31/01/2007

Parlement : 12.000€ pour les sans-abri ? (30/01/2007)

Le MR conseille cette possibilité aux élus wallons... au lieu de donner cet argent aux télévisions localesNAMUR Pourquoi les TV communautaires ne seraient-elles pas présentes gratuitement au discours à la nation wallonne du ministre-président wallon ? Certaines s'émeuvent en tout cas, en aparté, de l'image qui est donnée d'elles dans le dossier de la retransmission de 3 h du discours du 1er des Wallons ce mercredi. Évidemment, les TV communautaires n'avaient pas prévu, personne d'ailleurs, de retransmettre gratuitement ce discours pendant 3 h.De son côté, le Conseil de fédération du MR s'est inquiété, hier, du choix des autorités wallonnes d'investir dans la couverture médiatique du discours sur l'état de la Région wallonne que prononcera au Parlement le ministre-président Elio Di Rupo. "12.000 euros ? Cet argent des autorités wallonnes pourrait peut-être être utilisé plus utilement à d'autres fins, par exemple à venir en aide aux sans-abri, "s'avise le MR.Pas certains qu'ils recevront l'argent... Ceux-ci peuvent toujours venir le voir au chaud mercredi.Par ailleurs, cette décision pourrait également avoir des conséquences non négligeables sur le fonctionnement du Parlement wallon mercredi. Les élus, lors de leur prise de décision de jeudi midi, ont-ils réellement tenu compte de toutes les implications directes ou indirectes d'une telle retransmission TV ? On peut craindre que non...pegusus

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30/01/2007

FR3: Sacrifices D'Enfants *France*

"Rien n'est plus dangereux que le masque de la vertu!!!"

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Etre une fille: une malediction

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la mondialisation: explication a la belge

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l'histoire du proletariat

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Réflexions sur la crise sociale actuelle ( le cas francais)

Au travers des agissements du gouvernement ou de tel ou tel de ses membres, il est nécessaire de tenter d'évaluer quelle est la ligne générale de la classe dominante.En france, De ce point de vue Sarkozy et Villepin sont apparus au fil des derniers jours comme des éléments d'avant-garde de leur classe dans l'offensive contre les classes travailleuses, pour se donner les moyens de les affaiblir en les divisant et en matant leurs éléments turbulents, qu'ils soient grévistes déterminés ou jeunes de banlieues.Le fait que Chirac, le gouvernement et ses partis (ainsi que la direction du PS) aient été désavoués lors du référendum du 29 mai a agi comme un aiguillon pour prendre dans la foulée et tout au cours de l'été et de l'automne, sans interruption, un maximum de mesures anti-sociales et restrictives des libertés. Le vote en faveur du non traduisait en grande partie un mécontentement des classes populaires reprenant pied dans le champ politique et savourant le camouflet contre les gouvernants et les ex-gouvernants du PS. Cette reprise de confiance timide mais réelle au sein du monde des salariés s'est traduite par le caractère déterminé et quelque peu audacieux de quelques mouvements, notamment ceux des marins et des traminots marseillais. Même si les risques d'extension ou de généralisation étaient faibles comme on l'a vu, la bourgeoisie n'a pas envie que ce type de mouvements se multiplie, aguerrissant à nouveau une fraction de la classe ouvrière, même si bien des mouvements se soldent par des échecs plus ou moins cuisants.Il faut avoir en mémoire que toute montée offensive des travailleurs est toujours précédée, parfois plusieurs années avant, par des mouvements durs, isolés, trahis et/ou réprimés (voir, dans des contextes très différents, les années 1931 à 1934 aux États-Unis, en France et en Espagne).Les milieux du capital financier sont restés constants dans leurs demandes simplistes à l'égard du gouvernement : privatisations à marche forcée, coupes dans les dépenses sociales, défiscalisation des riches et surtout renforcement des conditions législatives et sociales permettant un abaissement du coût de la force de travail. La stratégie de provocation et de répression de Sarkozy ne peut être accueillie que favorablement par la grande bourgeoisie et les couches supérieures de la moyenne bourgeoisie qui a du « bien » à placer. Sarkozy et Villepin intensifient une guerre sociale préventive contre les « classes dangereuses », et Royale, y contribuant aussi dans cette optique, de gauche certe, mais de gauche bourgeoise, a ne pas oublier!. Ils espèrent au passage gagner en légitimité auprès des classes moyennes et même d'une partie du prolétariat. Ils n'ont ni les moyens ni l'envie, comme la bourgeoisie américaine sous la présidence de Johnson dans le décours du mouvement des Noirs dans les années 70, de payer le prix de la stabilité sociale en permettant à une couche de bourgeois noirs et maghrébins d'émerger.Pendant quelques jours, l'action provocatrice de Sarkozy a suscité des murmures y compris dans son camp. N'était-ce pas de l'aventurisme dont les conséquences seraient difficiles à maîtriser ? Tout le personnel de droite n'était pas encore convaincu du bien fondé de la posture de Sarkozy s'exhibant dans des quartiers assez tranquilles comme à Argenteuil avec des propos faits pour attiser leur colère. C'est évidemment au cours de ces trois ou quatre jours de flottement, que « le front antilibéral de gauche » avait une opportunité pour exiger la démission de Sarkozy. Il est à parier qu'une conférence de presse réunissant à chaud Olivier Besancenot, Mélanchon, M-G Buffet, José Bové, Annick Coupé, etc, bref tous les leaders qu'on avait vu ensemble dans les meetings contre le TCE (Traité établissant une Constitution pour l'Europe), où ils auraient exigé la démission de Sarkozy, aurait été remarquée et appréciée par les jeunes de banlieue. Et elle aurait contribué à faire mûrir une crise politique.Car toutes sortes de gens ont eu beau s'évertuer à critiquer les jeunes émeutiers, à les stigmatiser, à déplorer leur inconscience avec des doses de bienveillance ou de malveillance diverses, une donnée majeure subsiste. Cette flambée de colère avait d'emblée un objectif politique : obtenir des excuses de Sarkozy et/ou sa démission. Ces jeunes ne sont pas « inconscients », « incapables de verbaliser leurs revendications » au point qu'on ne les ait pas entendu partout, dire et redire qu'ils voulaient que Sarkozy s'excuse ou soit viré de son poste de ministre de l'Intérieur.La LCR n'a pas réussi à entraîner ses partenaires anti-libéraux de gauche sur cette exigence élémentaire : demander ensemble la démission de Sarkozy. Elle n'a pas l'air d'en être trop affectée puisque maintenant il y a toutes sortes de réunions unitaires et de rassemblements unitaires envisagés ; ceci intervenant alors qu'entre temps Sarkozy a conforté à nouveau sa position au sein de la droite et d'une partie de « l'opinion publique » effrayée par les « violences urbaines ». Le PCF n'a pas voulu se mouiller en réclamant fermement la démission de Sarkozy (certains élus PC étant même violemment contre) mais la LCR, pas rancunière, s'est mouillé en signant un communiqué commun « Non à l'état d'exception » avec le PCF, les Verts, la FSU, etc où se trouve une phrase d'une dangereuse ambiguïté : « Stopper les violences et rétablir les solidarités dans les banlieues est une nécessité. » Le PCF amène plus facilement la LCR sur le terrain de ses propres formulations que l'inverse. Comme d'habitude. La compulsion « unitaire » mène à des dérives dans les formulations alors qu'il faudrait prioritairement trouver de bonnes formulations en direction des jeunes en colère et des travailleurs désorientés. Ce n'est pas facile mais c'est ce qui compte et fera la différence dans l'avenir, pas des communiqués unitaires avec des gens plus ou moins effarés quand des opprimés expriment leur révolte.Sur les positions de Lutte Ouvrière, il faut signaler que l'éditorial signé par Arlette Laguiller il y a quinze jours parlait des voyous et celui de cette semaine des « violences stériles ». LO attend paisiblement que le mouvement ouvrier de naguère renaisse de ses cendres (par quel miracle ou par quels moyens, on ne se donne pas la peine de nous le dire), et qu'il donne une perspective à ces jeunes et règle tous les problèmes.La première phase de cette crise sociale a en fait révélé que bien des leaders et militants nonistes de gauche PC et PS souhaitaient plus le retour « au calme », c'est-à-dire à l'ordre (« républicain » bien sûr) que d'envoyer un signal clair de solidarité aux jeunes en colère.Inutile d'insister sur le consensus du PS et de Chevènement avec le gouvernement sur l'essentiel des dispositions répressives. Julien Dray a même déclaré (Figaro du 7 novembre) que réclamer la démission de Sarkozy, ce serait donner raison aux casseurs.Il est probable que nous n'en sommes qu'au début d'une crise qui aura des rebondissements innombrables. Il y aura matière à enthousiasme superficiel ou à désolation et pessimisme tout aussi superficiel pour tous ceux qui ne chercheront pas à replacer cette crise dans son cheminement historique et dans son environnement global.Je voudrais porter mon attention sur les risques de divisions accentuées au sein des classes populaires qui me semblent palpables. La stratégie de provocation et de diversion de Sarkozy est un classique de la lutte de classe pour affaiblir le prolétariat. L'arsenal idéologique et comportemental du racisme, de la xénophobie et du nationalisme reste un atout majeur pour les classes dirigeantes en difficulté. Nous avons en mémoire l'explosion de la Yougoslavie provoquée par les diverses « élites » nationalistes pour ne pas avoir à affronter un prolétariat yougoslave nombreux et ayant des traditions combatives importantes. Les affrontements inter communautaires ou inter ethniques ne sont pas des réalités propres exclusivement aux pays du Tiers monde. Nous n'en sommes pas là, même si les conditions peuvent se créer un jour en France.Aujourd'hui le prolétariat est très segmenté et les clivages doivent être repérés si on se préoccupe de les dépasser. Il se situe par exemple entre les salariés pas très jeunes, ayant un emploi relativement stable, vivant dans un pavillon (avec un emprunt à rembourser sur vingt ans ou plus...) et les jeunes sans travail, vivant en HLM, qui n'ont rien tiré de leur parcours scolaire et qui brûlent des voitures et des bâtiments divers. Les évènements ont-t-ils renforcé le racisme des salariés dans les entreprises à l'égard des jeunes de banlieue, en tant que « jeunes désoeuvrés » et en tant que Noirs ou Maghrébins ? Regardent-t-ils cela à la télé de façon plus ou moins consternée, blasée ou touchée ? Il est important de recueillir un maximum d'informations sur ce point, sans se presser de « théoriser » dans un sens ou un autre. Aucune forme de schématisme ou d'angélisme n'est de mise. Il y a là quelque chose à casser dans nos habitudes mentales militantes.S'il me semble nécessaire d'avoir recours aux notions de prolétariat et de sous-prolétariat, ce n'est pas par esprit étroitement classificatoire ni pour effacer les différences qualitatives entre les générations, les différents segments de ce prolétariat et de ce sous-prolétariat, et les différences individuelles. C'est plutôt pour abolir les notions passablement fallacieuses ou mystificatrices de « République », de « Citoyenneté », de « Laïcité », d'« État de droit » et même de « Gauche » pour redonner son poids et sa complexité à une éventuelle logique et lutte de classe, par en bas, décantée des moralismes, des attitudes paternalistes ou démagogiques.S'il y a lieu de distinguer entre prolétariat et sous-prolétariat, c'est pour comprendre la logique du capital qui n'a pas seulement besoin d'une armée industrielle de réserve pour faire pression sur le prix de la force de travail mais aussi d'une masse de relégués de la société qui offre un exemple terrifiant et peut être perçue comme une menace par les travailleurs à différents niveaux. Au sein de cette masse de relégués, on a laissé, pour certains, le soin de tirer profit du commerce de la drogue avec sa hiérarchie allant du petit détaillant au chef d'entreprise. Par le biais de la consommation, cette couche est totalement intégrée à la société marchande.Il y a un continuum entre les couches supérieures du prolétariat et les couches inférieures du prolétariat. Les uns sont dans l'esclavage salarié avec des niveaux de vie divers, les autres sont dans l'esclavage du non emploi, du chômage, de l'inutilité sociale. Du haut en bas des classes populaires, tous les individus subissent l'esclavage de la consommation aliénée. Mais comme le dit le romancier américain Russell Banks (Libération du 12 novembre, page 45) : « Quand les gens se sentent chosifiés, sans la moindre utilité dans la société sinon comme consommateurs, ils se mettent en colère et, s'ils n'ont pas de vocabulaire historique ou idéologique pour décrire ce processus, ils ont tendance à diriger leur colère contre eux-mêmes et leur entourage immédiat. »Il n'est pas question de nier le caractère en partie suicidaire et auto-destructeur de la révolte actuelle mais il est indigne de la dévaluer ou de la discréditer. Quand le quartier devient une prison, tout ce qui est inhérent aux situations carcérales se développe : violences des matons (flics, BAC et CRS en l'occurrence), humiliations pour tous, victimisation des plus faibles par les plus forts des prisonniers.Ces jeunes et ces gamins sont dans une impasse et ils crient à la face de tout le monde qu'ils ne l'acceptent pas. Ils ne luttent pas comme il faut ? Qui leur a appris à lutter comme il faut, de façon efficace, intelligente ? Dans quelles « écoles » politiques ou syndicales ? Dans les écoles des partis gouvernementaux de gauche, on n'apprend pas aux jeunes ou au moins jeunes à lutter collectivement pour changer son sort, pour transformer la société de fond en comble. On apprend à se plaindre de la droite, à attendre les prochaines élections, à assister à des jeux politiciens stériles, à des joutes entre leaders concurrents, à écouter les promesses qu'ils ne tiendront pas, à réclamer des flics de proximité, etc. Et il faudrait que la jeunesse des cités patiente et se régale de ce pain-là !Quand depuis plus de vingt ans tous les grands partis, les médias, le patronat et la police, la justice et les prisons, tous les rouages de l'ordre établi se sont évertués chacun à leur façon, brutale ou doucereuse, à tuer l'espoir, toute forme d'espoir personnel et collectif, il reste logiquement le désespoir pour le plus grand nombre.La crise sociale actuelle nous oblige a repenser tous les problèmes à tous les niveaux : rapport entre bourgeoisie et gouvernement, rapports entre les classes sociales, clivages et solidarités internes aux classes sociales, statut du système scolaire, du système de santé, crise du logement, valeur des slogans et des appels... Une refonte et un approfondissement de nos analyses doivent être nourri par nos expériences mutuelles et celles d'autres militants et acteurs sociaux, par nos échanges. On a l'occasion de lire dans la presse et sur internet, d'entendre à la radio et parfois à la télé bien des commentaires extrêmement intéressants et percutants qui n'émanent pas des responsables institutionnels des syndicats ou organisations de gauche ou d'extrême gauche. De ce point de vue cette première phase de ce mouvement a apporté de l'air frais et est un franc succès.Il nous faut également porter une attention soutenue aux analyses des écrivains, psychologues de terrain et sociologues critiques (il faut lire la tribune éclairante et très bien formulée des sociologues Didier Lapey-Ronnie et Laurent Mucchielli dans Libération du 9 novembre en page 37). Pour comprendre ce qu'il peut y avoir de souffrances, d'incompréhension et de violence dans la tête d'un enfant de banlieue de dix ans et même moins, la lecture de deux livres passés inaperçus au niveau des militants me semble nécessaires, à défaut d'expérience personnelle en la matière : « « Une psy dans une cité » de Dominique Doukhan-Zyngierman (Leducs Éditions) et « Enfants d'ici venus d'ailleurs » de Marie Rose Moro (Pluriel, Hachette Littératures).Nous ne ferons pas l'économie d'un retour sur l'ensemble des processus sociaux depuis trente ans qui ont amené à l'explosion actuelle. Nous ne ferons pas l'économie d'une compréhension qualitative du vécu des jeunes des banlieues. Pas seulement de leurs blessures et humiliations, de leur ennui sidéral, de leur blues terrifiant masqué par des attitudes cyniques et violentes ; mais aussi des raisons qui font que la vie dans la rue, dans le quartier, avec leurs potes, a parfois un caractère ludique, valorisant, bref répond à un besoin fondamental pour ressentir le plaisir d'être au monde, d'être un membre reconnu d'une communauté humaine. Ceci est mis en évidence dans « Pays de malheur » de Younes Amrani et Stéphane Beaud mais aussi, dans le contexte des États-Unis, par le remarquable livre de l'écrivain noir John Edgar Wideman, « Suis-je le gardien de mon frère ? » (Folio ou Gallimard, titre original « Brothers and Keepers »).C'est dire que la question humaine qualitative soulevée crûment par cette crise sociale va au-delà de toutes les revendications les plus justes et les plus urgentes en matière sociale, d'équipement, de logement, de santé et d'éducation. Leur satisfaction est du reste incompatible avec le maintien du désordre capitaliste. La pleine reconnaissance des potentialités de tous n'est pas possible dans le cadre du capitalisme. Il suffit de redire que ce système ne pourrait plus exister s'il permettait à tout le monde d'avoir une activité sociale utile et valorisante.Nous avons tous beaucoup scandé avec entrain « ça va péter ! ». Ça a commencé à péter en europe et ça change beaucoup de choses.manewolf

