommes, l'âge réel de départ en pension est de 60,6 ans) ; notre économie a du mal à faire travailler certaines catégories de la population (comme les jeunes peu diplômés) ; le nombre de retraités va aller en augmentant ces prochaines.

«  Aujourd'hui, dans le pays, pour chaque personne de plus de 60 ans, il y a 2,5 travailleurs actifs. En 2015, il n'y en aura plus que 2,1. C'est préoccupant », souligne Frank Lierman. Pour l'Etat, l'effort budgétaire sera énorme. Le paiement des pensions a coûté l'an dernier à l'Etat l'équivalent de 8,9 % du PIB. Selon le Comité d'Etude sur le vieillissement du Conseil supérieur des finances, cet effort devrait, sans réforme profonde, s'élever à 12,5 % en 2030 et 13,4 % en 2050.

2Combien vais-je toucher ? A priori, beaucoup moins que vous le pensez. Si vous avez le cœur bien accroché, allez faire une simulation sur le site « www.toutsurmapension.be ». Vous serez sans doute surpris. Supposons un Belge moyen, marié, de sexe masculin, dont l'épouse ne travaille pas, et qui arrivera à la pension dans deux ans, qui bénéficie d'une carrière complète de 44 ans et dont les derniers salaires mensuels tournent aux alentours de 2.500 euros net. S'il est fonctionnaire : il touchera 1.631 euros net par mois. S'il est salarié du privé : 1.375 euros. S'il est indépendant : 996 euros. Mais dans les faits, de moins en moins de monde bénéficie d'une carrière complète. En gros, les retraites de salariés tournent en moyenne aux alentours de 1.000 euros par mois pour les hommes, et 750 euros pour les femmes. Bien sûr, en plus de ces pensions légales, il y a ce qu'on appelle, pour les travailleurs salariés, le deuxième pilier, constitué par les cotisations des employeurs dans des assurances groupe ou des fonds de pension. Et chacun peut (à condition d'en avoir les moyens) se constituer un troisième pilier, en profitant des produits comme l'assurance-vie individuelle ou l'épargne pension qui sont fiscalement avantagés.

3.Suis-je mal loti en Belgique ? Du strict point de vue des revenus, oui. Les salariés pensionnés perçoivent fort peu. Par rapport au club des autres pays industrialisés, la Belgique est peu généreuse (voir les graphiques ci-contre). Net d'impôt, notre pension légale de salarié équivaut en moyenne à 64 % du salaire, alors que les Luxembourgeois reçoivent 98 % (et qui plus est, d'un salaire moyen plus élevé). En réalité, le Luxembourg verse en moyenne à ses retraités une somme équivalente à près de quatre fois celle qu'offre la Belgique aux siens.

4Qu'est-ce qui doit changer ? Plusieurs chantiers ont été ouverts, notamment par le pacte entre les générations cher au toujours Premier ministre Guy Verhofstadt. Ils visent notamment à maintenir au travail les plus âgés, à encourager l'embauche des jeunes peu diplômés et à encadrer plus strictement les prépensions, réservées à une liste de métiers pénibles.

Mais ce n'est pas suffisant : l'écart entre ce que touchent indépendants et salariés, le fait que désormais de très nombreux travailleurs ont cotisé au cours de leur vie professionnelle à plusieurs régimes, voire parfois à l'étranger, la nécessité de rehausser le niveau de revenu des pensionnés Tout cela fait que du ministre des Pensions Bruno Tobback à la société d'intérim Manpower en passant par les économistes de l'OCDE (le club des pays riches), tous sont d'accord : il nous faudra travailler plus longtemps.

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Les chiffres donné sont assez faux, demandez a vos grand parents: ma grand mere touche une pension maximale de 600E a peux pres, elle arrive a survivre que en cumulant sa pension avec celle de mon grand pere.

Soit 1200E/mois pour deux retraités, si on retire les medications lourdes du a leurs travails (mineur  et Infirmiere ), je peux dire qu'il ne reste pas grand chose, la bonne nouvelle est qu'ils ont travaillé dur pour avoir leurs maisons.

 

Etrangement lentement mais surement nous nous dirigeons vers un systeme a l'americaine, ou votre naissance definis d'office votre reussite sociale!

Ce n'est pas toujours le cas, mais combien auront veritablement une chance dans leurs vie de s'en sortir, deja maintenant, les famille les plus pauvre ne peuvent envoyer leurs enfants en etudes superieure a cause de l'effet retard de la bourse (envoyé en 2007 vous l'aurez pour 2008), c'est du foutage de gueule et nombre d'ados y croivent naivement, j'y ai cru moi même avant de severement dechanter! 

 

09:31 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Charleroi perd son resto du coeur

Deja que c'etait un lieu ou etudiant pauvre, chomeur en difficulté et SDF allait manger (meme si je n'ai jamais compris comment des jeunes en mobilettes ou personnes avec voiture venait manger la bas, comme si c'etait une cantine, enfin y a des radins partout!).

 

Soit,  mais, definitivement, il n'y aura plus de resto du coeur a charleroi, la question qui se pose est: comment les personnes pauvres ou en difficultés financiere, vont faire maintenant pour se nourrir?

Le resto n'ouvrait deja que certain jour et seulement le midi, que va t'il donc se passer pour les SDF et les pauvres de la region caroloregienne?

 

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La fédération belge des restos du coeur juge la gestion de la succursale de Charleroi trop politisée

CHARLEROI "La succursale de Charleroi ne respecte pas la charte des restos du coeur. Sa gestion a dévié vers l'exploitation politique de la pauvreté. Charleroi ne mérite plus l'agrément officiel" : la polémique avait enflé dès le début septembre, Jean Blanchez, président national des restos du coeur, ne mâchant pas ses mots à l'égard des dirigeants politiques carolos qui selon lui ont laissé pourrir la situation alors que la fédération des Restos avait déjà tiré la sonnette d'alarme par le passé.

Cette fois la décision est tombée : suite à une décision de l'assemblée générale du 13 septembre dernier, un courrier est arrivé hier signifiant le retrait provisoire du label Resto du coeur. Concrètement, cela a pour conséquence que le local de la rue de la Fort ne pourra plus arborer le célèbre logo de l'association fondée en France par Coluche mais, aussi, que la succursale de Charleroi n'obtiendra plus les subsides et la fourniture en vivres liés à cet agrément. Une décision unilatérale qui fait grincer des dents à Charleroi puisque le dossier était en voie de médiation. Ainsi, Bernard Dallons, président du CPAS carolo, s'est chargé de défendre les arguments du changement devant le conseil d'administration des restos : "Les reproches de Jean Blanchez ont été entendus et les mesures allaient être prises pour régler ce différend. Je ne comprends pas l'attitude du président national : nous étions en période de conciliation, le travail a été entamé, et voilà que des sanctions sont prises. Mais je ne vais pas me battre pour des symboles. L'essentiel est de pouvoir assurer le service des 350 à 400 repas par jour aux plus démunis", réagit Bernard Dallons. Ce dernier précise qu'un plan est sur la table pour rencontrer les exigences de la charte : "L'idée est de réduire le nombre de mandataires -administrateurs de huit à six, nous souhaitons que l'ASBL soit plus ouverte au monde associatif et que la présidence revienne à une personnalité marquante de la région hors du monde politique. Quant aux subsides importants de la ville et du CPAS, je m'étonne un peu : en général, les ASBL regrettent plutôt de n'en avoir pas assez ! Ici, c'est justement parce que les besoins sont criants que nous avons dû faire face".

 


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Remerciez encore les poiliticards carolo, qui avec leurs magouilles ont reussis le tour de force de faire perdre un des rare lieu offrant nourriture et chaleur aux plus demunis!

 

Je vis vraiment dans un pays de merde! 

 

09:10 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Licenciements abusifs à la Stib



(14/09/2007)

C4 pour des chauffeurs accidentés. Deux plaintes déposées. Un député PS interpelle le gouvernement bruxellois. La société de transport se dit dans son droit

BRUXELLES "Un camion de plein fouet. J'ai eu une commotion cérébrale. J'ai alors demandé à travailler de façon adaptée, car je ne sais pas rester inactif. Ce que j'obtiens en tant que garde-barrière et accompagnateur de tram puis accompagnateur de bus. Puis comme agent de support, fonction qui était adaptée enfin à mes séquelles. J'ai finalement été licencié pour inaptitude définitive à la fonction de chauffeur de bus."

Ce témoignage n'est pas le seul du genre et servira de base à une interpellation au Parlement bruxellois dès la rentrée. "Selon un arrêté royal de 2003, une entreprise comme la Stib est tenue de trouver une place de reclassement pour les personnes qui ont subi un accident du travail, lance Rachid Madrane (PS), son auteur. Cette pratique est injuste vis-à-vis de ces travailleurs qui ont pris des risques pour la société et ses voyageurs."

Injuste et illégale. C'est aussi l'avis d'Alessandro Grumelli, avocat qui défendra la cause de deux travailleurs de la Stib devant le tribunal du travail. "Ce qui est saisissant dans les trois cas que je connais, explique-t-il, c'est que le licenciement intervient chaque fois après que le chauffeur a été déclaré inapte définitivement à la conduite. Cette décision du médecin du travail est toujours prise après une période d'incapacité temporaire durant laquelle ces travailleurs sont effectivement reclassés. La Stib peut donc difficilement dire qu'elle ne dispose plus de poste de reclassement pour ces personnes."

"En 2006, 31 personnes en incapacité définitive de conduire ont été reclassées et trois licenciements ont été enregistrés", indique Philippe Lenaerts, directeur des ressources humaines. "Nous sommes parfaitement en droit de licencier mais nous essayons de reclasser un maximum, la priorité est donnée en fonction de l'ancienneté, selon la convention collective." Une convention en contradiction avec la loi, estime Rachid Madrane qui craint en outre que ces licenciements ne poussent des travailleurs fragiles à accepter de reprendre le volant. "Ce qui, in fine, pourrait représenter un danger pour la sécurité des voyageurs", conclut-il.



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11/09/2007

faux chomeurs:

Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article...Faux chômeurs : 25 cachalots

BRUXELLES Selon nos infos, les fraudes au chômage, qui obligent l'Onem à vérifier des allocations versées à 6.565 demandeurs, ne concernent plus seulement deux ou trois caïds de Molenbeek comme les frères Mohamed et Ali Jadi. L'enquête met en cause des gérants de sociétés complices. En tête, JeanClaude Brochez, de Dour, déjà connu de la justice pour avoir enlevé et séquestré un Africain, et l'avoir travaillé à la batte de base-ball.

Selon nos infos, au moins 25 personnes sont visées, dont une demi-douzaine inculpées dans l'enquête menée pour le juge de Bruxelles Frédéric Lugentz et l'auditorat du travail par plusieurs services de police coordonnés par Molenbeek, Nivelles et Neufchâteau. Trois suspects principaux des fraudes à l'Onem depuis 2004, trois gérants de sociétés complices, Abdel Jabar, d'Anvers, Icham Lamrani, de Bruxelles, et Jamal Lamaïzi, de Saint-Gilles, sont en fuite et signalés internationalement à rechercher.

Enfin, l'enquête se concentre sur des professionnels du rachat pour une bouchée de pain de sociétés en difficulté, et des comptables dans la combine. Le dossier Cachalot est... mammouth ! L'auditorat parle de "plaie", d'"hémorragie", de "filières", d'une enquête "hallucinante" et déjà 20 cartons.

L'objectif des fraudeurs à l'Onem étant financier, la justice réplique en touchant aux portefeuilles. La belle Mercedes d'un suspect principal (un des 25... cachalots) est saisie. Les loyers de trois immeubles saisis ne sont plus versés aux propriétaires complices présumés, mais sur des comptes bloqués par la justice. Il s'agit d'immeubles situés avenue J. Dubrucq et rues Vandernoot et du Presbytère à Molenbeek.

Le substitut de l'auditorat, M. Falmagne, confirme la mise au jour d'un système tentaculaire comportant d'innombrables mini-réseaux utilisant divers procédés, au départ de domiciliations fictives, pour permettre à de faux allocataires d'obtenir des indemnités auxquelles ils n'avaient pas droit, et, sur base d'attestations fausses, des prêts financiers que des banques correctement informées n'auraient pas accordés.

Parti de Nivelles et Molenbeek, le système a fait des petits, et c'est devenu sans fin en Belgique. "Et nous cherchons à enrayer l'hémorragie". En haut du panier, le parquet classe les trois hommes en fuite - Abdul Jabar, Icham Lamrani et Jamal Lamaïzi; des gérants de sociétés, les frères Mohamed et Ali Jadi, Meriam Ch., de Schaerbeek, Antonio L. -S., de Laeken; des consultants comme Jacques T., de Berchem-Ste-Agathe; des hommes (ou femmes) de paille, comme Ali H. et Aïssa A.S. M'h., ex-secrétaire de Lamaïzi en fuite au Maroc; des comptables complices comme Emile G. , de Meise, et l'Ucclois Abdelhadi Benbassam. Certains ont fait de la préventive. D'autres sont sur la liste d'attente. Un grand tri se prépare.

