02/02/2007

Contrôler le loyer, hausser le pouvoir d'achat

augmentation des loyers et du prix de l'immobilier ne rend-elle pas l'objectif de 1.000 logements plus difficile à atteindre ?Oui. La pression de la population sur les pouvoirs publics va croissant et il y a un effet d'entraînement du coût des logements sur celui de la construction.L'actualité, c'est aussi les sans-abri. Le secrétaire général du syndicat des locataires vous reproche de profiter de la vitrine médiatique et puis de ne pas prendre vos responsabilités...Si nous sommes venus boulevard de Waterloo, c'est parce qu'il nous a appelés. Nous ne sommes pas en France. Chez nous, le droit au logement est inscrit dans la Constitution. Ce qui n'existe pas chez nous mais bien en France, c'est le droit de préemption des mairies sur les biens mis en vente et l'obligation pour les communes d'avoir un certain pourcentage de logements publics.Qu'attendez-vous durant ces six ans de la Région et du fédéral ?La Région doit imposer aux communes d'avoir un pourcentage du parc immobilier qui soit public. L'autre chantier, c'est l'emploi. Le chômage baisse en Flandre et en Wallonie, pas à Bruxelles. Le pouvoir d'achat n'y est pas compatible avec la vie dans cette ville. Au fédéral, le PS a déposé une douzaine de propositions de loi pour un encadrement des prix du marché locatif et une protection plus grande du locataire sans handicaper l'investisseur.Le marché va-t-il, selon vous, continuer à s'envoler ?Je le pense. Les villes continuent à enfler et à attirer des populations vers leur coeur. Liée à ce phénomène mais propre à la Belgique, l'absence de régulation du marché me fait craindre que, pendant les 10 prochaines années, on soit dans une situation d'emballement. Il sera aussi préjudiciable à la bourgeoisie libérale.On dit que les Bruxellois ont de la chance par rapport aux Parisiens ou aux Londoniens...C'est un argument d'opportunité pour les spéculateurs et pour cette forme capitalistique de spéculation immobilière. On ne compare pas Bruxelles à des villes de plus de 10 millions d'habitants. C'est aussi faire fi des règles évoquées qui existent en France.sleepingfox

02:53 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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