02:17 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/01/2007

La rue comme horizon

"La rue comme horizon" consacré aux SDF à Paris et montrant plus particulièrement comment la BAPSA, Brigade d'Assistance Aux Personnes Sans Abris est chargée de gérer au mieux les 10.000 SDF à Paris (pour 5.000 places d'hébergement).

23:27 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les faux chomeurs et vrai escrocs:

Les plus pauvres souvent, patissent du probleme suivant: ces gens sans scrupules, feneants ou escrocs, font du tort aux veritables beneficiaires, qui eux, a la moindre boulettes ou fautes, se retrouves a la rue ou sans rien!Voici donc un petit docu:

18:28 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Euphémisme

c'est toujours frustrant de voir que pour cacher la verités ou se voiler la face, on crée des euphemismes ignobles: quelques exemple pour illustrer!les « personnes de couleur » pour des personnes dont la couleur de peau est différente de celle du locuteur (souvent noire) ; « SDF » pour « sans domicile fixe » qui du fait de son emploi courant, banalise la réalité et constitue un euphémisme - le SDF est souvent un « sans abri » tout court; « troisième âge », senior pour vieillesse, vieux et le pire:« handicapé économique » pour pauvre!!!!Je viens de decouvrir que un pauvre, est un handicapé economique, faudrai que je trouve un bon texte bien cynique pour le parquer celui là!On croirais une maladie honteuse: handicapé economique, ca sonne comme schyzophrenie ou psychotique, vous voyez, genre une maladie mentale honteuse et degenerescente!Ca c'est le truc negatifs de l'euphemisme, dans le meme genre, on a ceci:« créateur d'entreprise » pour chef d'entreprise ou patron ; au vu des dernieres année,s faudra qu'ils me prouvent que le patronnat a bien crée des entrepris, parce que si je me souvient bien des chiffres: une entreprises qui se crée, tu pouvait etre sur que 3 autres coulaient au meme moment!Mais c'est un euphemisme!« technicien de surface » pour un balayeur; je crois bien, le pire souvent une personne qui a peu ou pas de diplome et qu'on nomme technicien de surface, ca pete quand ca sonne, mais des donc pense a ce que c'est ca a plutot tendance a mettre le cafard!remarquez la difference suivant que vous soyez homme: technicien de surface= balayeur! et si vous etes une femme:« technicien des sols » pour une femme de ménage.Autrement dit: on retrogrede la femme: on masque le fait que le mec soit un balayeur, mais par contre la femme, frotter le carrelage c'est sont boulot!Vive la mysogine de la langue francaise!allez, on continue:« mal-comprenant » pour désigner un con ; pas mal celle là!« être diminué » pour signifier « être handicapé » ; ou dans le meme genre:# « non-voyant » pour désigner un aveugle ;# « personnes à mobilité réduite » pour les handicapés moteurs;# « mal-entendant » pour désigner un sourd ;« enveloppé » pour désigner une personne obèse.On masque le probleme sous un sous entendu, ce qui a mes yeux est pire: c'est de l'hypocrisie, on appelle un chat un chat et non oiseau ou serpent!Les euphémismes sont monnaie courante pour désigner la mort, la maladie et le deuil:« mourir des suites d'une longue maladie » pour « mourir d'un cancer » ; ca evite sois disant la hont, qu'elle honte, on se le demande.Pour signifier le fait de mourir : * « disparaître » ; * « ne plus être » ; * « s'éteindre » (c'est aussi une métaphore, puisque la vie est comparée à la flamme d'une bougie qui s'éteint) ; * « nous quitter » ; * « s'en aller » ; * « partir dans un autre monde » ; * « être fauché par la mort » (formule qui peut également être considérée comme une hyperbole selon le contexte).« le boulevard des allongés » pour le cimetière; jamais entendu mais poetique tout de meme! * « relations intimes » pour désigner des relations sexuelles ; * « du plaisir » pour désigner les relations sexuelles (c'est aussi une métonymie, puisque le sexe est désigné par l'un de ses effets) ; * « payer en nature » pour signifier avoir « des relations sexuelles en échange d'un service » (c'est aussi une syllepse de sens) ; * « être intime de » pour signifier « être un partenaire sexuel de » ; * « nuits partagées » pour signifier des soirées ponctuées de relations sexuelles. * « pacification » pour désigner une opération militaire (c'est aussi une métonymie, puisque la guerre est désignée par l'un de ses effets supposés) ; * « frappe chirurgicale » ou « frappe ciblée » pour désigner un bombardement (pas tres chirurgicaux puisque ca pete partout, c'est juste pour faire croire a une guerre prore!) ; * « dégâts collatéraux » pour désigner les morts d'une bataille, notamment civils ; * « insurrection » pour désigner de violents combats ; * « balle perdue » pour désigner une erreur de tir (c'est aussi une synecdoque, puisque le tir est désigné par le projectile) ; * « Solution finale » pour le génocide des Juifs selon le code des nazis * « Contrat » pour assassinat commanditéEn fait toute cette mise en scene de langue, sont un des systemes de novlangue ou de modofictaions de pensées suivant la pensée unique ou le politiquement correct!Dont on peut dire qu'il se conforme aux idées reçues, et n'aborde en rien des perspectives nouvelles. L'expression «politiquement correct» est un anglicisme calqué sur l'expression Politically correct et adoptée par le français au début des années 1990. En français québécois, on utilise plutôt rectitude politique.En français, l'expression est apparue récemment, à la toute fin des années 1980, ce qui explique que la seule acception retenue est la plus récente. Il s'agit d'ailleurs d'un anglicisme, les deux termes n'ayant en français pas la même extension qu'en anglais.Le développement de son usage s'est fait surtout durant la décennie 1990, mais son manque de motivation linguistique (voir ci-après) fait qu'elle n'a jamais eu la même extension d'usage que dans les pays anglo-saxons. Cela joint au fait que dans les pays francophones, Amérique du nord exceptée, le langage n'est pas un enjeu aussi crucial qu'il peut l'être dans beaucoup de pays anglophones.Contrairement à ce que disent nombre de contempteurs du politiquement correct des pays francophones d'Europe, cette expression n'a jamais été en usage aux États-Unis parmi les groupes supposés être tels en une acception positive. Il semble qu'elle fut en usage à la toute fin de la décennie 1970 et au début de la décennie 1980 dans des groupes libéraux (dans l'acception étasunienne du terme) ou de gauche, pour tourner en dérision certains excès observés dans leurs propres groupes, mais son utilisation pour qualifier spécifiquement des groupes censés vouloir exercer une certaine police des mœurs et épurer le langage d'expressions et de termes jugés choquants ou dévalorisants fut dès le départ un usage propre à certains conservateurs, en général proches des administrations républicaines de l'époque (administrations Reagan et Bush sr), bien que plusieurs aient été plutôt proches du parti démocrate.e mot «politically» renvoie la fois à «policy», qui signifie «politique» au sens large, à la fois «pratique concertée d'un État» (comme dans «politique de la terre brûlée»), règles sociales (comme dans «police des mœurs») et règles formelles ou légales applicables à l'usage d'un certain objet (cf. la partie «policy» des modes d'emploi en anglais), et à «politics» qui équivaut au sens restreint de «politique» du français contemporain, «qui concerne les affaires publiques et le gouvernement». Inversement, les mots «correct», «correctness» ont, dans leur usage courant, un sens plus restreint et se traduiraient mieux par «exact», «exactitude».D'un point de vue linguistique, on peut dire qu'en français les expressions «politiquement correct» et «correction politique» n'ont pas beaucoup de sens (sinon précisément pour un linguiste), due la restriction d'usage du terme «politique» et l'affaiblissement de sens du terme «police», «policé», qui n'est plus que rarement utilisé comme synonyme de «civilité» en tant que substantif et, comme adjectif ou substantif, figure surtout dans des expressions figées, («police des mœurs», «mœurs policées», «langage policé»). En français contemporain le terme «politiquement» n'est associé, dans son usage courant, qu'à la politique comme instrument de gouvernement.Cette différence fait que la compréhension de l'expression est très différente pour un anglophone ou un francophone: pour le premier elle désigne généralement une manière de s'exprimer socialement admissible, alors qu'en français elle a plutôt le sens de discours politique normatif et élusif, qu'on nommait auparavant «langue de bois».Au moment de son acclimation dans le français, l'expression visait à pointer les mêmes objets que dans son usage aux États-Unis, c'est-à-dire un certaine «police du langage» et un abus de périphrases euphémisantes. Avec ce problème, hors Amérique du nord, d'une part qu'on ne constatait pas une telle police du langage, de l'autre que l'usage et parfois l'abus de périphrases, d'euphémismes et de litotes n'y était l'apanage d'aucun groupe facilement identifiable.En France notamment, au-delà des orientations politiques l'essentiel du personnel politique (élus nationaux, dirigeants de partis, gouvernants, membres de cabinets, assistants parlementaires, conseillers politiques) et des hauts fonctionnaires a une formation similaire (ENA, Polytechnique, IEP de Paris) et des parcours très semblables (grands corps de l'État et haute administration, Cour des comptes, Conseil d'État), ce qui fait que l'on pouvait difficilement, au début des années 1990, utiliser l'expression dans les applications qu'on en faisait aux États-Unis, un instrument de disqualification de groupes aux positions politiques et sociales antagonistes à celles de ses utilisateurs, et dénoncés comme des «purificateurs linguistiques» et des «policiers des mœurs».Avec le temps, l'expression a pris une autre acception, hors Amérique du nord, devenant donc l'équivalent de celle plus ancienne de «langue de bois»: un discours à base de circonlocutions, de périphrases, d'euphémismes et d'expressions figées, selon la technique dénommée communément «noyer le poisson».En 2006, l'expression est devenue d'usage beaucoup plus courant, mais avec des contrastes selon les pays. Pour prendre les quatre principaux pays francophones, * en Belgique et en France, l'absence à la fois de groupes politiques et idéologiques d'orientation libérale conservatrice qui soient organisés et importants, et d'organisations ou de groupes de pression tendant à promouvoir la «correction politique» qui aient une base sociale, politique ou universitaire forte, fait que dans ces deux pays son usage comme instrument politique de dénigrement de groupes adverses reste assez marginal et d'une faible efficacité; son usage le plus courant y est plutôt une mise en cause de certaines élites et la dénonciation d'une tendance, réelle ou supposée, des administrations à jargonner, a abuser d'une langue hermétique et souvent creuse; * au Canada, qui a une proximité culturelle et une structuration des groupes politiques plus convergentes avec les États-Unis, l'usage et la fonction de cette expression y correspondent beaucoup plus, tenant compte, pour le Québec, des différences d'acceptation évoquées plus haut; * la Suisse enfin est dans une situation intermédiaire: si on y trouve des groupes politiques d'orientation libérale conservatrice plus structurés qu'en France et en Belgique, on n'y voit en revanche pas de tendance à la «correction politique», ce qui fait que l'usage de dénigrement politique y est plus diffusé, mais que ce discours n'a pas de cible clairement identifiable.