L'auditorat est conscient que des intermédiaires abusés ont prêté leurs noms à leur insu. Les cerveaux des fraudes ont utilisé des cartes d'identité de faux chômeurs pour faire de ces derniers des gérants de société qui l'ignoraient. Par contre, des faux chômeurs ont vendu leur identité et sont entrés dans le système pour 1.500 €. Que de telles fraudes aient pu se développer sur une telle échelle prouve que les contrôles restent insuffisants. Entre eux, des réseaux ont pu se livrer concurrence; par exemple en cassant les prix, 150 € pour un faux C4 vendu 350 euros par la concurrence.

Deux policiers, Fred V. de la PJ fédérale, présenté comme apparenté à l'un des 25 suspects (mais dont il se dit aussi qu'il n'aurait pas grand-chose à se reprocher, NdlR), et Philippe D. l'agent de quartier de la rue du Presbytère qui réalisait des inscriptions fictives de faux chômeurs, sont inculpés (et suspendus) dans et en marge de ce dossier Cachalots (ce que nous révélions DH 6 /9/2007).SignArthas001

12:23 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/09/2007

Tabassé a la batte de baseball

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(10/09/2007)

Tentative expéditive de récupération de loyers : la propriétaire a envoyé deux hommes de main

MARCINELLE Le litige empoisonnait les rapports entre la propriétaire et ses locataires depuis pas mal de temps et, ce samedi, la propriétaire, excédée, a choisi d'utiliser les grands moyens. Comme elle ne parvenait pas à récupérer ce qu'elle estimait lui être dû pour l'habitation qu'elle avait mise en location à Marcinelle, elle a chargé deux de ses relations d'employer la manière forte pour "convaincre" les locataires de s'exécuter.

Samedi après midi, les deux hommes se sont présentés à Marcinelle. Le couple de locataires a ouvert la porte sans se méfier, puis a tenté de la refermer, au vu des battes de base-ball que tenaient leurs visiteurs. Il était trop tard : les deux exécuteurs ont poussé la porte et sont entrés, pour s'en prendre aux locataires, puis au mobilier. Des menaces, ils sont passés aux coups, tabassant les deux victimes. Ils ont ensuite saccagé une partie des meubles, le tout avant de se faire remettre... une reconnaissance de dette et non pas le montant des loyers impayés. Une fois la besogne accomplie, ils sont allés remettre en bonnes mains le document qu'ils avaient fait signer dans ces conditions bien particulières. Ils n'ont heureusement pas tardé à être dénoncés et, dimanche matin, la propriétaire commanditaire et ses deux hommes de main ont comparu devant le substitut de service au parquet de Charleroi.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il semble bien que le litige n'était pas récent. Il y a peu, la propriétaire s'était rendue à la police de Châtelet, pour s'informer sur la manière d'agir en cas de loyers impayés. Il lui a été conseillé d'en appeler au juge de paix. Sans doute la procédure lui a-t-elle paru trop lente et trop hasardeuse : elle a préféré utiliser les moyens que l'on sait. Et apparemment, les deux hommes qui ont agi samedi n'étaient pas les premiers à qui elle faisait appel : le trio a été entendu dimanche par le juge d'instruction Ignacio de la Serna, chez qui le dossier a été mis à l'instruction pour coups et blessures volontaires et extorsion avec violences. Quant aux locataires, sérieusement blessés, ils sont restés en clinique.

08:49 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/07/2007

Le specisme

Voici une video sur le specisme, qui a quelque relent de realité quand a l'homme: un animal denaturé!1-85

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02/04/2007

Police en grève à Charleroi !

Les policiers carolos se sont croisés les bras, hier matin : non pas qu'ils manquent de travail mais bien parce qu'ils en ont ras-le-bol. Ce mouvement de grogne mené en front commun syndical est symptomatique de l'atmosphère qui règne à Charleroi, où différents services communaux ont débrayé durant la dernière quinzaine. En cause cette fois, un retard de paiement des heures supplémentaires. A cause d'une erreur informatique et d'un manque de contrôle, le service social de la police fédérale n'a pas reçu les horaires de prestations spéciales (nuit, week-end...). Dès lors, il ne les a pas payés en même temps que les salaires.Il n'en fallait pas moins pour faire sortir dans les rues les policiers carolos "déjà en sous-effectif, sous tension permanente, et en manque de matériel" résume Eric Garbar. Le service d'intervention a assumé ses missions mais, par exemple, les postes de police de quartier étaient fermés. Aussi, une délégation syndicale s'est rendue à la présentation du site du nouveau commissariat organisée par le bourgmestre, la chef de zone et les échevins concernés au sein des bâtiments policiers. Là, les manifestants ont assuré qu'ils bloqueraient les mandataires tant qu'ils n'obtiendraient pas satisfaction à leurs revendications. Le bourgmestre, Léon Casaert, et Francine Biot, la chef de zone, ont cependant pu les rassurer assez vite. Reconnaissant l'erreur administrative, les autorités avaient déjà tout mis en oeuvre pour réduire le délai de paiement des primes. Celles-ci seront payées au plus tard mardi prochain. Concernant les problèmes de fournitures, là aussi, les syndicats policiers ont été rassurés.large_353027

