18/09/2007

Futurs pensionnés, préparez vos mouchoirs

Depuis quelque années, ont entendais parler que il n'y aurait plus de retraite pour la generation des 20-30 ans (voire 30-40), on va dire que cela est officieusement confirmé avec ceci:

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Travailler plus tard et ne plus compter uniquement sur la pension légale : l'avenir n'est pas rose pour nos retraites. C'est la quadrature du cercle, toujours plus de retraités, toujours moins d'actifs et des pensions peu généreuses. Durant une semaine, « Le Soir » fait un point complet.

Repères

L'univers des pensions est d'une rare complexité. Peu de futurs retraités y sont vraiment préparés. Voici, pour y voir clair :

« Le Soir ». Cinq jours d'opération spéciale (lire ci-contre). Constats et conseils.

Le train des pensions. Il s'adresse aux travailleurs pensionnés comme aux travailleurs toujours actifs. Le train s'arrête à Courtrai (ce mardi 18, voie 1), Gand-Saint-Pierre (mercredi 19, voie 1), Anvers Central (jeudi 20, voie 6), Hasselt (vendredi 21, voie 1), Verviers Central (lundi 24, voie 5), Arlon (mardi 25, voie 1), Namur (mercredi 26, voie 11), Charleroi (jeudi 27, voie 1) et Mons (vendredi 28).

Les sites internet.

Pour les salariés : www.onprvp.fgov.be (avec notamment une simulation du calcul du montant de votre pension)

Pour les indépendants : www.rsvz-inasti.fgov.be

Pour les agents des services publics : www.sdpsp.fgov.be

Les adresses.

Pour les salariés du privé : Office national des pensions (ONP), Tour du Midi, 1060 Bxl. 02/529.30.01.

Pour les indépendants : Inasti, place J. Jacob 6, 1000 Bxl. 02/546.42.11.

Pour les agents des services publics : Service des pensions du secteur public (SdPSP), place V. Horta 40, 1060 Bx. 02/558.60.00. Tous ces organismes disposent de bureaux régionaux, au moins un par province.

Le bâtiment est à hauteur de la tâche. A côté de la gare du Midi, à Bruxelles, la tour des pensions, colosse datant de la fin des années 60, domine la ville du haut de ses 150 mètres.

Il abrite non seulement les dossiers des 1,8 million de bénéficiaires actuels. Mais aussi des millions de bénéficiaires futurs. Le régime des pensions des travailleurs salariés fête ses 40 ans. Avant l'arrêté royal du 24 octobre 1967, il existait en effet quatre régimes différents : ouvriers, employés, marins, mineurs avaient chacun le sien.

Pour fêter cette unification, un train spécial sillonne le pays depuis ce lundi, et pendant quinze jours (lire page 3). Ce sera pour beaucoup l'occasion d'interroger des experts afin de tout savoir, ou presque, sur sa (future) pension. Car les questions ne manquent pas. Etat des lieux.

1Dois-je m'inquiéter pour ma pension ? S'il faut répondre en un mot : oui. «  Il ne faudra plus compter uniquement sur l'Etat-providence pour bénéficier d'une retraite sans souci financier  », affirme Frank Lierman, économiste en chef chez Dexia. Il y a un réel défi, pour l'Etat, à assurer le paiement de pensions correctes dans le futur. Ce n'est pas propre à la Belgique, mais au mécanisme de répartition mis en place (les salariés d'aujourd'hui paient les pensions des retraités d'aujourd'hui). Le problème est à la fois démographique et économique : nous vivons plus longtemps ; les travailleurs partent en réalité plus tôt à la retraite (alors que l'âge légal en Belgique est de 65 ans pour les hommes, l'âge réel de départ en pension est de 60,6 ans) ; notre économie a du mal à faire travailler certaines catégories de la population (comme les jeunes peu diplômés) ; le nombre de retraités va aller en augmentant ces prochaines.