À son introduction en France, l'expression n'a pas rencontré un grand succès, pour plusieurs raisons, surtout d'ordre social, culturel et politique, en plus de son manque de motivation (linguistique) : * Absence de groupes puissants et organisés susceptibles d'obliger les autorités à mettre en œuvre la «correction politique»; * Réticence initiale quasi systématique à accepter une notion nouvelle si elle paraît directement importée des États-Unis, d'autant plus si elle est considérée comme venant des milieux conservateurs de ce pays; * Absence de relais politiques, sociaux, intellectuels et médiatiques suffisants et suffisamment audibles pour imposer cette notion dans le débat public; * Contexte défavorable à tout discours semblant mettre en doute la pertinence des politiques publiques en matière de lutte, par l'action ou par le verbe, contre le racisme, le sexisme, les discriminations de tous ordres, la défense de droits de l'homme, etc., bref, tout ce que semblaient viser les promoteurs du «politiquement correct». * En sens inverse, plus grande tolérance qu'outre-Atlantique, quels que soient les groupes considérés («conservateurs», «libéraux» ou autres), à des discours «politiquement incorrects», considérés dans ces années-là comme représentatifs de «l'esprit français»; * Fait (évoqué plus haut) que les élites intellectuelles, politiques et administratives ont une trop grande proximité, quelles que soient leurs options politiques, pour qu'on note un écart assez significatif entre les discours «libéral» et «conservateur» pour qu'apparaisse pertinente une opposition de type «politiquement correcte».Ces éléments, entre autres, expliquent l'insuccès initial de la notion dans ce pays. Une décennie plus tard, au tournant des XXe et XXIe siècles, plusieurs évolutions ont modifié cette situation.Le premier changement est l'acception de l'expression, qui en se détachant de son calque anglo-saxon pour devenir un équivalent de «langue de bois», l'a remplacé peu à peu dans le débat public: en 2006 l'emploi de «langue de bois» et de «politiquement correct» ont à-peu-près la même fréquence. Son emploi ne s'applique donc plus aux seuls changements langagiers d'ordre normatif mais à toute situation où un locuteur déploie un discours alambiqué et peu consistant en abusant de périphrases euphémisantes. ce changement d'acception a facilité l'emploi de l'expression puisqu'elle pouvait s'appliquer à beaucoup plus de discours publics.Une autre raison, liée en partie à la précédente, est linguistique: sauf abandon rapide, une expression ou un mot nouveaux finissent par trouver leur usage, parfois en un tout autre sens voire à l'inverse de son emploi initial; «politiquement correct» continuant à figurer, au moins comme citation, dans le débat public, devait par nécessité finir par trouver sa place dans la langue. Une principale raison du maintien initial de son emploi en France est la persistance de son utilisation dans le débat public des États-Unis, ce qui fait que l'on mentionnait régulièrement l'expression en parlant de l'état de ce débat public.Son manque de motivation lingustique permet aussi, paradoxalement, de l'employer dans des contextes et pour viser des discours beaucoup plus variés que dans son acception initiale: comme il est difficile à un locuteur français de lui attribuer un sens précis et consistant, l'expression sert à qualifier tout discours de compréhension difficile ou très précautionneux reliable à «la politique», ou toute expression périphrastique qui échappe à la compréhension de l'auditeur.Contrairement à son usage en Amérique du nord, en France l'expression ne vise pas des discours concernant un ensemble bien délimité (pour reprendre la liste de l'article anglographe: droits des homosexuels, féminisme, multiculturalisme et mouvement pour les droits des handicapés) et désigne plutôt l'usage de périphrases dont le sens est difficilement perceptible, un exemple connu étant celui invoqué par Claude Allègre[1], « Il faut toujours garder en cohérence le système de coordonnées personnelles avec le référentiel bondissant » habituellement traduite en: « Il faut toujours savoir où est le ballon » Cette phrase, souvent prise comme exemple de «politiquement correct», sort nettement de la catégorie si l'on considère l'acception et l'usage étatsuniens et illustre que son usage en France ne correspond pas à celui d'outre-Atlantique. Cet usage sera étudié dans la section suivante.Autre cause de plus grande occurence, une évolution commune aux démocraties les plus anciennes, dont celles d'Europe occidentale et d'Amérique du nord: une attention accrue aux inégalités sociales, aux «minorités»[2] et plus généralement aux personnes considérées comme vivant une situation défavorable.Cette évolution est liée à un changement plus global des sociétés développées à caractère démocratique, qu'on peut probablement relier aux bouleversements géopolitiques du milieu de la décennie 1980, et qu'on peut catégoriser comme une sensibilité accrue aux situations contraires aux droits de l'homme formels (de la Déclaration universelle) ou informels (toute situation ressentie comme une atteinte aux droits de l'homme, indépendamment des droits reconnus dans la Déclaration).Ce mouvement, contesté par certains groupes ou personnes souvent en convergence idéologique avec les dénonciateurs du «politiquement correct», quand ce ne sont pas les mêmes, a donné lieu à un terme péjoratif à l'origine, le «droit de l'hommisme»[3].Cependant, l'incidence de cette attention accrue aux personnes et groupes présumés être en situation défavorable est un certain gauchissement du langage, censé éviter de «choquer la sensibilité» de ces personnes, qui s'est notamment traduite, en France, par une multiplication de lois, règlements et directives visant à proscire du débat public des expressions ou des discours présumés porter atteinte à ces personnes, ou à promouvoir des expressions ou des discours présumés leur porter réconfort. C'est le cas notamment d'un ensemble de lois qui, de la loi Gayssot du 13 juillet 1990 jusqu'à la loi (encore en discussion à la date de rédaction de cet article) visant à réprimer la négation du génocide arménien de 1915, en 2006, interviennent de manière négative (loi Gayssot) ou positive (loi Taubira du 10 mai 2001) sur la manière de faire ou enseigner l'histoire[4].Cette évolution a eu pour effet que, tant par obligation légale que par conformisme, une inversion s'est produite dans les médias français au cours des trois derniers lustres: si au début de la décennie 1990 ceux-ci tendaient à tourner en dérision ce qui apparaissait «politiquement correct» (même si on ne qualifiait alors guère cela ainsi), au milieu de la décennie 2000 la tendance fut (et reste) plutôt à fustiger les propos considérés «politiquement incorrects» (même si on ne les qualifie presque jamais ainsi).Cette tendance a donné une certaine légitimité aux intervenants dans le débat public français qui dénoncent une emprise du «politiquement correct» en France et notamment dans les médias. Dénonciation ne tenant pas compte du fait que, le plus souvent, elle est relayée par ces médias...Elle est contrastée. Par rapport au début de la décennie 1990, on constate une introduction, bien que limitée, de la «correction politique» en France, mais plutôt dans les discours diffusés par les médias que dans les structures publiques (Université, administration, gouvernement, justice, représentation nationale) et symétriquement une dénonciation plus importante - et plus audible - de cette tendance, mais on constate aussi qu'au plan de la vie sociale ordinaire, même si ces dernières années une large partie de la population a une plus grande sensibilité aux questions de discrimination et d'inégalités et une moindre tolérance aux discours discriminatoires (y compris sous la forme de l'humour ou de la plaisanterie), on ne constate pas une emprise très forte du «politiquement correct» ni de sa dénonciation.En outre, le gauchissement de sens de l'expression et son emploi actuel font que, sauf parmi les groupes et personnes ayant une attitude militante de dénonciation du politiquement correct ou au contraire de l'usage de l'expression, son utilisation est limitée et de peu de portée, et sert à presque tous les groupes, quelles que soient leurs sensibilités politiques. Ses emplois informels courants correspondent généralement aux expressions «Noyer le poisson», «Tourner autour du pot», et autres expressions usuelles visant le fait de tergiverser, de «parler pour ne rien dire».L'exemple donné illustre assez l'état du débat en France: si on fait une recherche des occurrences de cette périphrase sur Internet, on constate plusieurs choses qui contredisent à la fois le discours sur la généralisation du politiquement correct en France et celui sur l'emprise accrue des contempteurs de ce politiquement correct: * La plus grande partie des occurrences de la périphrase se trouve sur des sites «anti-politiquement correct»; * Une large partie des autres occurrences se trouve sur des pages de discussion d'enseignants sur la validité de la terminologie employée par les formateurs de l'Éducation nationale; * Les rares occurrences d'emploi réel (non-citation) de l'expression se trouvent dans des documents à destination des formateurs, voire des formateurs de formateurs. * Enfin, sur les autres sites s'intéressant aux jeux avec «référentiel rebondissant» le terme employé est «ballon», ces sites étant nettement plus nombreux que les premiers (dans un rapport de 1 à 30.000 environ).On peut ajouter, dans le cas des emplois réels, que si cette formule est très jargonnante, à l'analyse «référentiel rebondissant» ne correspond pas à la «traduction» par “ballon” qu'en font ses détracteurs mais à une description technique qu'on peut paraphraser comme, «l'objet de référence qui va rebondir d'un joueur à l'autre».La limite de cet exemple est qu'il ne désigne pas proprement une formule politiquement correcte en un sens strict, mais pour d'autres exemples plus significatifs (les périphrases personne à défi spécifique ou à condition spécialisée pour désigner un handicapé mental, à besoins spécifiques pour un handicapé physique) on fera le même constat: usage réel très rare et à prétention technique, usage comme citation principalement par des anti-correction politique, utilisation majoritaire d'expressions habituelles compréhensibles, y compris celles à caractère euphémistique (p. ex., handicapé mental comme expression atténuée de débile mental).Sans préjuger d'évolutions ultérieures on peut donc faire les constats suivants, concernant la situation actuelle en France: * Contrairement à la situation de la décennie précédente, il y a bien, en 2006, un débat autour de la question du politiquement correct; * Ce débat concerne un nombre limité de personnes, chez les détracteurs du politiquement correct que chez les détracteurs ou défenseurs de l'emploi de l'expression; * Il n'y a pas de défenseurs nombreux ou/et puissants, et organisés (de lobbies) d'une politique publique de type «politiquement correct» (et pas non plus, à strictement parler, de défenseurs organisés du «politiquement correct» en tant que notion définie et claire); mais, * Il y a un certain infléchissement du discours dans le débat public, en France comme ailleurs, qu'on peut qualifier de tendance au «politiquement correct» dans son acception restreinte (euphémisation du discours); enfin, * L'usage courant de l'expression diffère beaucoup de l'acception que lui donnent les groupes participant activement aux débats sur elle.Le cas proprement français de la locution «politiquement correct» est ainsi assez comparable à celui d'autres termes d'origine anglo-saxonne en usage dans le débat public, et participant au départ de la classe des «faux-amis», mais qui par leur usage social et politique prennent un sens différent de leur acception anglo-saxonne.L'exemple le plus évident est celui de «libéral», «libéralisme»: en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, on différencie nettement l'usage du terme pour désigner une attitude sociale, une certaine approche de l'économie et un corps de doctrines politiques, qui ont trois acceptions inassimilables, alors qu'en France l'usage du terme dans le débat public équivaut le plus souvent à «conservateur anti-jacobin». De même, l'usage et le sens français de «politiquement correct» n'ont que peu à voir, le plus souvent, avec ceux en vigueur en Amérique du nord.C'est ce qu'on appelle: prendre des vessie pour des lanternes: on fait croire au gens un mensonge a un point tel qu'il devient une verité!Goebbels disait: plus le mensonge est gros, plus il passe facilement, si il est repeté un nombre calculable de fois!femskunk