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26/03/2007

Les guignols

17:30 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Inflation

Inflation, argent, voilà des termes qui paraissent bien familiers à chacun d'entre nous, et pourtant, qu'en savons nous vraiment? De la première, on en entend souvent parler dans les médias (sans forcément comprendre exactement à quoi elle correspond), quant au second, son usage quotidien nous en fait ignorer l'essentiel: qui le crée, et selon quels principes et quelles règles?> Les systèmes monétaires actuels fonctionnent sur des principes bien différents de nos représentations, issues du passé. Qui sait ainsi que désormais, l'argent est créé à partir de rien (les spécialistes disent ex nihilo), et sans contrepartie métallique? Eh oui, "l'argent" moderne (la monnaie) n'est plus convertible en or depuis plus de trente ans!> Nous en sommes encore à penser que l'argent doit être "gagné" et épargné avant d'être dépensé ou prêté! Pourtant, qui sait que l'essentiel de ce nouvel argent, de cette nouvelle monnaie est créé par les crédits accordés par les banques (selon leur bon vouloir) qui elles-mêmes se fournissent "au prix de gros" auprès des Banques Centrales (européenne, la BCE, pour les euros, ou américaine, la FED, pour les dollars)?> Qui sait qu'en agissant sur les taux d'intérêt "dits de refinancement", un groupe d'hommes (les "gouverneurs") non élus, n'ayant à se justifier vis-à-vis de personne dans le cas de la BCE (puisque celle-ci est déclarée totalement indépendante dans ses choix de politique monétaire), et décidant à huis clos et sans aucune trace écrite des débats et des prises de position internes, influent sur le prix de gros de cet argent frais? Ils sont ainsi en mesure de "piloter l'économie par le haut", véritables chefs d'orchestre moderne de l'activité économique des peuples...> Bien peu de gens savent quel lien l'économie moderne établit entre chômage et inflation au travers de l'usage du "NAIRU" (voir à ce sujet "NAIRU, le Nom de la Ruse. La face cachée du chômage", le blog et le site). Mais une chose est sûre, l'inflation constitue depuis plus de trente ans l'OBSESSION ABSOLUE des économistes modernes... Bien avant le chômage!> Alors, POURQUOI?> En réalité cette obsession de la lutte contre l'inflation a été impulsée à la fin des années 60 par un courant d'économistes libéraux, les monétaristes, et notamment Milton Friedman et ses "Chicago Boys" comme on les a appelés.> Pour Friedman, l'inflation, c'est-à-dire la HAUSSE DU NIVEAU GENERAL DES PRIX DANS UNE ECONOMIE (définition essentielle, on y reviendra) est, pour reprendre sa célèbre formulation, "de tous temps et en tous lieux de nature monétaire et dûe à un excès de monnaie". Trop de monnaie chassant trop peu de biens à échanger entraîne fatalement une hausse générale des prix. Pour reprendre une de ses célèbres images, si un hélicoptère déverse 50% d'argent en plus sur la société (une pluie de billets), les gens n'en seront pas plus riches pour autant et l'activité économique n'en sera pas forcément stimulée (si ce n'est temporairement et dans l'euphorie générale, par un effet psychologique de richesse). En revanche, à plus ou moins long terme, le niveau général des prix se sera élevé de 50% (il y aura eu 50% d'inflation). Dit autrement, si tout le monde gagnait le salaire d'un patron du CAC 40, la baguette de pain coûterait 1000 euros! La richesse apparente serait très relative. Car ceci est un fait absolu à méditer pour bien comprendre le sens de la thèse developpée sur ce site: la richesse n'est QUE relative...> Friedman attribue aux Etats et aux gouvernements (issus du vote démocratique...) la responsabilité historique de l'inflation: tant que ceux-ci auront le pouvoir de contrôler la monnaie (le fameux privilège de "battre monnaie"), ils le feront pour financer leur "déficit", c'est-à-dire payer les coûts de leurs politique. Que ce déficit provienne de dépenses somptuaires de l'Etat (luxe du pouvoir, gaspillages) ou de dépenses utiles pour la société (infrastuctures sociales ou d'équipement, lutte contre le chômage ou ses effets sociaux), tout cela est mis dans le même sac: cela va générer de l'inflation!> Or, il est un fait certain: l'inflation est plus un problème pour ceux qui possèdent beaucoup d'argent (les détenteurs de capitaux) que pour ceux qui n'en ont pas ou peu. Et il est aussi plus un problème pour ceux qui prêtent que pour ceux qui empruntent... L'inflation, c'est l'euthanasie des rentiers, comme avait dit Keynes. En grignotant la valeur de l'argent, l'inflation est perçue par les rentiers comme une taxe sur la fortune. C'est comme s'ils possédaient alors une monnaie fondante, fondant d'autant plus que l'inflation est forte...> Le nouvel ordre monétaire et financier mis en place ces dernières décennies au niveau international est conçu précisément pour ne plus être l'euthanasie des rentiers. Bien au contraire... Par l'usage du NAIRU, ce taux de chômage minimal nécessaire pour stabiliser l'inflation à un niveau bas, l'euthanasie a bien changé de camp: elle concerne désormais ceux qui n'ont plus que leur travail pour obtenir un revenu, et les chômeurs et précaires sont les moyens de pression et de Peur pour y parvenir (voir le blog et le site NAIRU, Le Nom de la Ruse)> Ce nouvel ordre monétaire et financier a été mis en place en suivant les préceptes de Friedman et de ses accolytes. Sans doute devrais-je dire que ces préceptes ont servi de caution pseudo-scientifique à ce qui s'apparente à un coup d'état silencieux sur la Monnaie...> Le principe "d'indépendance totale" de la Banque Centrale, gardienne absolue et toute puissante de la Monnaie, a été ainsi retenu. En Europe, nous avons à l'heure actuelle la Banque Centrale la plus indépendante du monde, puisqu'elle n'a de compte a rendre à personne comme précisé plus haut. Ce principe a permis de retirer des mains de nos gouvernants tout le pouvoir (immense dans des sociétés dominées par "l'économique") associé au contrôle de la monnaie. Ainsi est retiré toute possibilité de céder à la pression populaire lorsque celle-ci s'exprime dans les urnes ou dans la rue, parce que les conditions de travail se dégraderaient ou que le chômage augmenterait par exemple. Le contrôle du pouvoir a subrepticement changé de mains, nos gouvernants ne sont plus là que pour faire de la "pédagogie" à destination de la foule votante (car la foule vote encore, même s'il faut le reconnaître: la foule vote mal -par exemple le 29 MAI- ce qui n'est pas bon pour le climat des affaires): expliquer pourquoi "ce n'est pas possible"... Ce qui est un travail à temps plein, lui!> Bien sûr, si on confie le contrôle de la monnaie à une Banque Centrale Indépendante, c'est en affichant bien haut deux principes Friedmaniens, présentés comme fondateurs et légitimateurs de cette décision:1- priorité absolue à la "lutte contre l'inflation" et à la "stabilité des prix"2 - contrôle strict de la "masse monétaire", c'est-à-dire de la quantité d'argent que cette Banque Centrale va mettre en circulation dans l'économie.C'est qu'il s'agit de faire bien mieux que ces fichus gouvernants si sensibles aux grognements de leurs peuples à chaque réélection!Elémentaire, mon cher Watson?> OUI MAIS, QUAND ON Y REGARDE A DEUX FOIS...... ON Y DECOUVRE UNE REALITE BIEN DIFFERENTE.>>>Sur le premier point: Lutte contre l'inflation? Oui mais laquelle?> Vous êtes vous déjà intéressé à savoir comment la Banque centrale ou nos gouvernements interprétaient "l'inflation" et la mesuraient?> Si l'inflation se définit normalement comme une hausse durable du niveau général de tous les prix (c'est-à-dire des prix de tout ce qui s'échange -s'achète et se vend- dans une économie), dans les faits, les chiffres d'inflation communiqués en boucle dans les médias correspondent en fait à la "hausse des prix à la consommation". C'est ainsi que TOUS les prix de TOUS les produits échangés ne sont pas pris en compte. Sont ainsi soigneusement exclus des calculs les prix de ce l'on appelle fort à propos "l'investissement".> Refléchissez y bien: un bien de consommation, par définition, perd de sa valeur avec le temps (vous le revendrez sans doute moins cher dans un an qu'au moment de son achat), alors qu'un investissement est par définition (ou par convention?) supposé correspondre à l'inverse. Mais pourquoi cela? Je répondrai par une boutade: parce que pour que certains soient riches, ils est indispensable que d'autres soient moins riches, voire plus pauvres (n'oubliez pas: par définition, la richesse est RELATIVE). Ceux qui vont investir seront (dans un système qui n'euthanasie plus les rentiers) plus riches que ceux qui ne font que consommer! Ce qu'il fallait démontrer.> Vous ne comprenez pas pourquoi les prix de l'immobilier flambent et que l'inflation officielle ne dépasse pas les fameux 2 %? Ne cherchez pas plus loin: le prix d'achat des logements (neufs ou anciens) n'est pas pris en compte dans l'inflation! Normal, répondent les économistes, on considère que c'est de l'investissement! Or 55% des français sont "propriétaires" de leur logement (en fait, souvent locataires de leur banquier qui leur a prêté l'argent!). Du coup, et en douce, la part "Logement, eau, gaz, électricité" est réduite à la portion congrue dans le calcul de cette pseudo inflation. VOUS VOULEZ SAVOIR A QUELLE HAUTEUR ELLE EST PRISE EN COMPTE? ALLEZ ICI, sur le site de l'INSEE, et vous verrez sur le camembert (descendez sur la page) la réponse, en vert.> Eh oui, s'il vous arrivait de dépenser pour votre logement, votre eau, votre gaz et votre électricité, tout cela réuni, plus de 13,4% de vos dépenses totales, alors... vous devriez commencer à écouter d'une oreille critique les chiffres d'inflation donnés au JT de 20 heures. Et surtout ne pas tirer de conclusions trop définitives quant à l'ampleur de votre dernière augmentation!> Dans le numéro 2879 de Juillet 2005 de la très sérieuse revue Problèmes économiques, un article publié à l'origine dans The Economist s'intitulait sobrement "La mesure de l'inflation reste controversée". Controversée est un faible mot! On y apprenait qu'une étude avait été réalisée aux Etats-Unis par un économiste de la banque HSBC, en affectant à l'immobilier une pondération de 30% de l'indice global des prix à la consommation (à comparer avec nos maigres 13,4 %). Résultat, l'inflation sautait à plus de 5,5% par an, soit plus de... deux fois le niveau d'inflation officiel à destination des foules. Soit une très légère différence! Bien entendu, je laisse imaginer ce que serait le chiffre de l'inflation si l'on y intégrait en outre le prix de tous les actifs fianciers, en particulier celui des actions et des produits de la sphère financière...> Car cette interprétation restrictive de l'Inflation (avec un grand I), qui exclut tout ce qui est investissements (ou supposés tels), n'est pas sans conséquences. Exclure les prix de l'immobilier, mais aussi TOUS LES PRIX DES ACTIFS FINANCIERS (actions, placements divers, produits financiers, et...) dans une période où la sphère financière est devenue dominante n'est pas une paille: c'est une poutre! Et manifestement une poutre porteuse du capitalisme financier actuel...> Ce que rappelle par ailleurs l'article de Problèmes économiques cité ci-dessus:"L'idée que les Banques Centrales devraient suivre l'évolution du prix des actifs ne date pas d'aujourd'hui. Dans un ouvrage intitulé "Le pouvoir d'achat de la monnaie", l'économiste américain Irving Fischer faisait valoir en... 1911 que les responsables de la politique monétaire devraient arrêter un indice des prix basé sur un large panier de biens et services qui comprendraient également les valeurs financières et les biens immobiliers".Ainsi, 95 ans après 1911, on ressort timidement la question pour ne surtout, surtout pas l'aborder, car d'une telle supposition, le capitalisme moderne n'en veut toujours pas, pas plus qu'il y a près d'un siècle. La soit-disant lutte contre l'inflation biaisée par la mesure actuelle (délibérée) est une véritable ESCROQUERIE qui n'ose dire son nom.Comme le précise ensuite l'article, l'idée d'établir un tel indice des prix supposerait implicitement de la part d'une Banque Centrale (réellement indépendante, y compris des marchés financiers et des milieux "investisseurs") que la hausse des prix de ces actifs, en créant de l'inflation, pourrait être "préjudiciable". Or, cette inflation là ne semble pas trop déranger certains, même ceux qui s'auto-proclament indépendants des marchés financiers. Mais le sont-ils vraiment, culturellement et personnellement? La supposée indépendance des cabinets d'audits financiers, comme Arthur Andersen, n'a pas résisté longtemps aux copinages et aux intérêts croisés, entre autres dans l'affaire ENRON... Le capitalisme des copains?> Oui, mais NON. Car il y a inflation et inflation, mon cher Monsieur. Que l'immobilier grimpe au ciel ou que Jean -Pierre Gaillard s'étrangle de joie parce que le CAC 40 a grimpé de 25% en 2005, ceci n'est pas de l'inflation! Enfin, pas de la mauvaise, non celle-là, c'est de la bonne, mon Bon Monsieur. Celle qui n'euthanasie pas les rentiers quoi, et pour cause: celle là crée de la rente! La mauvaise, c'est celle que voit le bas peuple, qui le fait grogner et réclamer des hausses de salaires pour maintenir son pouvoir d'achat. Celle-là est mauvaise, on vous dit. N'insistez pas, c'est ainsi, et ça se comprend bien finalement...>>>Sur le second point: Contrôle de la masse monétaire: ne pas mettre trop d'argent dans l'économie, car en tous temps et en tous lieux, l'inflation est d'origine monétaire. Ah oui?> Il est décidément des choses bien étranges dans des domaines aussi rigoureux et supposés aussi scientifiques que les politiques économiques et monétaires. Prenons l'exemple de la BCE. Lancée officiellement en 1998, elle s'était fixée comme objectif (outre la maîtrise de l'inflation sous 2%, dans les conditions de mesure que l'on sait) une évolution programmée et fixe de la masse monétaire, c'est-à-dire de la quantité d'argent en circulation en zone euro, conformément aux préceptes de Milton Friedman: faire croître la masse monétaire d'une valeur constante et prévisible, égale à l'inflation visée additionnée de la croissance visée. Ainsi fut défini l'objectif de faire croître cette masse monétaire (appelée M3) d'environ 4,5% par an (2% d'inflation + 2% de croissance + 0,5% terme correctif).> En 2005, il m'a pris d'aller jeter un oeil (certes, il faut le vouloir, car tout ceci n'est ni très médiatisé ni très compréhensible au premier abord, il est vrai) sur les données en la matière. Et OH SURPRISE, devinez ce que l'on découvre:en 2005, la masse monétaire a grossi en Europe de près de 8%. Cas isolé me direz vous? Que nenni. Car depuis son lancement, jamais une année, je dis bien JAMAIS UNE ANNEE, la BCE n'a tenu son objectif de 4,5%! Toujours au dessus, et pas qu'un peu. Résultat: par rapport à la progression théorique visée en 1998, ce sont environ 20% d'euros "en trop" qui ont été créés et mis en circulation, soit près de 1000 milliards d'euros sur une mase monétaire totale d'environ 6000 milliards.La encore, une paille en forme de poutre! Regardez les belles courbes que cela nous fait (tirées d'un document BNP Paribas Resarch): celle de l'écart par rapport à l'objectif de 4,5%, et celle de l'écart cumulé depuis 98 (l'écart par rapport à l'objectif est appelé money gap).> Mais me direz vous, puisque depuis que vous avez lu Friedman et adopté sa belle théorie, si de tous temps et en tous lieux, l'inflation est dû à trop de monnaie, alors de deux choses l'une: soit on a eu une croissance plus forte que les 2% prévus, soit on a eu une terrible inflation tueuse de rentiers au delà des 2% visés...> Perdu, et re-perdu. En moyenne 2% de croissance environ, et une "inflation" inférieure à 2%. Alors la question à 1000 milliards d'euros est: mais où est donc passé cet argent?> Allez je vous aide: rappelez vous: la manière dont les gouvernements et les Banques Centrales calculent l'inflation exclut bizarrement... le prix des actifs immobiliers ainsi que celui des actifs financiers. Bizarre? Vous avez dit bizarre?> Quant on écoute un peu les milieux financiers, ou qu'on lit les ouvrages de certains experts, il semblerait que la réponse soit limpide. Oui, c'est vrai, la planète (car il n'y a pas que l'Europe, ce fut la même histoire aux Etats-Unis, et dans le monde entier) croulerait sous l'excès de liquidités... c'est-à-dire d'argent! Au point ne plus savoir qu'en faire! Au niveau mondial, la base monétaire (c'est-à-dire la monnaie émise par les Banques Centrales) augmente à un rythme de... 20% par an! En clair, et ceci fera sans doute faire un salto arrière de surprise à tout habitué du JT de 20 heures ayant bien intégré le "ça va mal, on est presque en faillite, y'a plus assez d'argent, la France vit au dessus de ses moyens": de l'argent, y'en a, et même y'en a trop, à tel point qu'il ne sait même plus où s'investir, le pauvre (bien que son terrain de jeu soit mondial désormais, par la libre circulation des capitaux).> Etonnant, non? Au point que certains spécialistes issus du sérail (des banquiers, comme Jean Peyrelevade, ancien président (et redresseur) du Crédit Lyonnais, ou Patrick Artus, économiste en chef de la CDC Ixis) commencent eux mêmes à s'en émouvoir et à tirer la sonette d'alarme. Artus parle même de "capitalisme sans projet", car les bénéfices des grands groupes s'accumulent et ne s'investissent plus... si ce n'est pour racheter pour des sommes considérables leurs propres actions (afin de maintenir artificiellement la rentabilité du dividende pour l'actionnaire). Les grands groupes ne savent plus quoi faire de leurs montagnes d'argent accumulées! Et comme le précise Artus dans son récent livre Le capitalisme est en train de s'autodétruire, cette situation est largement dûe aux Banques centrales, dont la complicité, pour reprendre le terme employé par l'auteur, est patente pour avoir favorisé la création d'argent facile à l'origine des bulles boursières et immobilières.> Car ne croyez pas que la BCE fasse cavalier seul dans cet étrange paradoxe. Depuis 10 ans, son homologue américaine, la Fed, a juste contribué à doubler la quantité de dollars en circulation dans le monde (soit une hausse moyenne de... 8% par an comme par hasard). Comme le mécanisme n'est pas prêt de s'arrêter, la Fed a trouvé un moyen radical pour qu'on ne vienne plus la titiller sur ce sujet un peu paradoxal: NEW! à partir du 23 Mars 2006, elle ne publiera plus les chiffres de la masse monétaire M3! Décision surprenante, annoncée de manière laconique et sans véritable justification... si ce n'est le fait de ne plus montrer ce qui fait tâche: l'augmentation incroyable de la quantité de monnaie créée ces dernières années. Pour information, un petit peu gênée aux entournures sans doute, la BCE avait elle annoncé en 2003 que l'objectif de maîtrise de M3 ne serait plus considéré comme un des piliers de la politique monétaire européenne! Seule reste donc la maîtrise du hochet pour les foules: la fameuse et soi-disant "inflation" (en fait expurgée de ce qui fait tâche la encore: le prix des actifs financiers et immobiliers comme expliqué ci-dessus). Se soyez pas surpris si un de ces jours, M3 disparaît aussi des tableaux de la BCE...> Alors voilà qui est bien singulier tout de même et nous ramène au début de l'histoire et à Friedman. Pour éviter que l'Etat ne fasse tourner la planche à billet, certains ont réussi à partir de la fin des années 60, mais surtout au cours des décennies suivantes, à retirer la fameuse planche des mains des représentants du peuple pour la mettre dans des mains plus sûres... pour eux. Et voilà que sitôt fait, la planche à billet se remet à tourner de plus belle! Contradiction? Oui, au minimum, mais je dirais bien plus: ESCROQUERIE!> Car à qui profite cet argent tout frais dont l'encre (même virtuelle) n'est pas encore sèche? A ceux qui profitent des bulles spéculatives ainsi générées: immobilier et actifs financiers. Et qu'on ne vienne pas me dire que le primo-accédant à la propriété ou le salarié qui possède trois malheureuses actions de sa société fait partie des gagnants: ceci n'est qu'un paravent destiné à justifier l'ampleur du hold-up! (Voir l'article que je consacre au cas du "propriétaire" immobilier). Car bien sûr, ce nouvel argent, créé rappelons le ex nihilo (à partir de rien donc) au travers des crédits accordés à certains, rentre dans l'économie par certaines portes bien précises. C'est bien sûr le rôle des organismes prêteurs (banques par exemple) de faire le tri, un peu comme un vigile (un "physionomiste") à l'entrée d'une discothèque. Et je ne suis pas sûr que le chômeur, le RMiste ou toute une catégorie de la population aient la "tenue correcte exigée" pour rentrer. En revanche, toute l'ingéniérie financière, d'une complexité que l'on n'imagine guère, développée ces dernières années au bénéfice d'une minorité d'investisseurs, se fonde sur un crédit peu cher permettant de spéculer sur les marchés financiers mondiaux d'une manière que le quidam à bien du mal à imaginer. Cette population là, costard-cravate, est bien sûr la bienvenue au banquet du crédit facile. Il faut y voir là de manière évidente le dernier avatar en date de la concentration historique des richesses dont l'ampleur ne fait que s'accentuer. Miracle apparent de la finance moderne: plus vous empruntez d'argent, plus vous devenez riche! J'ai du mal à expliquer cela à ma vieille mère... Autres temps, autres moeurs dit-on. Et autre système monétaire, surtout.>NOUVEAU : cliquez ici et vous aurez sous les yeux le schéma qui clarifie grandement le tableau d'ensemble de ce petit jeu...> Par ailleurs, vous commencez je pense à comprendre pourquoi le fameux NAIRU est si important. Car il importe bien sûr que ce nouvel argent (dont les portes d'entrée ont été sélectives, ont l'a vu) ne perde pas de sa valeur, par l'effet de l'hélicoptère de Friedman ou de mon exemple de la baguette à 1000 euros. Eh oui, pour parodier le pub de La Poste, la richesse ne vaut que si elle N'EST PAS partagée par tous. Ainsi, à côté de ces havres de "bonne inflation" que constituent les bulles immobilières et financières (auto-alimentées par le crédit facile et l'injection de nouvel argent permis par les Banques Centrales), il faut aussi un vaste havre ou la "mauvaise inflation" soit la plus contenue possible. Bien sûr cette inflation là doit servir d'icône de référence à l'ensemble du peuple, afin que ne lui prenne pas l'idée de réclamer des hausses de salaires en rapport avec une inflation trop élevée, ce qui du coup ferait grimper encore plus la mauvaise inflation et viendrait atténuer la bonne! Comme la vigne qui pour se bonifier à besoin de terres pauvres, la richesse monétaire ne peut exister que grâce à une pauvreté relative. D'où l'importance d'un indice public ressassé en boucle qui indique un chiffre "adéquat", ainsi que celle d'un moyen de pression pour maintenir au plus bas les vélléités salariales: par exemple la pression du chômage créée par le NAIRU. En outre, en cas de hausse subite d'un facteur imprévu (par exemple le pétrole, ou les matières premières), cette pression exercée par le NAIRU empêchera (ou en tout cas retardera) toute possibilité des salariés de répercuter ces hausses sur le salaire demandé. Ainsi en cas de "choc externe inflationiste", comme disent les économistes, la mauvaise inflation restera contenue, au bénéfice de la bonne bien sûr! Comme on dit, c'est tout bénéfice, mais tout dépend pour qui!Relisez la phrase de Friedman que je cite en page d'accueil:"Si les ménages sous-estiment le taux d'inflation effectif, ils seront enclins à offrir plus de travail, puisqu'ils surestiment le salaire réel proposé, ce qui les conduit à accepter des propositions d'emplois qu'ils refuseraient si leurs prévisions étaient correctes ". Ne sonne t'elle pas un peu plus claire maintenant que vous possédez quelques clés de lecture et de compréhension supplémentaires?> Voilà, résumée le plus simplement possible, la thèse sous-jacente à toute cette histoire de NAIRU qui fut le point de départ de nos réflexions. Certes le champ est large mais, au final, le tableau est remarquablement cohérent, il me semble...

