18/09/2007

Charleroi. Le service des repas sera assuré quoi qu'il arrive.

Avec ou sans approvisionnement de la fédération belge des restos du cœur, avec ou sans son label officiel, le projet de Charleroi continue. « Le service des repas sera assuré quoi qu'il puisse arriver  », a rassuré ce mardi le président du CPAS Bernard Dallons, venu au resto sur le coup de midi pour faire passer la pilule de l'annonce du retrait de l'agrément. La veille, le responsable du réseau national de l'enseigne créée par Coluche avait annoncé l'intention de son conseil d'administration d'en exclure Charleroi, pour non-respect des engagements de la charte et politisation de la gestion. Jean Blanchez a confirmé la mise à exécution de son projet, las des promesses non tenues des gestionnaires communaux. En dépit de l'appel de la secrétaire du bourgmestre ce mercredi pour lui fixer un rendez-vous.

Depuis 2005, l'ASBL du resto de Charleroi fonctionne déjà sans subsides de la fédération belge des restos du cœur. Ses moyens lui viennent de subsides communaux et du CPAS, à concurrence de 80.000 euros par an avec les aides logistiques et les détachements de personnel. Dans de telles conditions, Bernard Dallons estime normal qu'un contrôle politique s'exerce. Il n'est pas opposé par contre à céder la présidence à une personnalité du monde associatif ou du milieu social unanimement reconnue. « Quant aux autres revendications nationales, nous nous sommes efforcés de les rencontrer dans un calendrier arrêté à la mi-septembre », ajoute-t-il.

Sur place, l'annonce de la sanction a soufflé le chaud et le froid, certains y voyant la pénalisation d'abus récurrents, comme Maurice, choqué par la présence à midi « d'étrangers de La Louvière ». La fréquentation d'agents communaux avait inspiré des reproches au président Blanchez. Le responsable du resto Patrick Allard y revient. Pour souligner que certains ne touchent que le minimex. « Et qu'avec mille euros en poche, on est parfois obligé et heureux de bénéficier d'un ou deux repas gratuits par semaine. »

 

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Comme deja dit, on avait de tout au resto du coeur de charleroi: etudiant, chomeur, SDF, radins de bourges, et meme des familles venant d'ailleurs que de charleroi (y a un resto a la louviere pourtant faut croire que ils passait a charleroi et avait la flemme de payer une pitta).

Le probleme comme enoncé est que sans subside ou quoi, tot ou tard, il n'y aura plus de nourriture, ou alors, elle sera bien moindre que cela n'etait! 

09:37 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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