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TEMOIGNAGES DE SDF

PAUL : "Rester humain"Paul B. a cinquante-huit ans. Ancien ingénieur aux Ponts et chaussées, il a été marié pendant vingt-trois ans mais, suite à une dépression, il a tout perdu : son statut social, sa femme, ses quatre enfants… Il a tenu bon quelques mois, puis sa longue descente aux enfers a commencé, il y six ans et demi.Il m’a dit :« - Tu sais Jacques, je n’étais pas préparé à vivre ainsi. Mes parents étaient très à l’aise, moi-même j’avais une petite vie bourgeoise. Aujourd’hui, je survis mais, aussi bizarre que cela puisse paraître, ce qui me manque le plus c’est de pouvoir aller au théâtre, dans des concerts… J’adore la musique classique. J’arrive à me procurer des livres alors je me plonge là dedans, et j’oublie. »Avant qu’il ne parte, je lui ai demandé ce dont il aurait envie.Il m’a tout simplement répondu : « Rester humain Jacques, rester humain… »/////////////////////////////////////////////////////////////STEPHANE : "La société m’a oubliée il y a déjà des années, alors moi aussi je l’ai oubliée.. »Stephane B. a quarante-trois ans.Provincial, il est monté à la capitale pour chercher un emploi. Divorcé, ses deux enfants résident avec sa femme. Plus d'attaches, toujours pas de travail, Paris ne lui offre rien. L'alcool et la désillusion aidant, il s'est "installé" dans la rue.Il est bien passé par les centres d’urgence, mais il n’y a pas trouvé sa place. Aujourd’hui, il considère son avenir comme totalement bouché. Néanmoins, il me dit que dans la rue « il trouve toujours un coin pour dormir, un endroit pour manger ».Quand je lui demande s’il trouve que c’est une vie, il me répond : « La vie c’est de la merde, je n’attends plus rien d’elle ni de personne. La société m’a oubliée il y a déjà des années, moi aussi je l’ai oubliée.. »//////////////////////////////////////////////////////////////KADIROF : "Sans-papier à Paris, c'est toujours mieux que l'Ukraine"Nous avons comme promis mis un cahier à disposition, lors de notre sit-in quotidien place de la Bastille, pour recevoir leurs doléances des sans-abris. Si celui-ci n’a pas eu l’effet escompté : ils ont préféré nous raconter leurs galères...Kadirof K. vient d’Ukraine.Il y a cinq ans, il pensait voir son horizon s'éclaircir en France… Il a vite déchanté !Pas de papiers, pas de domicile, donc forcément la rue.Malgré tout, il a réussi à trouver un boulot au noir. Il travaille douze heures par jour, pour un salaire de 1100€. Ce qui lui permet de louer une chambre de bonne - interdite à la location car trop petite - pour 300€.Aujourd’hui il estime que, malgré ses conditions de vie et malgré la peur constante d’être reconduit à la frontière car ses papiers lui ont été refusés, il vit bien mieux en France qu’en Ukraine. Il est même fier de pouvoir envoyer 400€ par mois au pays.////////////////////////////////////////////////////////foxtaurshaman

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Douche collective ( souvenir du Val de Marne )