16:54 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le hold-up du siècle

Plus profond que celui de la Sécurité sociale, plus béant que celui des retraites : le trou dans la poche des salariés.150 milliards d'euros, 1 000 milliards de francs. C'est un pic, c'est un mont, c'est une péninsule. Mais rien à voir avec le nez de Cyrano. De quoi s'agit-il ? Du montant d'un cambriolage économique qui recommence à l'identique tous les ans.Explication de ce brigandage national et discret : la richesse produite chaque année par l'ensemble des entreprises (valeur ajoutée) est essentiellement répartie en salaires (revenus du travail) et en profits (revenus du capital, argent et machines). Avec les impôts sur la production, l'ensemble forme le produit intérieur brut (PIB).Entre 1981 et 1995, la part des salaires s'est effondrée, passant de 71,8 à 60,3% ; dans le même temps, celle des profits bondissait de 28,2 à 39,3% 1. Le rapport de force entre travail et capital a basculé. Aux luttes sociales intenses des années 1970, ont succédé les politiques économiques libérales, la financiarisation de l'économie, la suprématie des actionnaires, les gains de productivité non compensés par des hausses de salaires. Et le chômage. Jacky Fayolle directeur de l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), explique au Plan B : « Dans les années 1980, les politiques de désinflation ont tout misé sur le chômage pour faire ralentir les salaires. Le chômage devenant massif et persistant, il induisait une perte structurelle du rapport de force sur le marché du travail au détriment des salariés. » En 1980, quand une entreprise versait 100 euros bruts à un salarié, elle servait 9 euros de dividendes à ses actionnaires. Aujourd'hui, c'est 26 euros.Arnaud Lagardère, Serge Dassault, Martin Bouygues et Claude Perdriel se frottent les mains. Jacky Fayolle éclaire le motif de leur extase : « En dix ans, du milieu des années 1980 au milieu des années 1990, ce sont donc 10 points de PIB qui ne sont plus allés aux salaires dans cette valeur ajoutée, mais aux profits. [...] Le PIB de la France s'élève à environ 1 500 milliards d'euros : 100 à 150 milliards d'euros ont donc ripé des revenus du travail vers les revenus du capital. »Un transfert colossal puisque ces 100 à 150 milliards d'euros ponctionnés chaque année représentent dix fois le trou de la Sécurité sociale (11 milliards d'euros) ; neuf fois le déficit de l'assurance-chômage (14 milliards) ; trois fois celui des retraites (43 milliards).N'imaginez surtout pas qu'il suffirait pour résoudre les problèmes de rétablir l'équilibre capital/travail ou – pis ! – de supprimer les revenus du capital en nationalisant les moyens de production. Vous chagrineriez l'historien madeliniste Jacques Marseille pour qui ce genre de raisonnement traduit « les ravages de l'ultrapopulisme » (Le Point, 20.4.06). Certes, concède-t-il entre deux émissions destinées à brader les stocks d'invendus de son dernier opuscule, « à la fin de la brillante “saison” 2005, les entreprises du CAC 40 ont bien enregistré 84,3 milliards d'euros de profit, contre 66,2 milliards en 2004. »Dictature marseillaiseMais attention : « Il est malsain de flatter à l'excès les rancœurs d'un peuple, prévient Marseille. Des enragés de 1793 aux babouvistes de 1796, des contempteurs des 200 familles dans les années 1930 à ceux du CAC 40 aujourd'hui, aucun n'a jamais fait avancer les choses. Ce n'est pas, en fait, la dictature ultralibérale qui menace notre république, mais la vague plus sournoise de l'ultrapopulisme qui, en alimentant la haine des Français contre le “mur d'argent”, conforte les extrémismes de l'ultradroite comme ceux de l'ultragauche, et mine finalement les bases fragiles de notre démocratie » (Le Point, 20.4.06). Pour protéger ce joyau, Jacques Marseille déborde « d'idées saines » : la France « a besoin d'un homme fort, autoritaire, populaire qui prenne des décisions et qui remette sans cesse son destin entre les mains du peuple » (Le Nouvel Économiste, 6.4.06).Un Duce marseillais, en somme.

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Y'a quelqu'un que ça arrange là dedans..."

..Eh oui, cet ex-directeur général de Coca-Cola et désormais directeur de la SERALEP, à Saint Vallier, arrive à une conclusion bien similaire à laquelle je suis arrivé moi-même il y a quelques années. Comme il le dit en une phrase:"Je pense que ces 10% de chômeurs qui existent depuis 20 ans, ils doivent intéresser quelqu’un… Y’a quelqu’un que ça arrange là-dedans !"Flash back. Je reçois il y a deux jours sur ce blog un message d'un lecteur, Fredo, qui m'explique qu'il faut absolument que j'écoute l'Emission de Daniel Mermet, Là bas si j'y suis, diffusée le 29 Novembre 2006, intitulée "Les Patrons contre la Finance". Et particulièrement (mais le cycle des trois émissions vaut le coup d'être écouté en entier!), la 46' minute de cette émission là:///////////http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1046///////////Je mets ci-dessous en intégralité le passage concerné, que j'ai retranscrit par écrit. François Ruffin, journaliste, pose donc des questions à ce directeur d'usine quant à sa vision des "licenciements boursiers" et de la situation de l'emploi en général dans ce contexte.François RUFFIN : Vous pensez qu’il y a quasiment une concurrence à celui qui fera de plus en plus de licenciements aujourd’hui?Dominique ARTHAUD: Je pense que ces 10% de chômeurs qui existent depuis 20 ans, ils doivent intéresser quelqu’un… Y’a quelqu’un que ça arrange là-dedans ! Y’a des gens qui se désolent, tous les jours on en parle. Revenons aux amis de SERALEP [NDLR: l'entreprise dont il est aujourd'hui Directeur, et qu'il essaie de redresser après que cette entreprise soit passée de groupes en groupes contrôlés par des fonds de pensions], les plus gros donateurs sont des commerces de Saint-Vallier, ils ont compris intelligemment et généreusement que c’était aussi l’intérêt de tout le monde que SERALEP vive. Donc un des plus gros donateurs, c’est l’Intermarché qui est à 100 mètres de chez nous ici dans le Nord de Saint-Vallier, un des plus gros donateurs c’est un garage Renault qui est à côté de chez nous, c’est pas neutre, c’est à la fois des gens généreux, c’est à la fois des gens qui intelligemment se sont dit que si on ferme là, eh ben de toute façon ils achèteront plus, ou ils achèteront deux fois moins. Ce qui est surprenant, c’est que le MEDEF fasse pas cette approche, le MEDEF devrait se dire : « Surtout ne licencions pas chez Y, parce que demain je vais licencier chez X » alors qu’aujourd’hui, on a l’impression que c’est « « Vas y Y, vas y ! Licencie, tu te porteras bien mieux et X suivra ton exemple ». Moi ça me désole…FR : Vous dites qu’il doit y avoir des gens à qui ça sert qu’il y ait 10% de chômeurs depuis 20 ans, vous pensez que ça sert à qui ?DA : Je pense que ça donne pour un certain nombre d’employeurs une possibilité de « jouer négativement » sur le marché de l’emploi… Quand je dis négativement, moi je vois, j’ai quatre filleuls, y’en a un qui est chômeur, (ils ont à peu près 25 ans), un qui a un stage, un qui a fait de l’intérim et un qui a un CDD. Aucun n’a un CDI, comme si le CDI avait disparu du marché du travail ! C’est des jeunes de 25 ans, on leur donne déjà une image bizarre de l’entreprise, et maintenant on s’est mis à jouer avec ce marché du travail ce qui est facile hein, y’a plein de monde qui est là, ils acceptent des postes qu’ils n’auraient certainement pas accepté à une époque, par rapport à leur formation, surtout qui acceptent des conditions de travail qui sont moyennes. Et comme vous pouvez le voir, les revendications sont quand même très minimes, je pense qu’on est devenus un peu peureux, et que ce marché du travail à 10 % (de chômeurs), je pense qu’il y a un certain nombre de patrons que ça arrange.FR : Ca veut dire que finalement ces 10% de chômeurs, ils contribuent à imposer un silence au mouvement social ?DA : Ces 10% de chômeurs, ils contribuent à imposer un marché du travail où il y a quelqu’un qui souffre, c’est celui qui cherche du travail, quelqu’un qui est parfaitement à l’aise pour proposer des salaires moins forts qu’avant ou pour freiner au maximum les revendications. C’est vrai, je pense qu’on ne propose presque que des CDD de nos jours...Bon, eh bien que rajouter à ces explications d'un autre cadre qui arrive manifestement aux mêmes conclusions que moi? S'il pouvait connaître les dessous du NAIRU, la boucle serait bouclée... Mais alors, serait-il possible que bien d'autres personnes commencent à douter des beaux discours sur la bataille pour l'emploi et sur les "croisades" contre ce "Fléau" du chômage que l'on nous sert, et de tous bords politiques confondus, depuis 25 ans?Et comme un hasard n'arrive jamais seul, voilà qu'hier Dimanche, lors du zapping sur Canal+, je vois passer un extrait d'un documentaire diffusé sur France 5 intitulé "Il était une fois le salariat" et dans lequel l'économiste (atypique!) Bernard Maris explique que, bien sûr, le chômage est aussi "structurel" (autre petit nom du "chômage d'équilibre", autrement dit du NAIRU) et que depuis 20 ans il a aussi bien servi à dociliser les ardeurs et les revendications des salariés!Et comme les réalisateurs du Zapping sont de subtils monteurs de séquences, quelques séquences plus loin on apprend dans un extrait de JT que d'après un sondage récent (ah les sondages!):près de 50% des français envisageraient (avec anxiété) comme possible le risque de devenir SDF au cours de leur vie, avec une proportion de 62% des 35-49 ans!!!!!J'appelle cela la pédagogie de la Peur. Y'a pas à dire, le dressage a bien été fait depuis 20 ans, et les jeunes qui entrent aujourd'hui dans le "monde du travail "comme on l'appelle (ou du moins tentent d'y entrer...) apprennent vite que c'est loin d'être le meilleur des mondes! Et qu'à court terme, c'est le profil bas qui semble s'imposer...Face à cela, comment continuer à accepter cette mascarade qui consiste pour la plupart des politiques, et comme le dit joliment le chanteur Yves JAMAIT dans un de ses textes, à planter des fleurs aux pieds des SDF!TF1 et consorts passent beaucoup de temps à passer des reportages sur les nouveaux pauvres, sur la précarité, sur les difficultés à se loger, sur le surendettement, sur les SDF et bientôt viendra le "marronier" traditionnel (et donc déjà prêt) sur "la première victime du froid" qui sera bien sûr un SDF... J'avais déjà écrit un article l'année dernière sur ce sujet, le 25 Novembre 2005. Cette année la première victime du froid est encore en vie, elle a du retard... Est-ce parce que d'après l'INSEE, il y aurait moins de pauvres... ou bien plutôt à cause du réchauffement climatique?Ne soyons pas dupes. Car comme je le disais il y a un an, ils montrent, mais que démontrent-ils? TF1 exprime t-elle là toute sa dimension sociale? Permettez moi de igoler... Non, ne faut-il pas plutôt voir dans ces gesticulations médiatiques désormais bien rôdées et prêtes à servir une véritable Pédagogie par la Peur?

