13/02/2007

Les caissières belges coûtent cher à Carrefour

Leur coût salarial est le plus élevé du groupe, dit Gilles Roudy, le n°1 de la filiale belge.Ce n'est pas un cadeau d'être le patron de la filiale belge de Carrefour. Et pour cause: le personnel coûte cher, très cher même. «Une heure de caissière coûte 40pc plus cher en Belgique que la même heure en France. C'est le coût horaire le plus élevé du groupe (le n°2 mondial de la distribution présent dans 29 pays, NdlR) », a indiqué mardi Gilles Roudy, le directeur exécutif de Carrefour Belgium, à la tribune des «Petits déjeuners financiers» organisés par Robert Half, «La Libre Entreprise» et le «Tijd».Pour le patron français, «il faut se battre en Belgique pour réduire les coûts salariaux si l'on veut continuer à créer de l'emploi». Promu dans le groupe, Gilles Roudy quittera son poste belge le 15 avril mais son message au nom du leader de la distribution belge annonce la couleur en vue des prochaines négociations sectorielles. Et de rappeler que la chaîne d'hypermarchés et de supermarchés a engagé, en 2005, 1200 personnes supplémentaires à durée indéterminée dans le pays. Et ce, «malgré un contexte économique et social difficile».Comme il nous le confiait (LLB du 14/03), Carrefour Belgium a regagné des clients, en 2005, mais cela ne s'est pas traduit en gain de parts de marché. «Notre part de marché qui tourne autour des 30pc a perdu 0,7 à 0,8 point», a dit Gilles Roudy malgré tout confiant pour l'avenir. «A l'agonie en 2000, Carrefour Belgium (ex-GB, NdlR) est aujourd'hui à nouveau une entreprise sûre et une valeur de croissance en Belgique. Qu'on se le dise: nous ne sommes pas prêts d'être détrônés de notre place de leader.»Enfin, les services, à l'instar de «Mobile 1» (cartes de GSM prépayées), constitueront un des axes de développement de l'entreprise dans les 5 prochaines années. «A ce jour, on a déjà vendu 10000 cartes, c'est plus du double de nos prévisions les plus optimistes.»//////////////////////////////////////////////////////////////Il faut dire que chez carrefour, on n'aime pas trop ceux qui ralent ou ceux qui coutent cher, preuves cette histoire d'il y a peu de temps, comme expliqué dans la video de l'histoire du salariat, nous sommes retombé a l'epoque du 19 eme siecle et nous perdons a vitesse grand V nos droits du travailleurs si durement acquis, de nous jours, le meilleurs moyen est la menace et le harcellement au boulot, ce qui fonctionne tres bien aux dernieres nouvelles, le chomage aidant, on abaisse encore plus les salaires, un bonheur pour le patronnat qui remplis ses poches!///////////////////////////////////////////////////Une caissière séquestrée chez Carrefour::::::VENDREDI 3 mars, 22 heures. Le magasin Carrefour à Venette, près de Compiègne ferme ses portes. Séverine Payel, une des caissières, s’apprête à faire sa caisse. Elle n’en a pas le temps. Deux agents du service de sécurité de la grande surface l’entourent, lui arrachent sa pochette et la traînent en présence de ses collègues ébahies, dans un bureau de la direction où l’attend un cadre de Carrefour.Motif d’une telle violence : les vigiles ont vu Séverine sur l’écran vidéo de surveillance plonger la main dans la caisse. La « fautive » est priée de vider ses poches. Son porte-monnaie. En tout et pour tout, elle ne peut allonger que 44 francs. Tant pis, elle sera accusée d’avoir dérobé dans l’escarcelle de Carrefour 44 francs.Ses protestations ne changent rien au constat du représentant de la direction et des deux sbires. On veut lui extorquer des aveux, lui faire signer une reconnaissance de dette et une lettre de démission. Les menaces pleuvent. Celle du licenciement en tête. Le temps passe. L’employée n’est pas autorisée à prévenir la nourrice qui garde son bébé de 20 mois. Un agent de police est appelé pour prendre sa déposition. Il repart constatant qu’il n’y a pas eu vol. Qu’importe pour le cadre et les vigiles ! Ils s’acharnent et retiennent Séverine jusqu’à minuit trente.Le lendemain, la jeune femme dépose plainte à la gendarmerie pour séquestration. Elle exige de visionner la vidéo en présence du directeur de la surface et d’une représentante du personnel. Arrêt sur image. Du tiroir caisse, Séverine retire quelques trombones qu’elle met dans sa poche pour faire sa caisse... Des excuses ? On n’en parle même pas. Des raisons à ce comportement inqualifiable de la direction ? Peut-être ? Séverine n’avait-elle pas participé en novembre à la grève déclenchée en faveur d’une autre caissière licenciée pour malversation. Impardonnable. La CGT s’est portée partie civile.winterwolfsm

10:49 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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