- Bonjour Messieurs, déshabillez-vous dans le vestiaire là et vous avez des douches dans le coin à gauche. Prenez bien le temps de vous doucher, vous frottez partout hein, surtout là où que c’est noir. Parce que là, de vous à moi, ça sent un peu le cheval mort depuis que vous êtes là dans cette pièce. A tout à l’heure.La grosse assistante sociale blonde avait une jupe en cuir très courte et des bottes en velours roses sur des bas résilles. Elle s’appelait Elise et était très belle, malgré la vulgarité inhérente à sa fonction.C’est une équipe du Samu Social, en maraude, qui nous avait aramassé ce soir là, Ahmed, Gilbert et moi. Et mon chien Olcon. Les quatre meilleurs potes de la dynastie de l’époque, même que moi j’ai fait un stage dans la légion étrangère et que Ahmed est arabe, ce qui permet de tisser rapidement des liens amicaux dans la rue, en hiver. Il faisait froid et on s’était serré les uns contre les autres dans le parking sous-terrain du Centre Commercial Créteil Soleil, mais sans aucune arrière pensée sexuelle d’aucune sorte, même sous-jacente. Juste pour la chaleur humaine un jour pluvieux, franchement. Ahmed et Gilbert n’ont eu aucune hésitation à se déshabiller comme ça pour aller prendre leur douche. C’est pas trop mon genre de regarder les corps des garçons, mais Gilbert il était salement amoché par la vie quand même. D’abord il était obèse, et ça les gens ils n’arrivent pas à comprendre que des mecs à la rue puissent avoir de la bedaine. N’importe quoi ! Ensuite Gilbert il avait des escarres un peu partout sur le corps, de haut en bas et d’est en ouest. « Zone localisée de souffrance ischémique de la peau et des tissus sous-jacents compris entre le plan du support sur lequel repose le patient et le plan osseux, soit entre deux plans durs. L'escarre a la forme d'un cône dont le sommet serait au niveau de la surface de la peau et sa base au niveau osseux. » Disons que c’était parfaitement dégueulasse comme corps humain. Ahmed lui il s’entretenait pas mal, il faisait des abdos le samedi matin et il avait gardé une certaine hygiène de vie. Mais comme il s’appelait Ahmed il était arabe de naissance, et dans la France de nos jours ça ne facilite par les choses, surtout pour un algérien.Moi je me suis méfié immédiatement des douches. Evidemment la douce Elise m’avait inspiré confiance, surtout à cause de ses seins maternels en formes de poires, mais les douches c’est tout un symbole quand même. Moi j’ai pensé tout de suite à Buchenwald ou Dachau. Je sais pas. Ca devait être dans mes gènes d’humain, ou un truc dans le genre. On a vite-fait de nous gazer dans les douches. On est à poil, on est coincé, surtout quand on est pauvre. Et puis moi j’ai pas envie de mourir tout de suite, c’est trop tôt – surtout à cause d’un gaz nazi dans un centre social d’urgence du Val de Marne. Alors je me suis assis sur un banc et puis j’ai chialé comme une femme, avec des gémissements parfaitement indignes de ma virilité.- Vas-y mon gars, vas-y mon petit Manu, pleure, pleure, comme ça tu pisseras moins… vas-y pleure Manu, comme ça tu pleures un peu pour nous aussi…. qu’il m’a dit le gros Gilbert, parfaitement à poil avec sa queue pendante et son morceau de savon à la main.Il était un peu demeuré comme ex-hippie ou soixante-huitard mal reconverti, mais il compensait par une gentillesse qui n’avait rien de maoïste ou de anarcho-syndicaliste, comme sa jeunesse pouvait le laisser présager. Donc il me donne une tape sur l’épaule, le vieux, mais à cause de son sexe, là, juste là, à portée de main, je suis un peu gêné, franchement…. Bon, alors je me suis déshabillé aussi pour prendre ma douche, mais je pleurais toujours.Gilbert qui était vraiment prévenant avec ses tatouages de motard sur le torse et l’avant-bras gauche a continué à me consoler, mais je l’ai envoyé chier parce qu’il commençait à bander. Ca ne se fait pas. Bon, alors on s’est lavé bien gentiment avec le savons publicitaire offert par la maison, on a frotté partout sur nos corps périssables, même dans les coins où c’est toujours un peu dégueulasse, comme le cou ou dans l’entre-couille, je me comprends. Une vraie misère hygiénique. Donc on frotte, on frotte, on frotte – et c’est peu dire.Ahmed se posait toujours des tas de questions existentielles : par exemple à propos de la colonisation française parfaitement nazie dans son pays de sauvages à pieds noirs il était perpétuellement dans l’expectative. Parfois aussi il pleurait, mais il buvait beaucoup aussi pour oublier son statut social d’arabe à part entière. On était très proche, en tant qu’amis. Alors du coup il vient me voir, mais il avait un peu honte quand même, malgré la taille de son pénis – qui n’avait pas servi depuis bien longtemps à part pour pisser du jaja – comme c’est la règle général chez les clochards et sdf… mais je me comprends…- Eh, Manu, eh… qu’il me dit… tu connais l’histoire de « Petit ours brun » ?- Qu’est-ce que tu racontes Ahmed ? « Petit ours brun » ? Non je ne connais pas… Ta gueule l’arabe !… que j’lui dis !- Eh bien, tu sais c’est le truc avec le petit ours qui doit prendre son bain. Il se déloque, il enlève ses fringues d’ours de la forêt, et puis il fait semblant de se laver le bâtard. Il referme la porte de la salle de bain et puis il fait du bruit dans l’eau avec sa patte mais il ne rentre pas dans l’eau…. Mais la maman ours l’attrape par la peau du cul, et lui regarde la crasse derrière les oreilles. Le truc qui ne trompe pas. Alors c’est un peu la honte pour « Petit ours brun ». La suite je m’en souviens pas trop. J’imagine que l’armée française débarque pour le coffrer le petit enculé de terroriste… comme toujours.- Calme-toi Ahmed, frotte là aussi… que je lui dis en lui désignant ses pieds parfaitement crasseux et répugnant…Ensuite on s’est rhabillé et puis on s’est présenté devant la belle Elise qui nous attendait dans une pièce adjacente assez sombre, avec des tas de fringues entassées. On a choisi soigneusement des vêtements qui correspondaient le mieux à nos personnalités propres. Avec Gilbert ça a été un peu compliqué, surtout quand il a expliqué à la grosse Elise qu’en tant que motard il devait porter un cuir. Elise lui a dit…- Mais Gilbert, enfin, vous n’avez pas de moto… vous vivez dans la rue, devant le Monoprix depuis dix ans…. Vous êtes plus connu que le maire dans cette foutue ville ! Alors n’allez pas me dire que vous avez une moto, c’est une foutaise de premier plan sinon !Gilbert n’a pas répondu. Pour tout dire il faisait la gueule. Ok, il n’avait pas de moto, mais c’est pas une raison pour tourner le couteau rouillé de la vie dans la plaie comme ça ! On a tous choisi de nouvelles fringues et après on était tout beau, surtout Ahmed, à cause du travail de ses parents : l’une des plus belles architectures corporelles de la Kabylie des années 70. Rien de moins ! Et c’est en esthète que je parle. Après Elise nous a foutu dehors, malgré sa jupe en cuir luisant qui était pleine de promesses sexuelles et maternelles tendres, chaudes et douces...indianfox

15:43 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Près d'un Français sur deux craint de devenir SDF

ca doit pas etre mieux en belgiqueSelon un sondage BVA réalisé en novembre pour l'association Emmaüs, 48 % des Français, dont 62 % des 35-49 ans (et 74 % des ouvriers), craignent de « devenir un jour SDF ».Emmaüs demande aux candidats de 2007 d’y réfléchir, et aux pouvoirs publics de renforcer leurs dispositifs d’aide aux exclus.Ce sondage en dit long sur l’air du temps.Rappelez-vous les années 1995-2001 : l’hyper-optimisme était obligatoire, les commentateurs brevetés interdisaient de critiquer le système ultralibéral, Alain Minc proclamait la « mondialisation heureuse », Alain Duhamel raillait les faibles d’esprit… (ceux qui croyaient – les niais ! - que l’économie financière jouait contre l’économie réelle).En 2006, ces commentateurs font profil bas. On voit apparaître dans Le Monde des constats alarmistes * : ceux-là même que l’on nous reprochait d’exprimer il y a six ans. Les chroniqueurs ne peuvent plus nier les charrettes de licenciements, les destructions d’emplois pour maximiser les profits, les délocalisations, les rachats LBO, la vampirisation des entreprises par les fonds de pension, les salaires monstrueux de dirigeants et leurs golden parachutes. Ils ne peuvent pas nier le sentiment d’agonie sociale et d’impuissance qui gagne les salariés : l’impression d’être désormais « de trop », et que le tout-financier n’a plus besoin des gens.foxsheets

15:38 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Qui sais ce qu'ils vivent...

« On a réservé une tente pour Sarkozy et Chirac, mais on ne sait pas s'ils vont venir. » Hamou, 38 ans, est dans la rue depuis un an. Généralement, il dort dans un passage, près de la Bourse à Paris, avec une trentaine d'autres SDF. Mais depuis samedi, il a rejoint la cohorte de sans-abri qui campent dans la capitale sur les bords du canal Saint-Martin. Ce week-end, l'association Les enfants de Don Quichotte a installé des tentes pour les SDF, invitant surtout tous les Parisiens qui ont un toit à venir passer une nuit avec et comme eux, histoire de se mettre pendant quelques heures dans la peau d'un sans-logis. Un appel qui semble avoir été entendu, l'enfilade de tentes ne cessant de s'allonger, jusqu'à dépasser la centaine hier.Parmi les SDF présents, rares sont ceux qui croient dans les promesses des politiques, à commencer par celle lancée lundi par Nicolas Sarkozy. « Les politiques n'ont aucune idée de ce que l'on vit, ils ne nous connaissent pas, sauf quand ils nous voient à la télé », estime Jay, qui vit avec huit autres SDF sous une passerelle. Hamou compte bien voter en 2007. Ce cuisinier au chômage a perdu son logement il y a un an, faute de pouvoir payer le loyer. En avril, il soutiendra le candidat qui défendra des « maisons d'accueil ouvertes toute l'année et tous les jours » pour les sans-abri. Hier, Dominique de Villepin a déclaré que les tentes de rue ne sont pas la « meilleure solution », invitant plutôt les SDF à se tourner vers les hébergements d'urgence. Mais même si « la rue, c'est pas fréquentable », Hamou préfère sa tente à une place en foyer d'accueil. « Y'a jamais assez de lits, et la nuit, c'est violent, y'a des bagarres, on peut se faire voler nos affaires, et le matin, on est foutu dehors », résume-t-il.Beaucoup le long du canal partagent son avis. « Le foyer, ça peut aider, mais c'est pas une solution », estime Boris, 53 ans, qui passe souvent ses nuits dans un centre du 13e arrondissement. Lui propose d'organiser un « grand téléthon pour les sans-abri » à la télévision : « Et avec tous les dons recueillis, on construit des logements décents. »kingcheetah