16:49 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La verité: "Le chômage a une histoire"

Le chomeur un handicapé social ou un outils economiques de la peur?A lire et a voir sur le terrain, je dirai second choix!Eh oui! Comme nous le rappelle Gilles Balbastre dans ce documentaire de 2001 (durée 2 X 52', visualisable en ligne), le chômage ne date pas d'hier. Ni les explications de nos dirigeants, ni les causes avancées, ni les "remèdes" proposés. Et pourtant, 30 ans plus tard, certaines images et certains propos nous rappellent qu'il peut y avoir un troublant statu quo dans l'apparence du mouvement, de la réforme et de l'engagement dans la guerre contre ce supposé fléau!Ce film, compilation de nombreux documents audiovisuels de l'INA, propose un retour d'une lucidité percutante sur la montée du chômage de masse en France depuis trente ans. Mais à la lumière de la clé de compréhension du NAIRU, il se décrypte, au fil des déclarations des hommes politiques, comme un gigantesque aveu : les classes dirigeantes ont non seulement délibérément consenti au chômage, mais ils l'ont délibérément utilisé comme un outil de pression pour faire passer les différentes réformes successives. Il y eut des intérêts supérieurs à ceux permettant d'accorder à TOUS, dans une société majoritairement salariale, la possibilité de faire partie de cette société et d'obtenir par leur travail des conditions dignes d'existence: la priorité donnée à la lutte contre l'inflation, puis à la politique dite du "franc fort" et enfin à la construction européenne vue sous l'angle dominant du marché et du libre échange. Certains propos de Jacques Delors et de Jean-Pierre Chevènement par exemple ne souffrent d'aucune équivoque...Ce processus se poursuit actuellement en justifiant le recours à plus de précarité (nouveaux contrats type CNE, CPE par exemple) par la supposée lutte contre le chômage !L'histoire permet de relativiser le présent pour mieux en saisir la nature... que l'on finit par ne plus voir!Les premières minutes du film sont lumineuses: la déclaration de Georges Pompidou, alors premier ministre en 1967, et celle d'un certain Jacques Chirac, alors secrétaire d'Etat à l'Emploi, à une époque où le chômage de masse n'existe pas encore (250 000 chômeurs), sont à écouter, à réécouter et à méditer, car elles augurent d'un choix politique délibéré, prémédité, et anticipé:////////////////Georges Pompidou (1967):"Dans le passé récent, nous ne connaissions pas le chômage, sauf en période de crise internationale généralisée, parce que nous n'étions pas une société industrielle moderne. Nous sommes devenus une société industrielle moderne; nous sommes surtout en train de le devenir. [...] Et par conséquent, nous devons considérer l'emploi comme un problème permanent. En permanence il y aura en France un problème de l'emploi. [...] Nous serons donc en risque permanent, et le gouvernement en est parfaitement conscient. Son rôle est de diminuer ces risques parfois, mais son rôle n'est certainement pas d'inviter les gens à la paresse en leur créant de nouvelles protections".////////////////////////////Jacques Chirac (1967):"[...] l'évolution démographique, l'évolution technologique et l'évolution économique, et notamment l'ouverture des frontières, ont conduit le gouvernement à penser que le nombre de demandeurs d'emplois était susceptible de s'accroître tout naturellement dans le cadre des mutations de notre société industrielle dans les années à venir."//////////////////////L'augmentation du chômage est déjà dans les cartons... pour le bien de la nouvelle "société industrielle moderne". Cela s'appelle un sacrifice sociétal. Tout sacrifice est réalisé pour un intérêt jugé supérieur, mais tout sacrifice a un coût..."Le chômage a une histoire"Note: le documentaire s'arrête en 2000 sur une note positive et pleine d'espoir. Depuis, le chant des sirènes et les mirages de l'Ere de la Nouvelle Economie se sont dissipés, et l'histoire du chômage (et désormais de la précarité salariée) a repris son cours...>> Pour les sceptiques, une preuve (parmi tant d'autres) en son et en image...Un économiste de la Société Gérérale est interviewé pour commenter les dernières décisions et explications de Jean-Claude TRICHET, Président de la Banque Centrale Européenne (BCE) quant à la politique monétaire européenne actuelle et à venir.On parle évidemment beaucoup d'inflation (l'obsession de la BCE et des milieux financiers, l'inflation cette "euthanasie des rentiers" comme l'appelait KEYNES), et très vite on parle des risques inflationnistes et donc du marché de l'emploi qui s'améliorerait (ah?). Mais il est vrai que les taux de chômage sont en baisse (même apparente) et ça, ça "REND NERVEUX LA BCE"! Le reste je vous le laisse écouter.Ecoutez bien c'est d'une limpidité qui devrait convaincre plus d'un sceptique!uste pour bien comprendre quelques points de jargon économiste:- les "effets de second tour": en résumé, c'est lorsque les entreprises répercutent leur hausses de coûts et surtout que les salariés se rendant compte que le coût de la vie augmente, se mettent à réclamer des hausses de salaire...- et bien sûr: le "taux de chômage d'équilibre", c'est le nom français du... NAIRU (taux de chômage minimum qui permet d'équilibrer l'inflation, d'éviter qu'elle n'augmente, en faisant pression sur les salariés).