«  Aujourd'hui, dans le pays, pour chaque personne de plus de 60 ans, il y a 2,5 travailleurs actifs. En 2015, il n'y en aura plus que 2,1. C'est préoccupant », souligne Frank Lierman. Pour l'Etat, l'effort budgétaire sera énorme. Le paiement des pensions a coûté l'an dernier à l'Etat l'équivalent de 8,9 % du PIB. Selon le Comité d'Etude sur le vieillissement du Conseil supérieur des finances, cet effort devrait, sans réforme profonde, s'élever à 12,5 % en 2030 et 13,4 % en 2050.

2Combien vais-je toucher ? A priori, beaucoup moins que vous le pensez. Si vous avez le cœur bien accroché, allez faire une simulation sur le site « www.toutsurmapension.be ». Vous serez sans doute surpris. Supposons un Belge moyen, marié, de sexe masculin, dont l'épouse ne travaille pas, et qui arrivera à la pension dans deux ans, qui bénéficie d'une carrière complète de 44 ans et dont les derniers salaires mensuels tournent aux alentours de 2.500 euros net. S'il est fonctionnaire : il touchera 1.631 euros net par mois. S'il est salarié du privé : 1.375 euros. S'il est indépendant : 996 euros. Mais dans les faits, de moins en moins de monde bénéficie d'une carrière complète. En gros, les retraites de salariés tournent en moyenne aux alentours de 1.000 euros par mois pour les hommes, et 750 euros pour les femmes. Bien sûr, en plus de ces pensions légales, il y a ce qu'on appelle, pour les travailleurs salariés, le deuxième pilier, constitué par les cotisations des employeurs dans des assurances groupe ou des fonds de pension. Et chacun peut (à condition d'en avoir les moyens) se constituer un troisième pilier, en profitant des produits comme l'assurance-vie individuelle ou l'épargne pension qui sont fiscalement avantagés.

3.Suis-je mal loti en Belgique ? Du strict point de vue des revenus, oui. Les salariés pensionnés perçoivent fort peu. Par rapport au club des autres pays industrialisés, la Belgique est peu généreuse (voir les graphiques ci-contre). Net d'impôt, notre pension légale de salarié équivaut en moyenne à 64 % du salaire, alors que les Luxembourgeois reçoivent 98 % (et qui plus est, d'un salaire moyen plus élevé). En réalité, le Luxembourg verse en moyenne à ses retraités une somme équivalente à près de quatre fois celle qu'offre la Belgique aux siens.

4Qu'est-ce qui doit changer ? Plusieurs chantiers ont été ouverts, notamment par le pacte entre les générations cher au toujours Premier ministre Guy Verhofstadt. Ils visent notamment à maintenir au travail les plus âgés, à encourager l'embauche des jeunes peu diplômés et à encadrer plus strictement les prépensions, réservées à une liste de métiers pénibles.

Mais ce n'est pas suffisant : l'écart entre ce que touchent indépendants et salariés, le fait que désormais de très nombreux travailleurs ont cotisé au cours de leur vie professionnelle à plusieurs régimes, voire parfois à l'étranger, la nécessité de rehausser le niveau de revenu des pensionnés Tout cela fait que du ministre des Pensions Bruno Tobback à la société d'intérim Manpower en passant par les économistes de l'OCDE (le club des pays riches), tous sont d'accord : il nous faudra travailler plus longtemps.

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Les chiffres donné sont assez faux, demandez a vos grand parents: ma grand mere touche une pension maximale de 600E a peux pres, elle arrive a survivre que en cumulant sa pension avec celle de mon grand pere.

Soit 1200E/mois pour deux retraités, si on retire les medications lourdes du a leurs travails (mineur  et Infirmiere ), je peux dire qu'il ne reste pas grand chose, la bonne nouvelle est qu'ils ont travaillé dur pour avoir leurs maisons.

 

Etrangement lentement mais surement nous nous dirigeons vers un systeme a l'americaine, ou votre naissance definis d'office votre reussite sociale!

Ce n'est pas toujours le cas, mais combien auront veritablement une chance dans leurs vie de s'en sortir, deja maintenant, les famille les plus pauvre ne peuvent envoyer leurs enfants en etudes superieure a cause de l'effet retard de la bourse (envoyé en 2007 vous l'aurez pour 2008), c'est du foutage de gueule et nombre d'ados y croivent naivement, j'y ai cru moi même avant de severement dechanter! 

 

09:31 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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