15:27 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La generosité n'est pas toujours là ou on croit:

Jacques Deroo, le "salaud de pauvre" en ligne

Je pense depuis longtemps qu’il est plus facile de prendre l’avion pour aller à l’autre bout du monde, même dans des endroits dangereux, que de descendre de chez soi pour se plonger dans une réalité qui est finalement plus étrangère."Ce blog, c'est mon carnet de route. Ma route, mon terrain, c'est la rue ; mon combat l'exclusion." L'auteur de ces lignes est un "salaud de pauvre". C'est ainsi qu'il a baptisé son blog. Ainsi qu'il a titré son livre, paru début janvier 2006.Jacques Deroo (invité d'"Arrêt sur images" cette semaine), ancien enfant de la DDASS, ancien alcoolique, ancien SDF, est finalement devenu éducateur. Mais, il n'a pas perdu sa révolte et sa volonté de défendre les plus faibles. Son ouvrage a été plutôt bien médiatisé. Fin janvier, il était l'invité d'un forum de discussion sur le site du Nouvel Observateur.Extraits de ses réponses aux internautes : "Mon rêve serait de voir l'ensemble des pauvres marcher sur l'Elysée, car personne ne pourrait les arrêter. Parce que eux, n'ont rien à perdre" ; "Je pense que les associations dépendent tellement des subventions qu'aujourd'hui, afin de ne pas les perdre, elles sont devenues les valets de l'Etat".Il écrit aussi qu'il trouve "géniale" la proposition de "revenu minimum universel" de Christine Boutin. Idée qui se rapproche par ailleurs de celle préconisée par Patrick Declerck, auteur d'un récent pamphlet sur "l'horreur SDF", intitulé Le sang nouveau est arrivé.La presse écrite, mais aussi les radios, ont également relayé le message du "salaud de pauvre" Deroo. Son livre a aussi fait le tour des forums, blogs et autres sites en tout genre.Mais c'est surtout le 16 mars 2006 que Jacques Deroo a fait parler de lui dans les médias. Ce jour-là, Françoise de Panafieu, députée-maire UMP de Paris, est en visite "électorale" à la cité Curial, dans le XIXe arrondissement, où vit justement l'éducateur. "Elle s'est contenté de visiter la misère comme on visite Le Louvre", commentera-t-il sur son blog.Un article du Monde raconte le lendemain : "C'est 'pour combattre l'indifférence des politiques à l'égard de la précarité' que Jacques Deroo, 50 ans, éducateur au chômage, s'est précipité sur madame de Panafieu, jeudi 16 mars, et lui a jeté un oeuf sur l'oeil gauche."Conclusion du blogueur - dont le site a connu une explosion du nombre de visites dans les quatre jours qui ont suivi "l'agression avec arme" : "J'ai été arrêté et mis en garde à vue pendant 17 heures (...) Je passerai au tribunal le 17 mai".Les posts sont quasi-quotidiens sur le blog. Le plus souvent, ce sont des coups de gueule. L'auteur prévenait d'ailleurs dès la mise en ligne, en octobre 2005 : sur Salaudsdepauvres.com, pas de place pour les "concessions" ni pour la "langue de bois".Place à la mobilisation en revanche. Cette semaine, par exemple, Jacques Deroo appelle à la "coordination contre la fermeture des centres d'hébergement d'urgence d'hiver pour les sans domicile fixe". Dès le lancement de son blog, il suit "la crise en chiffres" : nombre de pauvres en France et triste décompte des SDF morts de froid pendant l'hiver.Ses billets sont souvent très critiques vis-à-vis des associations caritatives et des politiques. "J'accuse", "J'en ai marre" ou encore "Si Coluche voyait ça" : les titres laissent augurer du contenu de ces pamphlets en ligne.Mais l'éducateur ne fait pas que critiquer. Il propose aussi pétition contre la précarité (qui se présente plutôt sous la forme d'un livre d'or), ateliers d'écriture pour SDF et projet de centres d'hébergement permanents pour les familles en difficulté et les personnes isolées. C'est son idée de "chalets de l'espoir".Son dernier projet en date : un mouvement politique créé par les pauvres et pour les pauvres. Ils "définiront eux-mêmes leurs valeurs, leurs buts et les actions qu'ils mèneront. Ils prouveront à l'ensemble des Français leur dignité et pourront nous montrer les forces qui les habitent. Ils nous étonneront !" Première étape : "Proposer aux personnes pauvres du XIXe arrondissement (de Paris) une participation à une liste pour les municipales 2008."dogcat

15:04 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Passer 20 jours dans la peau d'un sans-abri à Paris

Passer 20 jours dans la peau d'un sans-abri à Paris, en plein hiver. C'est le parti pris radical du journaliste Jean-Charles Deniau pour ... Tout » montrer ce qu'est vraiment la vie d'un SDF. Une plongée bouleversante dans le monde des exclus. Si vous lisez les naufragés au editions terre humaines, c'est vraiment invraissemblables!Ils dorment sous des cartons en plein hiver. Ils errent toute la journée dans la rue à la recherche d'un peu de chaleur et de nourriture. Le journaliste Jean-Charles Deniau a voulu montrer la vie des SDF, ces exclus qu'on finit par ne plus voir.Pour cela, il a adopté une démarche radicale : passer 20 jours dans la rue à Paris en plein hiver. Un complice filme en caméra cachée cette expérience. Le réalisateur se retrouve à faire la queue à la soupe populaire, à dormir dans des foyers et à mendier. Et recueille les témoignages bouleversants de ceux qui vivent dans la rue.Loin de tout voyeurisme ou d'effet spectaculaire, ce film permet de dépasser les clichés sur les SDF. Si j'arrive a l'uploader, je vous le mets tres rapidement, a Paris, comme a charleroi ou Bruxelles, tres peu de demarches sont faites!Quand le regard des autres vous rends invisibles, vous tendez a le devenir réellement, jusqu'au deni des besoins vitau de l'individus!Voila pourquoi je rale, devant la mediatique des immigrés sans papiers et du silence totale fait au SDF!j'ai pus le trouver j'espere que le fichier n'as pas de probleme!

14:56 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

les pauvres choisissent d'etre pauvres:

honteu est pourtant realiste de ce que pense l'elite et la classe moyenne et actives des SDF et des pauvres en generals ( sauf handicapés, immigras et autres bon pauvres victimisation obligent!).regardez:

14:46 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le prix Nobel de la paix - Mohamed el-Baradei, le pragmatique au service des grandes puissances nucléaires

Baradei, directeur général de l’AIEA, prix Nobel de la paix, vraiment ? À quelle paix veut-on nous faire croire ? La paix des pays musclés aux stéroïdes du nucléaire depuis 60 ans et qui veulent imposer leur « paix » par la force à toutes les nations et continents, dont un pays en particulier, qui a utilisé voici 60 ans la pire des armes de destruction massive contre un pays et surtout une population civile ?Pourquoi ce Nobel à Baradei ? Je n’ai jamais entendu cet individu parler de la prolifération des armes nucléaires par les USA, la France, l’Inde ou Israël. Moins de 10 pays auraient l’arme nucléaire, mais un pays, les USA, a à lui seul un arsenal mirobolant de milliers de têtes nucléaires prêtes à être utilisées à la minute contre tout pays qui n’obéit pas à ses intérêts politiques et économiques. Par contre, M. Baradei s’agite dans tous les sens pour empêcher que des pays ayant reçu ces menaces d’invasion et de destruction ne se défendent adéquatement ou puissent utiliser l’énergie nucléaire pour leur développement économique.Pour M. Bruno Tertrais, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique en France, « l’arme nucléaire est notamment la seule manière de se protéger des pays opposés à la supériorité militaire occidentale ». Il ajoute : « si Saddam Hussein avait eu la Bombe, jamais les États-Unis n’auraient attaqué l’Irak [1] ».M. Baradei ne s’est pas opposé à ce que les États-Unis et la France se soient engagés à coopérer avec l’Inde dans le domaine nucléaire civil. Mais l’Iran et la Corée du Nord sont continuellement dans sa mire et doivent se plier à des inspections et des menaces des pays qui possèdent la bombe et les armes les plus puissantes.Les États-Unis ne respectent pas eux-mêmes le traité de non-prolifération nucléaire. Ils sont à élaborer le « mini-nuke » (sans doute est-ce deja fait), arme nucléaire « légère » qui explose en profondeur dans le sol.M. Baradei méritera son prix quand il lancera ses affidavits et ses inspections aux pays qui véritablemet possèdent des armes nucléaires et menacent véritablement de s’en servir dans des desseins d’invasion de pays qui ne demandent qu’à être respectés et à vivre en paix avec les autres nations. L’arme nucléaire est une plaie sur l’humanité et doit être détruite. Aux pays les plus puissants et qui se disent les plus avancés à les éradiquer pour qu’il n’y ait plus aucune menace de s’en servir et ainsi créer une stabilité et une paix mondiale.[1] Journal Libération sur le Web : « El-Baradei a fait un sans-faute sur l’Irak mais s’est montré léger sur l’Iran », par Jean-Dominique MERCHET, vendredi 7 octobre 2005Je vous conseille de regardez ceci: un documentaire sur le nucleaire: sur la realité et les nouvelles decouvertes, toujours refusée par une majorités de scientifiques, trop propre sur eu, qui veulent garder la main mise et continuer a etre le jouets des affaires du lobbys nucleaires!!Cliquez sur l'image!firstflight

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démocratie: contrôles abusifs des locateurs

Le logement n’est pas un bien comme les autres. Il peut avoir de sérieuses répercussions sur la vie et la santé des personnes concernées. Il faut voir de toute urgence à civiliser et à réglementer un marché locatif qui devient chaque jour de plus en plus sauvage et dont on fait un commerce qui ne respecte en rien les besoins et les ressources des locataires. Il est absolument incompréhensible que l’État piétine depuis tant d’années à régler un problème social si fondamental. Une mauvaise situation de logement peut ravager des existences et affecter gravement l’équilibre de la personne. Le logement n’est pas simplement un lieu physique ou une vulgaire marchandise à transiger. C’est un besoin de première nécessité qui regarde tout aussi bien la sécurité sociale que la santé publique.foxbadger

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Pauvreté : le bouc émissaire