16:43 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CItation

Franco Modigliani, un des initiateurs du concepts du NAIRU; en 2000, lors d'une conférence à Freiburg:"Le chômage est principalement [...] le résultat de politiques macroéconomiques erronées [les décisions des Banques Centrales], inspirées par une crainte obsessionnelle de l'inflation [...] et une attitude considérant le chômage comme quantité négligeable ("a benign neglect for unemployment") [...], apparemment basées sur une utilisation critiquable de la soi-disant approche du NAIRU "Un peu auparavant, il avait exprimé son affliction devant cet "affreux chômage massif" et avait dénoncé le manque d'ambition de l'objectif de 10% de chômeurs. "Aussi longtemps que ce taux n'est pas descendu à 3%, les efforts ne peuvent être relâchés", a-t-il déclaré. A ses yeux, si ce taux est aussi élevé, "c'est que la BCE le veut". La BCE "programme le chômage"1996, Alan Blinder, vice-président de la Banque Centrale américaine:Le NAIRU est " le petit secret de la macro-économie " ("the clean little secret of macroeconomics" ). > Robert Eisner, économiste américain spécialiste du NAIRU (Cité par Jacques Nikonoff dans La comédie des fons de pension, Arléa):" Le NAIRU est un des plus puissants moyen d'influence de ce siècle sur les politiques économiques ".> Octobre 1996, François Soulé-Magnon, conseiller industriel d'Alain Juppé à Matignon:" Dans la conjoncture actuelle, il n'y a que la pression du chômage qui évite une embardée sociale. Une amélioration sur le terrain de l'emploi entraînerait fatalement une pression salariale que le pays ne peut se payer."> 27 MAI 2005, 12h59, France Info, La Bourse:Le chef stratégiste de chez VP finance, François Chevalier, alors qu'on l'interroge sur les perspectives boursières dans les mois à venir, répond : "Le pire ennemi des profits financiers c'est le plein emploi [...] or, nous sommes loin du plein emploi".> 29 Janvier 2007, Article du monde: "2007 : vers une nouvelle année faste pour les Bourses ?""La profitabilité des entreprises restera structurellement élevée, grâce à la mondialisation, la productivité élevée, la FAIBLESSE des créations d'emplois et la faiblesse des charges financières", selon Jean-Pierre Petit, responsable de la recherche économique et de la stratégie d'investissement chez Exane BNP-Paribas."Voir la totalité de l'article ICIComment se fait-il qu'un économiste responsable de la recherche et de la stratégie d'investissement au sein de la plus grande banque privée européenne puisse déclarer une telle chose, et mettre la faiblesse des créations d'emplois dans les facteurs favorables aux bourses et aux profits? Est-il tombé sur la tête? Devenu fou? Victime d'une overdose de profits générés par son employeur (près de 6 milliards d'euros de bénéfices en 2005)?La VERITE est que cet économiste, comme tous les économistes dans ce type de fonctions, connaissent pertinemment le principe du NAIRU, l'utilisent quotidiennement dans leurs analyses et leurs prévisions, et savent qu'il est utilisé aux plus hauts niveaux de pilotages macro-économiques, et notamment à la Banque Centrale Européenne (BCE). Peu de créations d'emploi signifiera sans doute peu de nécessité de remonter de manière importante les taux d'intérêts pour la BCE, et donc continuation de la "faiblesse des charges financières"... Simple non?> Jean-Paul FITOUSSI, économiste, directeur de l'OFCE. Dans La politique de l'impuissance, page 43, Arléa, 2005."Il est en effet beaucoup plus facile de réduire l'inflation que le chômage, et toute politique qui y parvient est réputée courageuse, en raison même des souffrances sociales qu'elle inflige. Pour terrasser l'inflation, il suffit en effet d'augmenter les taux d'intérêt et d'accepter un niveau de chômage élevé. [...] On inventa le concept de NAIRU (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment) pour dire précisément le danger inflationniste que comportait toute tentative de réduction du chômage. En somme, le chômage élevé était un phénomène équilibre ! "Et un peu plus loin, à son interlocuteur qui ajoute " vous êtes en train de dire qu'au fond, obsédé par la lutte contre l'inflation, on a littéralement consenti au chômage ", FITOUSSI répond : " Pis que ça ! On a dans une première phase instrumentalisé le chômage pour combattre l'inflation. Chaque " banquier central " de la planète sait que, dès qu'il augmente les taux d'intérêt, il met au chômage une partie des catégories les plus vulnérables de la population. "Et la phrase qui dit toute l'hypocrisie, le cynisme et au mieux l'ignorance des discours sur le chômage que ce site vise à dénoncer, mérite d'être écrite en capitales :" NON SEULEMENT IL LE SAIT, MAIS C'EST PRECISEMENT POUR ÇA QU'IL LE FAIT ".> Dans le même ordre d'idée, on peut trouver dans un manuel de cours DALLOZ destiné à des étudiants en écononomie, et plus précisément en économie monétaire, intitulé "Monnaie, Banque, Financement", un passage qui ne manquera pas de surprendre le "novice" mais qui illustre en détail ce que dénonce FITOUSSI ci-dessus." Afin de résoudre ce problème de crédibilité, Gordon et Barro (deux économistes, ndlr) envisagent un modèle de construction de réputation [...] Backus et Drifill (deux autres économistes, ndlr) ont alors mis l'accent sur l'attitude des responsables de la politique économique à l'égard de l'inflation : tous prétendront être très hostiles à l'inflation mais seuls le sont réellement ceux qui acceptent un chômage élevé si c'est le prix à payer pour une faible inflation. En acceptant le chômage, les responsables construisent leur réputation car seuls les actes couteux sont convaincants." Chapitre 5, Page 214.Afin de bien comprendre le sens de ce passage, qui fait appel à quelques notions particulières, j'ai écrit cet article d'explication et de commentaire:Dans ce chapître 5, intitulé " Les fondements des politiques monétaires ", les auteurs abordent la problématique de la Banque Centrale indépendante. Ils rappellent tout d'abord que " depuis une vingtaine d'années, c'est le concept d'indépendance des banques centrales qui inspire l'évolution des structures de décision de ces organismes " (p.213). Notre Banque Centrale Européenne (BCE) en est une illustration. Sans entrer dans les arcanes fort subtiles des discours sur les politiques monétaires, les auteurs expliquent qu'au cours des années 70, les niveaux d'inflation (et l'indexation des salaires sur cette inflation) avaient créé une situation où il était devenu nécessaire de mettre en oeuvre une nouvelle donne pour assurer la stabilité des prix. Le penchant inflationniste des gouvernements, cherchant sous la pression populaire (très forte après 68, ne l'oublions pas) à maintenir le chômage à des niveaux raisonnables, devenait insupportable pour toute une catégorie d'agents économiques, à savoir les investisseurs et les détenteurs de capitaux. L'idée des monétaristes (à nouveau Milton Friedman et ses disciples) fut de retirer des mains des gouvernements le contrôle de la création monétaire, c'est-à-dire la capacité de créer de la monnaie ex-nihilo, à partir de rien, ce que l'on appelle couramment faire tourner la planche à billets. En confiant ce rôle de gardien de la monnaie à une banque centrale réputée indépendante (concept dans les faits plus que douteux : indépendant de quoi et de qui, là est toute la question), et en confiant à cette entité la fonction basique de créer tous les ans un peu plus de monnaie selon une règle fixe et " connue de tous " (par exemple 5% par an), alors on était censé atteindre l'optimum nirvanesque de tout capitaliste : une croissance sans " inflation ", c'est-à-dire des profits qui s'accumulent mais qui ne s'érodent pas...Et c'est là qu'intervient le passage le plus intéressant du fameux manuel pour étudiants en sciences économiques. A mon sens, son prix de 28 euros est tout entier rentabilisé par ce qui suit. Le problème de nos économistes cherchant à promouvoir cette toute nouvelle banque centrale sortie de leur imagination est : comment prouver aux marchés financiers et aux agents économiques qu'elle est bien indépendante au sens où elle ne se laissera pas tenter par les travers inflationnistes qui étaient précisément reprochés aux gouvernements ? Leur réponse tient en un mot : la crédibilité. Une telle banque centrale, nouvellement créée, doit acquérir une crédibilité. Elle doit être crédible dans sa lutte contre la fameuse inflation. Et comment peut-elle devenir crédible ? Eh bien, elle doit se construire une réputation.C'est un peu comme le cow-boy du film. Il devient respecté et crédible grâce à sa réputation de gâchette fine, rapide et précise. Après en avoir descendu quelques uns, sa réputation est faite et tous y réfléchiront à deux fois avant de venir lui chatouiller les narines. Eh bien, figurez-vous, une banque centrale, et notamment son président, incarnant le rôle du " banquier central conservateur " (c'est le nom technique de cette conception actuellement en vogue), c'est un peu comme cette histoire de western. Lisons." Afin de résoudre ce problème de crédibilité, Gordon et Barro (deux économistes, ndlr) envisagent un modèle de construction de réputation [...] Backus et Drifill (deux autres économistes, ndlr) ont alors mis l'accent sur l'attitude des responsables de la politique économique à l'égard de l'inflation : tous prétendront être très hostiles à l'inflation mais seuls le sont réellement ceux qui acceptent un chômage élevé si c'est le prix à payer pour une faible inflation ".Arrive la phrase qui ferait frémir plus d'un chômeur, d'un salarié, et d'un honnête homme:" EN ACCEPTANT LE CHOMAGE, LES RESPONSABLES CONSTRUISENT LEUR REPUTATION CAR SEULS LES ACTES COUTEUX SONT CONVAINCANTS " .Quand je l'ai lue pour la première fois, cette phrase a résonné dans ma tête de longues minutes. Elle plaçait le point final sur le i de mes intuitions. Voilà donc le modèle qui sous-tendait aujourd'hui nos économies modernes, et l'Europe en particulier, qui possède aujourd'hui, et depuis 1998 , la banque centrale la plus " indépendante " du monde, il faut le rappeler !En clair, la BCE est actuellement en phase de construction de sa réputation. Elle a, il faut le dire, à sa tête un homme qui a lui déjà une certaine réputation. Jean-Claude TRICHET, actuel président de la BCE, fut auparavant pendant de longues années (celles de la montée du chômage) gouverneur de la Banque de France. J'avais déjà entendu dire à plusieurs reprises que ce monsieur avait sur la conscience au moins deux millions de chômeurs français. A l'époque, je n'avais pas compris. On parlait de politique du franc fort, mais je ne connaissais ni le NAIRU, ni les " règles du jeu " en vigueur dans le métier. Ces deux millions de chômeurs que certains lui imputaient, ce n'était pas en fait le fruit d'une erreur de politique, comme le quidam aurait éventuellement pu le penser. Ces deux millions de chômeurs français étaient manifestement les matériaux de construction de la réputation du monsieur en question en tant que banquier central moderne. Qu'il fut nommé (on ne parle pas d'élection dans ce milieu, c'est de la cooptation bien sentie) nouveau Président de la BCE après ce brillant parcours n'est donc pas un hasard : sa réputation et sa crédibilité passée dans la lutte contre l'inflation parlaient en sa faveur. Les chômeurs allongés sur le sol pouvaient en témoigner. Les colts du cow-boy Trichet luisaient au soleil le jour de sa prise de pouvoir. La noble et respectable institution sise à Francfort ne pouvait que bénéficier des rejaillissements de cette nomination sur sa propre réputation... Réputation auprès de qui au fait ? Mais des marchés, et principalement des marchés financiers, pardi...On apprend décidément des choses fort intéressantes en ouvrant certains ouvrages destinés à la formation économique d'une partie de nos "experts"...> Bernard Salanié, L'économie sans tabou, éditions Le Pommier, 2004. Economiste au CREST, centre de recherche de l'INSEE, professeur à polytechnique et à l'ENSAE.Où l'on découvre un étonnant "Taux de sacrifice"...Chapitre " Les multiples formes du chômage ", p.88 :"Réciproquement, une baisse de l'inflation ne peut être obtenue qu'au prix de l'acceptation d'un taux de chômage supérieur au taux de chômage structurel pendant la période de désinflation.Pour donner un ordre de grandeur on estime que la valeur du "taux de sacrifice" est entre 2 et 3% : pour réduire l'inflation de 1%, il faut tolérer une augmentation du taux de chômage de 2 ou 3% pendant un an, ou de 1% pendant 2 ou 3 ans. C'est la forme moderne de la courbe de Phillips, parfois évoquée dans les journaux, qui représente les variations de l'inflation en fonction du taux de chômage. Elle rend bien compte du processus de désinflation qu'a connu la France au milieu des années 80."VU SOUS CET ANGLE, LE CHÔMAGE DE MASSE DURABLE DE CES TRENTE DERNIERES ANNEES APPARAÎT CLAIREMENT COMME UN SACRIFICE SOCIETAL DELIBERE...> NEW La dernière preuve en date en provenance de l'OCDE du fait que faire pression sur les chômeurs pour mieux faire pression sur les salariés est une stratégie délibérée aux plus hauts niveaux de pilotage économique...A quoi sert la pression actuelle sur les chômeurs? Pourquoi cette tendance générale, dans l'Union Européenne (cf. les réformes Hartz en Allemagne), à accentuer la stigmatisation des chômeurs ? Pourquoi cette omniprésence dans les débats et l'opinion publics de "l'évidence" de comportements individuels "déviants" d'assistés soi-disant abusant du système de protection sociale ?Indépendamment des réactions morales ou politiques suscitées par cette nouvelle "chasse aux mauvais pauvres" qui semble comme faire écho aux formes anciennes de traitement punitif des mendiants et autres vagabonds, on peut à tout le moins être surpris d'une telle tendance.L'OCDE, à sa manière cynique, apporte la réponse dans son récent rapport sur l'emploi :« Les réformes structurelles, qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés » .Source: Perspectives de l'emploi de l'OCDE (2006). Stimuler l'emploi et les revenus ; cité par Laurent Cordonnier dans un article récent du Monde Diplomatique (« Economistes en guerre contre les chômeurs ».N'est-ce pas d'une limpidité effrayante? Et c'est l'OCDE qui l'écrit! C'est la définition même du sacrifice ou du bouc émissaire, et le taux de sacrifice (voir ci-dessus) prend ainsi tout son sens!Si ce n'est pas (encore une fois) une preuve du caractère éminemment opératoire du principe actif derrière le NAIRU, que faut-il de plus pour convaincre les plus sceptiques?Le chômeur doit souffrir encore plus, être stigmatisé encore plus durement, pour devenir un épouvantail social encore plus efficace, afin de dociliser le reste des fantassins salariés...Avec bien sûr au sommet de la Pyramide des Epouvantails le nec plus ultra: le SDF, que l'on montre beaucoup dans les médias, mais dans quel but: dénoncer et agir, ou bien avant tout faire peur?62% des 35-49 ans craignent un jour de devenir SDF d'après un sondage récent. La stratégie de l'OCDE risque donc de bien fonctionner.