On aura beau en changer la définition et en manipuler les chiffres, la pauvreté est en augmentation.Tout le monde à une opinion sur le sujet, ses causes et bien sûr les solutions... Pendant ce temps, les personnes démunies tentent de se forger une identité entre la compassion des uns et le mépris des autres.Le problème avec notre société, c’est qu’elle véhicule l’idée de deux catégorie de pauvres : les bons et les mauvais. La catégorie des bons pauvres regroupe les personnes âgées, les handicapés, mentaux et physiques, les immigrés, les invalides et peut-être quelques mères monoparentales à condition qu’elles soient dans la misère noire (et encore !!!), pour espérer susciter la moindre compassion. Les bons pauvres sont donc ceux - qui - sont - pauvres - mais - ce - n’est - pas - de - leur - faute !Vive la vision manichéennes et victimaires.Les mauvais pauvres sont donc, selon la croyance, les assistés sociaux « aptes au travail », les itinérants, les personnes dépressives, les alcooliques, les jeunes chomeurs, les toxicomanes, les parents monoparentaux, bref ceux - qui - n’ont - qu’à - travailler - s’ils - veulent - s’en - sortir ! Ceux que l’on traite le plus souvent de « parasites », de « profiteurs du système », ceux pour qui l’on « paie des taxes ». Ceux-là n’ont aucune chance d’inspirer autre chose que du mépris de la part de la population dite active.La classe moyenne est celle qui supporte le plus lourd fardeau fiscal. Elle éprouve donc un grand sentiment de frustration et d’injustice. Dans le numéro de décembre 2003- janvier 2004 de L’Aut’Journal, (n° 225, p. 6), on apprenait que, selon une étude qu’a coréalisé Léo-Paul Lauzon, professeur d’économie à l’UQAM, la part d’impôt que payaient les particuliers en 1950, représentait 51% du total et celle des entreprises 49%. En 2002, les choses ont beaucoup changé et les particuliers se tapent desormais 77% du fardeau fiscal pendant que les entreprises s’en tirent avec un confortable 23% ! C’est sans compter le congé fiscal de 10 ans dont bénéficient les investisseurs étrangers.Soit: les grands patrons ne payent rien, mais c'est le peuple qui trimment, comme au bon vieux temps !!Scandaleux non ? Seulement voilà : la classe moyenne ignore tout cela ! Se mettre la classe "payeuse de taxe" à dos n’est jamais très judicieux pour les gouvernements quels qu’ils soient. Afin de se soustraire à la colère du peuple ils doivent donc trouver un endroit où diriger cette colère. Le bouc émissaire est tout trouvé : les assistés sociaux. Et on tombe dans le panneau ! « C’est à cause des assistés sociaux que vous payez beaucoup d’impôts, ce sont ces parasites que vous faites vivre avec vos taxes ! » Et les payeurs de taxes continuent de croire dur comme fer que la vie serait tellement plus facile s’il n’y avait pas tous ces pauvres à entretenir...Alors que c'est l'exact contraire: les plus riches doivent entretenir les plus pauvres, ou di moins, les aider a s'en sortir, or, nous le voyons de plus en plus, tout est fait pour se faire un max de fric, presser le citron de l'employé et continuer a lui faire croire que a cause des chomeurs, ils vis de plus en plus mal!!À force de répéter un mensonge, celui-ci finit par être perçu comme une vérité. Le gouvernement a tout intérêt à empêcher l’émergence de la solidarité ou de la compassion que pourrait éprouver la classe moyenne envers la classe pauvre. Il donne donc une cible aux payeurs de taxes et s’assure du même coup que personne ne songera à défendre les démunis. Et les vrais profiteurs du système, riches et compagnies, se roulent par terre de rire !L’un des aspects les plus révoltants de la pauvreté est cet acharnement à maintenir les pauvres dans la misère en les empêchant d’améliorer leurs conditions de vie, ne serait-ce que légèrement. La prestation de base d’aide sociale pour une personne seule se situe autour 500E, hors, on sais que le seuil de pauvreté belge est de....750E/mois, autant le dire: une personnes aux chomage, ne peux vivre sans souffir de problemes d'ordres financie (endettement principalement, du aux retard de payement).somme très en-dessous du seuil de la pauvreté et ne permettant évidement pas de combler les besoins de base (nourriture, logement, chauffage, habillement). Et ce ne sont pas les récentes augmentations dans les frais de garde, de chauffage et de transport en commun ainsi que la suppression de l’aide au logement(laquelle?) pour les plus démunis qui vont améliorer les choses.Relisez le rapport sur la pauvreté, vous verrez ce qu'il en est!Une personne sur l’aide sociale qui désire retourner aux études pour se sortir de la misère n’aura plus le droit à ses prestations. Elle devra obtenir une bourse ou contracter un emprunt au gouvernement, emprunt qu’elle devra rembourser quel que soit son revenu après ses études. C’est sans compter les frais de garde pour les mères étudiantes, le nombre de places dans les garderies étant insuffisant et les listes d’attente interminables.Un vrai noeud a problemes ou on enfonce le clou pour laisser les gens dans la fanges de la pauvreté!Une mère monoparentale sur l’aide sociale avec un enfant à charge n’a plus droit au surplus dont elle bénéficiait auparavent. Si elle reçoit une pension alimentaire, elle verra sa prestation d’aide sociale amputée du montant de la pension (en effet, le gouvernement considère la pension alimentaire comme un revenu pour la mère et non un montant pour l’enfant !) Si elle se trouve un emploi au salaire minimum, les frais de garde et l’obligation de payer médicaments, lunettes, soins dentaires et compagnie font qu’il ne reste plus beaucoup d’argent au bout du compte !C’est comme si les démunis étaient au fond de l’océan. Chaque fois que quelqu’un parvient à se sortir la tête de l’eau pour respirer, le gouvernement lui assène un grand coup de massue pour le faire couler de nouveau ! De plus, il n’existe aucun barème-plancher, seuil de faible revenu en dessous duquel aucune coupure sur les prestations d’aide sociale ne pourrait être permise parce qu’aucune loi ne reconnaît officiellement le droit à un revenu décent permettant de combler les besoins de base.Enfin si, il existe une constitution, mais personnes ne la prend en comptes, normal, a quoi ca servirai de permettre a ces gens, si utile aux riches, de revenir a une vie decente!?Lorsqu’on ne fait pas couler les assistés sociaux, on les exploite. On peut penser ici aux « parcours d’insertion obligatoire », qui obligent les jeunes assistés sociaux de 18 et 24 ans à se soumettre à des programmes d’employabilité s’ils ne veulent pas subir une coupure de chomage de 4 mois (durant laquelle, faut aussi cherche du boulot, sans argent pour payer un loyer, vous me direz comment faire!Ces programmes d’employabilité, conçus officiellement pour que ces jeunes puissent réintégrer le marché du travail, servent davantage à fournir une main-d’oeuvre bon-marché à des employeurs, soucieux de diminuer leurs coûts de production. Tout le monde y trouve son compte, à part les jeunes : les employeurs disposent d’employés parfaitement exploitables qui n’ont pas le choix d’être là, tout en économisant sur les salaires et le gouvernement « rentabilise » l’aide sociale et se donne le beau rôle du héros qui sauve les jeunes de la déchéance...Alors que c'est tout le contraire, le sentiments de honte et d'exploitation est enorme, sans parler que souvent, sans diplome, on fera souvent des jobs qui payeront a peine le minimum vital et encore parfois cela atteint le bareme de 500E, soit de quoi payer un loyer mais pas de manger ou s'habiller (surtout a 50E le pull et autres, si on veu etre habillé correctement et non comme un clochard!).Durant ce temps, les jeunes en questions se retrouvent devant des emplois temporaires qui ne leur conviennent pas et qui n’offrent aucune possibilités d’avancement De plus, l’obligation qu’ils ont de travailler coûte que coûte pour recevoir leur maigre pitance les rend vulnérables à toutes sortes d’abus de la part de leur employeur (mauvaises conditions de travails, harcèlement psychologique ou sexuel, etc.).Ce qui est de plus en plus courant!Les préjugés aux sujets des assistés sociaux, qui vivent soi-disant la belle vie à ne rien faire, datent probablement de l’époque où il était effectivement possible de survivre avec l’aide sociale. Par contre, depuis une vingtaine d’années, le coût de la vie a augmenté beaucoup plus rapidement que le montant des prestations, qui ne sont d’ailleurs jamais bonifiées en fonction du coût de la vie. Aujourd’hui, pour survivre avec d’aussi maigres prestations, il faut avoir recours aux banques alimentaires pour manger de la nourriture périmée dont les grandes chaînes d’alimentation ne veulent plus, loger dans des logements insalubres et renoncer à tout loisir et à toute distraction. Ce n’est plus, en admettant que ça l’ait jamais été, une partie de plaisir.Ce que je confirme puisque je vis ainsi, parce que nous sommes 2 a s'entraider, nous arrivons a payer nos logements et notres nourritures, mais question habillements, sortie, et autres: impossibles, nous n'avons ni telé, un PC seulement, et seulement parce que j'ai mon voisin a pu le reparer, pas de telephone, pas de voiture, rien, je dors sur un vieu matelas et j'ai deux fauteuils mités, sans parlé de 5 couverts, 3 casseroles et 4 assiettes qui servent toutes la semaines, alors que une famille normale a dans les 10-15 assiettes, plattes et creuses, plates, ........Ce que je n'ai pas, le seul frais que j'ai investit et que je paye par mois est une machine a laver, parce que lave a la main n'etait plus fesable correctement!On n’arrivera jamais à créer une société solidaire si l’on s’épuise en chicanneries stériles et mesquines. Il est grand temps de remettre à jour notre perception des démunis et de renouer avec la solidarité afin de lutter ensemble contre un système qui fait de plus en plus d’exclus. Après tout, nous pourrions, nous aussi, être un jour parmi eux.Petite suggestion de lecture en terminant : « Ces riches qui ne paient pas d’impôts », par Brigitte Alepin, publié chez Méridien. Très instructif !Meme chose pour le livre "l'amerique pauvre"!images

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Réalité de l'aide sociale et logement: quebec pas mieux que la belgique