16:23 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

NAIRU, Le Nom de la Ruse

Le scénario... Le Moyen Age a connu sa grande peur: celle inspirée par l'Eglise au travers du Diable. Dans le Nom de la Rose, Guillaume de Baskerville (joué par Sean Connery) nous montre comment un livre d'Aristote sur le rire devient une menace pour l'Eglise: les moines copistes qui pourraient le reproduire sont assassinés les uns après les autres. Si on rit, le Diable semble moins menaçant, et si on a moins peur du Diable, alors on sera peut-être moins enclin à croire en Dieu...Le NAIRU*, le taux de chômage en dessous duquel il NE FAUT SURTOUT PAS descendre, est le Diable Moderne: le chômage qui en résulte sert avant tout, et délibérément, à faire peur aux citoyens et aux salariés. Afin de les rendre plus dociles... A chaque époque son Diable et ses formes de contrôle social. Les discours actuels sont à la culpabilisation de ces "fainéants de chômeurs", qui ne penseraient qu'à frauder le système. Et si c'était le système qui nous fraudait tous?Ce site est une plongée dans le plus "grand petit secret" de la macro-économie, comme l'affirma lui-même Alan Blinder en 1996, alors vice président de la Banque Centrale américaine, la FED. Inconnu du grand public, jamais évoqué dans aucun débat médiatique, le NAIRU est LA clé pour comprendre le chômage actuel, en particulier son caractère massif et persistant. Qui n'est pas un fléau contre lequel tous jurent - pardon, promettent - de mener Croisade, comme nos politiques et présentateurs vedettes de JT nous le répètent à l'envi, mais un choix délibéré, réalisé au plus haut niveau. Un choix éclairé, justifié par un argument présenté comme rationnel: la lutte contre l'inflation. Mais cet argument est lourd de conséquences, dans la mesure où il est aussi un prétexte pour faire accepter sans questionnement des choses bien moins avouables. L'arbre de la lutte contre la vie chère cache la forêt du chômage de masse, de l'insécurité sociale, de la trouille de perdre son emploi. Si Croisade nous devons mener, ce n'est pas contre le chômage en lui-même mais contre ceux qui le programment et l'instrumentalisent, aux dépens et à l'insu de la majorité de la population...A l'époque d'Internet, les internautes copistes ne craignent plus rien (enfin je l'espère!).Dieu merci ?* acronyme anglais: Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment, littéralement le "Taux de chômage qui n'accélère pas (n'augmente pas) l'inflation".Ce qu'il faut savoir en 5 minutes... Au cours des trente dernières années, le chômage de masse est devenu une constante de notre société. Toutes les explications ont été données, les discours les plus divers se sont succédés. Aujourd'hui, le chômage est toujours là, massif, quasi-constant. Si par ailleurs on ne se limite pas aux chiffres officiels sur lesquels l'attention se focalise car largement martelés dans les médias, mais que l'on y ajoute le "halo" autour du chômage (sous-emploi et mal-emploi subis, emplois artificiels et sous rémunérés, travailleurs pauvres et précaires, baisse artificielle des chiffres par affectation à des catégories annexes -formations, pré-retraites, dispensés de recherche d'emplois, etc. ), on peut atteindre des chiffres de l'ordre de 7 millions de personnes, pour reprendre le chiffre du rapport Guaino de 1997 (Chômage, le cas français). A l'époque, le congédiement immédiat de son auteur et la mise sous embargo de ce rapport montrèrent à quel point le sujet était politiquement sensible. Trop de chômage visible pouvant faire perdre les élections. Mais trop peu risquant aussi de poser problème, car...> ...toutes les explications disais-je? Pourtant, il en est une qui n'est jamais parvenue jusqu'aux oreilles du grand public: le NAIRU.> Le Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment (NAIRU) est le taux de chômage minimum qui n'accélère pas l'inflation. C'est un concept très présent dans les travaux des économistes. Ses traductions françaises sont bien moins parlantes que sa version anglo-saxonne: taux de chômage d'équilibre (rare) ou taux de chômage structurel (plus courant, bein que rarement explicité)> Le concept est issu des travaux d'un économiste: en 1958, William Phillips montre qu'historiquement, on observe une relation inverse entre augmentations salariales et chômage. Quand l'emploi se fait rare, les salariés sont sous pression et modèrent leurs vélléités. La menace du chômage rend plus docile... C'est ce que semble montrer la Courbe de Phillips> La découverte fait florès, les travaux se succèdent. En 1968, Milton Friedman, économiste monétariste (libéral), introduit le Taux de Chômage Naturel. Il y aurait dans la société un taux de chômage en dessous duquel les gouvernements ne devraient pas essayer de descendre, car alors, leurs efforts seraient vains et ne conduiraient qu'à relancer l'inflation. Trop peu de chômage serait mauvais pour la lutte contre l'inflation...> Le NAIRU est introduit en 1975 par Lucas Papademos et Franco Modigliani. Il vise à priori à nuancer la brutalité du "mur de Friedman". A un niveau élevé, on pourrait lutter contre le chômage, mais en se rapprochant du NAIRU, les risques augmenteraient de voir l'inflation se relancer. Problème: où se situe le NAIRU? Les économistes sont bien incapables de le calculer avec précision! Pourtant, ils ne se privent pas de l'utiliser régulièrement...> Dans les années 60 et surtout 70, les profits des entreprises sont érodés par une inflation qui augmente et un rapport de force en leur défaveur (encore accru après les mouvements sociaux posts 68). Les détenteurs de patrimoines et les prêteurs de capitaux sont pénalisés par une inflation à deux chiffres. L'offensive du courant économiste libéral (à partir de la fin des années 60) va arriver à point nommé pour renverser la vapeur.> Le NAIRU et le chômage qui l'accompagnent vont devenir une variable d'ajustement permettant de faire pression sur les conditions du marché du travail. Celui-ci redevient globalement défavorable aux salariés en même temps que le chômage augmente, en particulier au cours des années 80 et 90. En 20 ans, la part de la richesse nationale qui revient aux salariés recule en France de 10% par rapport à celle allant aux détenteur de capitaux. Les conflits du travail (grèves principalement) diminuent de 86% en 20 ans. Le chômage et la précarité créent de la peur et modifient les termes de la négociation employeurs-salariés. Sur la même période, l'inflation officielle a chuté considérablement... pendant que le chômage augmentait non moins considérablement!> Le NAIRU est aujourd'hui extrêmement utilisé. Sur Google, tapez NAIRU et vous obtiendrez plus de 170 000 pages. Allez sur le site du Sénat, et vous y trouverez en effectuant une recherche plusieurs dizaines de documents utilisant ce concept. L'Organisme de Coopération et de Développement Economique (OCDE) qui est une institution éminemment influente de par ses recommandations économiques, réalise de nombreuses estimations du NAIRU. Sur le site de la Banque Centrale Européenne (BCE), gardienne de l'Euro, pas moins de 200 documents avec ce terme vous seront servis. Normal car la BCE a pour UNIQUE OBJECTIF la lutte contre l'inflation (c'est défini dans ses statuts). Selon l'OCDE et et BCE, le taux de chômage qui stabilise l'inflation en Europe serait aujourd'hui de l'ordre de 10%... En 1997, les NAIRU estimés pour chaque pays pouvaient être considérables (jusque 19% de la population active en Espagne!)>> ET POURTANT, EN AVEZ VOUS DEJA ENTENDU PARLER?> L'essor au cours de la dernière décennie de la sphère financière a renforcé l'obsession de la lutte contre l'inflation. Les profits financiers sont allergiques à l'inflation, car celle-ci érode la valeur de l'argent... de ceux qui en détiennent beaucoup!> Ceci explique notamment que le NAIRU soit un concept aussi présent dans les travaux et les recommandations des économistes, surtout lorsque ceux-ci exercent des fonctions importantes au sein d'établissements financiers privés...> Le chômage est toujours présenté comme un "Fléau", un "Cancer", contre lequel tous jurent de mener combat. L'emploi est la priorité du gouvernement, cela fait des décennies que nous entendons cela. Mais un phénomène aussi durable et massif dans le temps ne peut exister sans un choix délibéré. L'explication selon laquelle le problème serait un manque de croissance est fallacieuse. Celle qui vise actuellement à stigmatiser les chômeurs en les rendant en quelque sorte responsable de leur sort est cynique... En laissant supposer que le chômeur est un fraudeur et un profiteur, on renverse la charge de la preuve et on fait diversion en dédouanant le système de toute responsabilité, et encore plus de toute intentionalité.> La régulation de l'économie par l'inflation a été remplacée par une régulation par raréfaction de l'emploi. La croissance potentielle visée par la BCE inclut dès le départ l'hypothèse d'un taux de chômage supérieur au NAIRU. Le volant statistique de chômeurs correspondant au NAIRU est dès le départ exclu, il est considéré comme "non mobilisable" puisque priorité va à la lutte contre l'inflation.> Le chômage un Fléau? Sans doute pour ceux qui le vivent ainsi que pour les salariés qui en ressentent la pression. Mais cette enquête sur le NAIRU montre que le chômage est avant tout un outil de pression sur le marché du travail. Un chômeur travaille pour ainsi dire, et à son insu, à tirer l'inflation vers le bas. L'utilisation opérationnelle du NAIRU lui attibue au moins ce rôle, sans le lui reconnaître officiellement bien sûr. Car le NAIRU n'est pas vraiment politiquement correct. Ce qui explique sans doute son absence du débat public qui contraste singulièrement avec son omniprésence dans les travaux des économistes.> Affirmer que le chômage est voulu et planifié est sans doute "hérétique". Pourtant, les indices réunis ici constituent un faisceau de preuves très dense et cohérent. Par ailleurs, quand c'est un des créateurs du concept de NAIRU, prix Nobel d'Economie, qui le déclare et le dénonce, c'est qu'il y a sans doute quelque vérité dans cette hérésie. Ceci implique certainement un changement radical de nos représentations et l'impératif de demander des comptes à nos dirigeants et représentants ainsi qu'à ceux qui les conseillent et orientent leurs politiques.Depuis l'âge de sept ans, en 1973, j'ai appris à vivre, comme vous sans doute, dans une société dans laquelle le chômage est devenu un terme et une réalité tellement familiers qu'il fait désormais partie des murs de la maison. En augmentation régulière depuis cette date, à de rares exceptions près, il est même devenu ce que l'on appelle couramment un « chômage de masse », autant par le nombre des personnes concernées directement ou indirectement dans la population (qui se comptent en millions dans la plupart des pays) que par son extension à l'ensemble des pays caractérisés par une économie « moderne » de marché.L'Allemagne a ainsi, en Janvier 2005, dépassé le cap des 5 millions de chômeurs inscrits (j'insiste sur ce terme, on verra pourquoi), record absolu depuis la seconde guerre mondiale. En Europe, les chiffres officiels seraient aux alentours de 35 millions. Il y a en France en permanence depuis plus de 20 ans une situation dans laquelle le chômage est bien supérieur à ce qu'il fut au moment de la pire crise économique connue, celle de 1929! Il semblerait que nous soyons donc dans une crise... permanente!Cela fait en réalité 30 ans que le phénomène est présent et se répand. Et cela fait également 30 ans que nos dirigeants et leurs conseillers politiques et économiques de tous poils ânonnent le même refrain : le chômage est un Fléau (comme en son temps les sept plaies d'Egypte ou la Peste), et il constitue la préoccupation, l'objectif, la priorité « number one » du gouvernement du moment, nécessitant un engagement de tous pour mener la lutte, que dis-je la Croisade contre cette catastrophe sociale. Mais si le discours a présenté pendant longtemps ces chômeurs comme de pauvres victimes innocentes d'un système économique lui aussi innocent puisque visant un bien-être économique et social toujours plus grand, la tendance actuelle en Europe est à un discours bien plus culpabilisant... non pour le système qui reste au dessus de tout soupçon, mais pour ces chômeurs qui sont de plus en plus désignés par nos politiques comme un peu responsables de leur sort, quand il ne sont pas tout simplement des tire-au-flanc et des fraudeurs.En 1998, connaissant moi-même mon baptême du feu en tant que chômeur (j'étais cadre dans une grande entreprise), je me décide à mieux comprendre de l'intérieur cette partie du système économique. Autant faire de cette période une période de formation... aussi sur ce qu'est le chômage ! Le chômage, comment ça marche ? Quels sont les règles, les droits, les modes de calculs des statistiques, quelle est son histoire, qu'en dit-on en politique et dans les médias, que fait-on pour le gérer voire le résorber ? La première évidence qui saute aux yeux, c'est que si le chômage est soi-disant le produit d'une crise conjoncturelle, c'est une crise qui dure ! Et une crise qui dure n'est plus une crise. Par définition ! Par ailleurs, tout semble bien me montrer qu'il y a une véritable machinerie mise en place pour le gérer sur le long terme. Il ne s'agit pas là de dénoncer ou de critiquer cette machinerie, il s'agit juste de constater son existence. Ce que j'ai en face de moi pour me gérer en tant que chômeur n'est pas un hôpital de campagne, c'est un hôpital tout court. Si le chômage est un Fléau, c'est un Fléau Institutionnalisé. Mais à cette date, bien que commençant à avoir quelques doutes sur l'efficacité des discours incantatoires visant à son éradication, je n'en ai pas encore vraiment sur la sincérité de ceux qui les diffusent.Et puis, en 2000, je tombe par hasard sur un livre intitulé « La comédie des fonds de pension [1]», rédigé par un inconnu pour moi, Jacques Nikonoff, qui n'est bien sûr pas encore le Président d'Attac à cette date. Un chapitre est consacré à une bête étrange et singulière, le NAIRU, acronyme anglais de « Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment ». Kesako? La traduction littérale est le « taux de chômage qui n'accélère pas l'inflation ». Sans rentrer dans le détail tout de suite, l'idée serait qu'en macro-économie moderne, si on ne souhaite pas que l'inflation (mesurée par la hausse des prix à la consommation) dépasse un certain niveau, il faudrait que le chômage ne descende pas en dessous d'un certain seuil, qui serait justement donné par ce fameux NAIRU. Vous avez bien lu, « ne descende pas en dessous de ce seuil » ! En clair, dans une économie moderne, il y aurait une sorte d'arbitrage délibéré entre chômage et inflation. Moins d'inflation voudrait dire plus de chômeurs, et vice versa. La conclusion qui en découlerait serait que bien sûr, un chômeur ne serait pas une victime innocente d'un système tout à fait innocent, mais une victime innocente, préméditée et UTILE d'un système qui ne serait pas tout à fait innocent s'il s'avérait qu'il ait comme vraie priorité « number one » la lutte contre l'inflation. Chômage ou inflation, il faudrait choisir, et le choix pourrait être coupable! J'ai alors la même réaction que vous probablement en ce moment : c'est tellement énorme que je reste incrédule malgré le caractère manifestement bien documenté du chapitre en question. Un niveau de chômage délibéré maintenu comme nécessaire au fonctionnement du système, c'est tellement éloigné de la représentation de l'opinion publique et des discours qui l'abreuvent, non, ce n'est évidemment pas possible!J'effectue alors quelques recherches sur Internet afin d'éclaircir la chose. Et là, je suis sidéré. Non, seulement ce concept existe bel et bien, mais en plus il apparaît comme pleinement opérationnel si j'en juge au nombre et à la nature des documents que je découvre et dans lesquels il apparaît. Loin d'être un concept poussiéreux restant cantonné au fin fond de quelque manuel d'économie, il est reprit et développé par de nombreux analystes et décideurs économiques, parmi lesquels des organismes et des institutions influentes (OCDE , BCE, FED, pour n'en citer que quelques-unes) ainsi que des personnalités aussi connues qu'Alan Greenspan ou Jean-Claude Trichet par exemple, respectivement présidents des deux banques centrales européennes et américaines.Le lecteur un peu curieux, et même le journaliste moderne un peu atone et endormi par le « fil » incessant des dépêches de l'AFP qu'il a appris à « copier-coller » pour remplir de manière « productive » les colonnes dont il a la charge, pourra ainsi vérifier par lui-même qu'en tapant NAIRU sur un moteur de recherche comme Google, ce ne seront pas moins de 61 200 pages contenant ce terme qu'il pourra consulter avec profit, d'autant mieux qu'il maîtrise la langue de Shakespeare il est vrai ! Le NAIRU est omniprésent dans certains milieux, et pourtant il reste invisible aux yeux de tous. Chut, il vaut mieux ne pas s'étendre là-dessus ! Comme le déclarait en 1996 le vice-président de la Banque Centrale américaine, Alan Blinder, ce NAIRU est « le petit secret de la macro-économie » ("the clean little secret of macroeconomics" )! Quant à Robert Eisner, économiste américain spécialiste de cette question, il ira jusqu'à déclarer que le NAIRU un des plus puissants moyen d'influence de ce siècle sur les politiques économiques .Quand même ...Il y a là quelque chose qui semble pour le moins discordant avec les discours que l'on entend tous les jours sur ce sujet qui est devenu au fil des ans, et si on en croit les sondages d'opinions (mais doit-on encore les croire?), la préoccupation majeure des français. La peur du chômage avant même la peur de l'insécurité, l'insécurité économique plus angoissante que "l'insécurité" tout court, voilà une histoire de peurs qui mérite d'en examiner d'un peu plus près les ressorts. Car les ressorts, comme chacun le sait, ça se remonte...l est difficile d'accepter une idée hérétique. Justement parce qu'elle est hérétique, c'est-à-dire contraire à la pensée ou à la CROYANCE dominante.Considérer que le chômage n'est pas qu'un Fléau mais qu'il est aussi un OUTIL de régulation (et de pression) délibérément entretenu et incorporé à part entière dans le fonctionnement des politiques macroéconomiques depuis 30 ans est donc clairement hérétique...Pourtant, des indices, et mêmes des PREUVES existent et même abondent quand on sait les repérer et les décoder. Une fois que l'on commence à examiner ce qui est disponible à notre esprit critique et à notre réflexion, le doute s'installe, certaines incohérences de la situation actuelle se font jour et s'expliquent, un début de conviction de plus en plus intime prend corps... Je le sais parfaitement car comme vous, il y a plusieurs années, je n'ai pas pu (ni VOULU!) y croire, et pourtant, j'ai dû finir par m'y résoudre: trop de choses ne collent pas dans les discours entendus depuis 20 ans...La difficulté à prendre du recul sur cette question du chômage provient d'un élément essentiel: l'existence d'un discours perpétuel qui vient nous occuper l'esprit pour nous placer dans le présent voir l'ultraprésent. Les chiffres du chômage, chaque mois, répétés en boucle, commentés à chaque variation de décimale, sont une musique de fond qui endort, et parviendrait presque à nous faire croire que le chômage daterait d'hier soir minuit!Quand aux "solutions", au fait que bien sûr la lutte contre ce "Fléau" (terme qui ne désigne pas qu'une catastrophe mais aussi un OUTIL pour l'agriculture, remarquons le...) est et sera la PRIORITE ABSOLUE de ce gouvernement, comme des précédents et des suivants, que la "Bataille pour l'Emploi" va "mobiliser toutes nos ressources et notre énergie", elles se sont succédées depuis 25 ans sans que la vraie reélité ne change: le chômage massif et de plus en plus généralisé (c'est-à-dire ne se limitant plus à des catégories spécifiques) s'est bel est bien instauré.Le but de cette page est de FAIRE UN NECESSAIRE PAS DE COTE en revoyant (et pour certains en voyant sans doute) quelques images d'archives sur ce qui a pu se dire sur cette question au fil des ans, pour l'essentielles tirées de l'INA (Institut National de l'Audiovisuel).Sans histoire, le présent est bien souvent insaisissable dans toutes ses dimensions. En matière de chômage, le présent n'est que la surface d'un passé profond. L'étonnante continuité de ce dernier questionne l'apparente mouvance gesticulatoire du premier. Au delà de la farandole des mots, certains faits sont tenaces!

16:22 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le chomage voulue et outils de peur pour l'economie des riches

Si vous pensez encore que le chômage est un Fléau "NATUREL", c'est que vous ne connaissez pas le NAIRU!Extrait vidéo de la chaine BLOOMBERG TV (chaine financière sur le satellite), enregistré le 22 Décembre 2006.Un économiste de la Société Gérérale est interviewé pour commenter les dernières décisions et explications de Jean-Claude TRICHET, Président de la Banque Centrale Européenne (BCE, basée à Francfort, émettrice de l'Euro) quant à la politique monétaire européenne actuelle et à venir.La priorité UNIQUE de la BCE, et l'obsession des marchés financiers, est l'INFLATION. Or les taux de chômage "officiels" sont en baisse (même apparente) et ça, ça "REND NERVEUX LA BCE"! Le reste je vous le laisse écouter.J'ai retranscrit le passage clé ci-dessous:Juste un point: le "taux de chômage d'équilibre", c'est le nom français du fameux NAIRU, le taux de chômage MINIMUM (oui,minimum!)qui permet d'équilibrer l'inflation, d'éviter qu'elle n'augmente, en faisant pression sur les salaires et... les salariés par la Peur du chômage et de la précarité)."... aujourd'hui il y a une amélioration de la situation de l'emploi, il y a des tensions sur certains marchés du travail et on voit bien que même si les taux de chômage restent élévés (il le reconnaît, NDLR!), on peut se dire qu'HISTORIQUEMENT ON EST AU NIVEAU DES TAUX DE CHOMAGE D'EQUILIBRE (NAIRU donc), VOIRE LEGEREMENT EN DESSOUS, et ça ça crée FORCEMENT un RISQUE ou une NERVOSITE du côté de la BCE..."FORCEMENT!!!!NON le chômage n'est pas qu'un Fléau, mais aussi un outil de régulation économique et de contrôle social par la PEUR fort efficacement employé depuis 20 ans.

16:15 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

De l'autre cotés du Periph

16:12 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La pauvreté menace en Belgique

Pluss de 20 % des Belges sont directement exposés au risque de pauvreté, selon les chiffres d'une enquête européenne. Pour le ministre de l'intégration sociale Christian Dupont, sans sécurité sociale, 44% des Belges se trouveraient en-deçà du seuil de pauvreté. Plus de 15 % des Belges sont directement exposés au risque de pauvreté, selon les chiffres d'une enquête européenne. Pour le ministre de l'intégration sociale Christian Dupont, sans sécurité sociale, 44% des Belges se trouveraient en-deçà du seuil de pauvreté. A l'échelle du globe, la pauvreté n'a ni couleur, ni frontière. Et pourtant, d'un continent à l'autre, elle revêt des visages bien différents. Quoi de commun en effet entre le paysan africain qui ne peut s'acheter une brouette et l'agriculteur du Vieux Continent, lourdement surendetté, qui n'arrive plus à joindre les deux bouts ? Leurs modes de vie n'ont certes rien à voir ; pourtant, tous deux sont des exclus, relégués en marge de leur société. De fait, on l'oublie trop souvent, nos contrées prospères ont aussi leur lot de laissés-pour-compte. C'est la raison pour laquelle Billy-globe a décidé de se pencher sur leur réalité en Belgique.Au-delà des chiffresQu'est-ce que la pauvreté dans un pays comme le nôtre ? Pour délimiter la frontière entre pauvre et non pauvre, l'Union européenne, par exemple, raisonne en terme de revenus. On est considéré comme démuni lorsqu'on gagne moins de la moitié du revenu moyen du pays où l'on vit. Mais mesurer la pauvreté d'une population sur cet unique critère est loin de refléter parfaitement la réalité. Primo, un certain nombre de gens pauvres « n'entrent pas » dans ce type de définition; c'est le cas, par exemple, de ceux qui connaissent de lourds problèmes de surendettement, malgré un salaire correct. Deuzio, cette approche par le seuil de revenu masque une foule d'autres visages de la pauvreté : lutte pour les droits, problèmes scolaires, santé défaillante, souffrance, humiliation, stress continu, sentiment d'inutilité, etc. C'est aussi cela la pauvreté et pour l'approcher, il faut accorder de la place à une vision plus en nuance, plus qualitative que quantitative et multidimensionnelle.Parole aux pauvresEn Belgique, la connaissance de la pauvreté a connu un tournant décisif avec le premier Rapport général sur la pauvreté de 1994. Pour la première fois ici, pour comprendre la réalité de l'exclusion, on privilégiait une approche fondée sur le dialogue entre des associations dans lesquelles des personnes pauvres s'expriment, des représentants des CPAS et des instances scientifiques, administratives et politiques. Un pas de géant vers une définition participative de la pauvreté, qui donne la parole à ceux qui la vivent chaque jour. Ainsi cette femme qui raconte : « A l'école, les enfants subissent les étiquettes. Ces étiquettes, ça les écrase pour demain. Et cela alors qu'ils sont innocents et qu'ils devraient avoir l'avenir devant eux » A l'issue de ces échanges, a émergé entre autres une vision nouvelle qui qualifie la pauvreté et la précarité d'existence, de violation des droits de l'homme. Depuis ce rapport, grâce au Service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l'exclusion sociale , la conversation avec les démunis se poursuit, accouchant tous les deux ans d'un nouveau rapport. Parallèlement à cette mission, ce service pilote un projet novateur sur les indicateurs de pauvreté. Un groupe de travail planche depuis avril 2002 sur cette question, avec autour de la table des personnes pauvres, des chercheurs spécialistes de cette question, des représentants de l'administration. Leur objectif : approcher le plus finement possible, le plus proche surtout du vécu et de la perception des pauvres eux-même, la réalité de l'exclusion. Le projet sera clôt en décembre prochain, et publiera ses conclusions en janvier 2004ActuellementPlus de 15 % des Belges sont directement exposés au risque de pauvreté. Autrement dit, 15,2% de la population appartient à un ménage où le revenu disponible (après correction tenant compte de la taille du ménage, soit 9.270,67 euros par an) se situe en-dessous de 60% du revenu moyen national individuel.Ces chiffres plutôt alarmants émanent d'une enquête européenne, portant sur l'année 2003 et baptisée EU-SILC ("European Union Statistics on Income and Living Conditions"). Celle-ci vise à étudier le revenu et les conditions de vie des Européens.Selon la première mouture de cette enquête, effectuée par le Service public fédéral (SPF) Economie, PME, Classes moyennes et Energie auprès de quelque 6.000 ménages privés du pays, un ménage unipersonnel gagne en moyenne 1.422,81 euros par mois et 17.073,67 euros par an.Le seuil du risque de pauvreté est donc atteint, pour un ménage d'une personne, à partir de revenus ne dépassant pas 772,56 euros par mois et 9.270,67 euros par an.Pas moins de 15,2% des Belges sont directement exposés au risque de pauvreté. Ce risque menace plus directement encore les chômeurs (32%), les parents seuls (31,2%), les locataires (24,6%) et les plus de 65 ans (22,6%).A l'inverse, avoir un emploi est une garantie plus sûre contre la pauvreté: le risque y est limité à 6,4%. De même, les propriétaires sont eux aussi mieux protégés (12,4%), tandis que les hommes sont moins exposés que les femmes au risque de pauvreté: 14,2% contre 16,2%.Par ailleurs, on notera que les 20% de la population au revenu le plus élevé ont un revenu 4,3 fois supérieur à celui des 20% au revenu le plus faible.L'enquête étudie également trois indicateurs non monétaires: le confort de base du logement (présence ou non d'une baignoire ou d'une douche, d'un cabinet de toilette avec chasse d'eau à l'intérieur du logement, du chauffage central et de l'eau courante chaude), la possession de biens de consommation courante (voiture, téléviseur couleur, téléphone et ordinateur) et l'appréciation subjective des ménages sur leur situation financière.Selon l'enquête du SPF Economie, 79,9% des ménages détiennent dans leur logement tout le confort de base. De même, 87,4% de ceux-ci disposent d'au moins trois des quatre biens de consommation cités. Enfin, 61,9% des ménages estiment ne pas avoir de difficultés à boucler leur budget.L'enquête EU-SILC, qui succède à l'Etude Panel des Ménages belges (PSBH) effectuée durant une dizaine d'années par les universités d'Anvers et de Liège, également dans un cadre européen, "s'inscrit dans le cadre de la lutte pour l'inclusion sociale et économique et des efforts en vue d'établir des indicateurs structurels capables d'appréhender la cohésion sociale", précise encore le SPF Economiepauvrete

15:44 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17,5% des Wallons sont pauvres

Un Belge sur 7 (soit 14,7% de la population) est pauvre, selon les résultats belges de l'enquête EU-SILC 2005 sur les revenus et les conditions de vie, publiée ce mardi par le Service public fédéral Economie.(prenez en compte que une bonne moitié des pauvres, ne sont pas comptabilisé et donc doublez les mesures).Pire que la moyenne européenne: Etre pauvre signifie devoir vivre avec moins de 822 euros (erreur: cela a été baissé a 772E, ce qui fait que ceux gagnant plus en sont exclu et vivote tant que mal) par mois pour une personne isolée ou moins de 1.726 euros par mois pour un ménage composé de deux adultes et deux enfants. La pauvreté touche 10,7% de la population en Flandre et 17,5% en Wallonie, alors que la moyenne européenne est de 16%.Personnes seules et séniorsLes femmes, les plus de 65 ans, les personnes seules -et singulièrement les parents de familles monoparentales- présentent un risque sensiblement accru de sombrer dans la pauvreté. Par contre, avoir un emploi constitue le meilleur rempart contre la pauvreté, selon l'étude.AllocationsQuelque 17% de la population vit dans un ménage dont le chef estime avoir des difficultés, voire de grosses difficultés, à joindre les deux bouts. Près de 50% de la population pauvre vit dans ce type de ménage. Les transferts sociaux (allocations, etc.) remplissent un rôle correcteur important dans la lutte contre la pauvreté. Sans la moindre allocation, 41,8% de la population vivrait dans la pauvreté. Sans allocations, mais avec les pensions de retraite, cette proportion atteindrait 27,8% de la population. (belga)large_353027

15:38 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Endettement: 158.000 Wallons concernés (24/03/2007)

16.000 dossiers ont été pris en charge par les services de médiation de dettesNAMUR Depuis le 1er janvier 2000, l'Observatoire de crédit et de l'endettement est chargé de collecter des données statistiques, d'étudier l'évolution de la législation, le public, les pratiques relatives au crédit et les problématiques qui y sont liées.Son expertise est, depuis longtemps, reconnue. "Actuellement, 158.000 Wallons sont en difficultés de paiement. 2 % de la population wallonne est surendettée. 16.000 dossiers ont été pris en charge par les services de médiation de dettes agréés en Région wallonne en 2005. Pour un peu plus de 43 % des dossiers traités, c'est un accident de parcours qui est à l'origine du surendettement : divorce, perte d'emploi, décès,... Le surendettement va souvent de pair avec d'autres problèmes sociaux", explique la ministre de la Santé en Région wallonne, Christiane Vienne.Les groupes d'appui, créés par le nouveau décret, devront poursuivre une approche du surendettement par une dynamique collective et le développement d'actions centrées sur une meilleure gestion du budget des ménages et sur la prévention à la rechute dans la spirale de l'endettement. "On se donne les moyens : 3.412.000 € consacrés à la lutte contre le surendettement en 2007 (+ 777.000 € par rapport à 2006). La création des groupes d'appui sera financée : 1.500 € par groupe créé et organisant un minimum de 10 animations dans l'année civile. Il y aura une augmentation des frais de fonctionnement de l'Observatoire, portés à 100.000 € (78.000 € en 2006)."L'Observatoire du crédit et de l'endettement mettra sur pied un programme de formation destiné aux médiateurs de dettes.Les travailleurs sociaux affectés à cette mission devront suivre une formation spécialisée d'au moins 30 heures.

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