Réalités de l'aide socialeVoici quelques données tirées de :L'éditorial de la revue Recto Verso de juillet-août 2001 :" Pendant la lutte aux déficits, l'aide sociale a subi des compressions de 354,5 millions de dollars, seulement entre 1996 et 1998. Le FCPASQ prétend à raison que les plus pauvres de la société ont été les principaux contributeurs, à proportion de leurs moyens, de la réussite du redressement des finances publiques au Québec et au Canada (...). Cette réussite a permis les récentes baisses d'impôts annoncées par Mme Pauline Marois dans son budget 2001-2002 et dont les 60 % les mieux nantis de la société profiteront.(...) La ministre des Finances Pauline Marois a déclaré qu'il serait titanesque de s'attaquer à la couverture des besoins essentiels. Mail il n'est pas titanesque de remettre aux plus riches 3,8 milliards de dollars en baisse d'impôt d'ici 2004. (...)La réalité (de l'aide sociale) , c'est 501 $ par mois (pour une personne vivant seule). Ce sont les frais bancaires supplémentaires quand on a moins de 1 000 $ dans le compte. Ce sont les spéciaux qui disparaissent à l'épicerie la 1ère semaine du mois. C'est l'insécurité et l'humiliation permanentes pour une personne sur cinq. (...). "Québec : le mensonge de la Solidarité sociale et les pièges de la pauvreté, produit par le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), 2001 :Dans ce document, on apprend que la réalité de l'aide sociale est aussi être souvent confronté à faire le choix entre payer l'électricité, la nourriture ou les médicaments (qui se pose également aux personnes âgées qui n'ont que leurs chèques de pension pour vivre); ce sont des programmes d'emplois précaires et souvent sous-payés; c'est la pension alimentaire déduite à 100 % du chèque d'aide sociale; c'est la discrimination envers les personnes qui cohabitent pour s'en sortir ou pour obtenir le droit à un compte bancaire.Selon le rapport du Conseil national du bien-être social publié à l'automne 1999 et portant sur la réalité de 1997 :- 277,000 familles et 456 000 personnes seules vivent avec des revenus à 50 % du seuil de pauvreté. Leur nombre a doublé entre 1989 et 1997;- les mères seules et leurs enfants sont en tête des statistiques sur la pauvreté;- le taux de pauvreté chez les jeunes de moins de 25 ans ne cesse d'augmenter;- le Québec affiche un taux de 20,1 % de pauvreté, ce qui est plus élevé que la moyenne canadienne (sauf pour Terre-Neuve);- le revenu disponible réel des citoyens et citoyennes ayant recours à l'aide sociale a diminué de 19,9 % depuis 1993.Le document du FCPASQ relate également certains résultats d'une étude réalisée en 1999 par l'UQAM et l'ACEF du Sud-Ouest de Montréal auprès de personnes en difficulté de paiement de leur facture d'électricité et de téléphone. Pour les foyers rejoints, dont 69 % bénéficiaient de l'aide sociale, la moyenne globale de revenu net mensuel était de 916 $. Ces foyers consacraient 60 % de leur revenu mensuel en loyer et en électricité et 30 % aux dépenses en alimentation. kirin

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L'insoutenable lâcheté des intellectuels

S'il n'y a jamais eu sans doute de pléiades d'intellectuels « exceptionnels », et doncd'âge d'or de l'éthique, il y a eu, au cours de l'histoire, des individus qui, ayant eu la chance de disposer de facultés supérieures à la moyenne, ont su maintenir un minimum de rigueur intellectuelle, d'exigences morales.Sans appeler clairement à la désobéissance, à l'insoumission, à l'insurrection, ils ont cherché à lutter contre l'endormissement des consciences. Dénoncer l'injustice, questionner l'autorité, mettre la politique au service de l'éthique, affamer des convictions, arracher à la condition passive, inviter à la résistance: tel semblait être, pour certains, le minimum pour conserver une dignité. Il y a eu, au fil des siècles, des esprits assez grands pour se dresser, parfois au risque du bûcher ou de la prison, contre l'absolutisme royal, l'esclavage, la guerre, les privilèges, les discriminations, les erreurs judiciaires. Il y a eu Galilée, Montaigne, Montesquieu, Voltaire, Zola, et quelques autres.Une trahison permanenteIl semble qu'aujourd'hui les enjeux, le contexte (recherche de l'audimat, docilité envers un sponsor, autocélébration, courtoisies croisées...) entraînent la démission de ceux qu'on appelle les « intellectuels ». Qu'ils brillent par leur silence complice ou leurs manoeuvres de diversion, qu'ils se transforment même en traîtres, en réactionnaires, en chiens de garde : ce qui en résulte, c'est la pauvreté des débats actuels, la défaite de la pensée. Comme si l'objectif était d'obtenir un espace consensuel, de détourner la culture de la révolte pour légitimer l'ordre établi, de canaliser le mécontentement pour le soumettre au « réalisme » du marché, de contrôler les masses pour les accoutumer à l'obéissance.« Toute la misère présente de la philosophie tient à l'écart infranchissable entre ce qu'elle promet et ce qu'elle tient. Elle tient peu. Tout se passe même comme si elle ne tenait rien. » Voici ce qu'écrivait, en 1932, Paul Nizan dans les Chiens de garde, invitant le lecteur à refuser « les soupes éclectiques que l'on sert dans les universités sous le nom de philosophie », laquelle n'est qu'une absence, une fuite, une démission, voire une trahison, une « broderie de vieille fille stérile ».Paul Nizan interpelle les penseurs qui préfèrent leur confort spirituel, et les garanties temporelles de leur confort, aux questions « bassement humaines », qui font croire que l'authenticité de la philosophie est marquée par un éloignement aussi grand que possible « des souillures de l'homme vulgaire ».Cette philosophie bourgeoise, celle des oppresseurs, évite les problèmes concrets, parce qu'ils sont menaçants pour elle. Pendant qu'elle palabre sur l'Idée de vérité, de justice ou de progrès, elle détourne son regard de la guerre, du colonialisme, du patriarcat, du chômage, du suicide ou de la solitude dans les mouroirs. Contre cette philosophie d'État, P Nizan appelle de ses voeux une nouvelle philosophie, partie prenante des « revendications triviales des hommes vivants ».Plus récemment, Noam Chomsky, dans Responsabilités des intellectuels, analysait le sort médiatique réservé aux conflits impérialistes contemporains, mettant en évidence le refus de la communauté intellectuelle (journalistes, experts...) de remplir sa mission d'information auprès du public, couvrant, par le mensonge ou l'omission, la politique extérieure des grandes puissances (c'est-à-dire dissimulant ou justifiant les crimes commis), et plus précisément le nouvel ordre mondial conduit par les États-Unis.Concernant la France, Guy Hocquenghem, Jean-Pierre Garnier, Louis Janover ou Serge Halimi avaient passé au vitriol les traîtres de Mai 1968 ou plus généralement d'une période d'effervescence: philosophes, sociologues, chercheurs, journalistes, écrivains, peintres, compositeurs... qui se retrouvaient aux côtés des banquiers, des industriels, des aristocrates, côtoyant les élites économiques, technocratiques, politiques. Les July, BHL, Finkielkraut, Glucksmann, Debray CohnBendit, Bruckner, Kouchner, Rosanvallon, Touraine, Morin, Lipietz... l'intelligentsia médiatisée, les guides inspirés, les petits chefs autoproclamés, les militants ouvriéristes devenus conseillers ministériels, chargés de mission, ambassadeurs ou patrons de choc. Ceux qui auront prolongé leur adolescence héroïque par une pleutre sénilité.Ceux qui, au travers d'articles, de reportages, d'émissions, de livres, de discours hypocrites et de faux débats, de critiques ponctuelles évitant les analyses globales, ont véhiculé le consensus socialo-libéral, la glorification de la raison d'État, la célébration de la force de frappe, l'apologie du nucléaire, la fascination du technocratisme scientiste, la béatitude face à l'expert, la quête de l'excellence, le culte de la performance, la déréglementation du marché du travail, la subordination aux exigences de la guerre économique, les bienfaits de la privatisation, l'uniformisation des modes de consommation, la transformation de l'Europe en hypermarché, l'asservissement de l'activité culturelle aux volontés gouvernementales.Ceux qui ont couvert l'envoi au Tchad des paras français, l'attentat contre le Rainbow Warrior, l'expulsion d'immigrés clandestins, la guerre du Golfe, et de nombreuses autres affaires étouffées ou dossiers enterrés (les Irlandais de Vincennes, Carrefour du développement...). Ceux qui, désertant le combat social, érigeant le conformisme, la lâcheté, le reniement, la trahison, l'arrivisme en valeurs suprêmes, sont passés de l'autogestion à la monarchie, du syndicalisme au marketing, de la Gauche prolétarienne à la gauche caviar, de < sous les pavés la plage » au < politiquement correct », du brûlot à la presse chloroformée, de la justice sociale au business humanitaire et caritatif.Ceux qui, parlant au nom des autres, et dissimulant la banalité de leur propos derrière les formulations absconses, ont proclamé la mort des idéologies, invité à la soumission aux forces du marché. Ceux qui, pour des privilèges de cour, un poste honorifique, une tribune, un strapontin, un renvoi d'ascenseur, ont su ne pas voir, ne pas savoir, ne rien dire. Ceux qui, ivres de succès, d'influence, de gloire, ont renoncé à l'utopie généreuse, au rêve d'émancipation. Ceux qui, convertis aux charmes de la politique politicienne, ont désenchanté la jeunesse, tué l'espoir, discrédité tout idéal. Ceux qui, ni de droite ni de gauche, prétendument sans attache, libres, ont toujours été du côté du pouvoir.L'élite persiste et signeLes Académies des sciences et de médecine se sont souvent illustrées par les conclusions de leurs travaux qui sont curieusement toujours favorables aux industriels. Quelques exemples-L'Académie de médecine publiait, en avril 1996, un rapport minimisant fortement la mortalité humaine due à l'amiante (un rapport alarmant de l'Inserm, paru peu après, tirait des conclusions totalement opposées): le rapporteur de l'Académie avait activement participé, avec des industriels du secteur, à la création en 1982 du Comité permanent amiante!-Selon le rapport de l'Académie des sciences, publié en 1994, la dioxine ne constituait pas un « risque majeur » pour la santé publique.-Dans un rapport de l'Académie des sciences, paru en 2001, et intitulé « L'énergie nucléaire civile dans le cadre temporel des changements climatiques », on peut lire que « l'énergie nucléaire contribue aussi peu que les énergies renouvelables à l'effet de serre ». Les déchets mortels sont juste un peu plus vivaces!-Dans le rapport a Les plantes génétiquement modifiées > , publié en 2002, l'Académie des sciences récidivait en concluant à l'absence de « raison objective de prolonger un moratoire (dépourvu de fondement juridique) sur les autorisations de commercialisation d'OGM » . Dans ce rapport, l'Académie poussait même le zèle jusqu'à sommer le ministre de l'Intérieur « d'adopter une attitude ferme » envers les destructeurs de plants d'OGM!Cela commence à faire beaucoup, mais pas assez sans doute pour nos valeureux auxiliaires de police puisque l'Académie des sciences recommandait, lors du débat sur la Charte de l'environnement en 2003, que « le principe de précaution ne soit pas inscrit dans des textes à valeur constitutionnelle [...] car il pourrait induire des effets pervers, susceptibles d'avoir des conséquences désastreuses sur les progrès futurs de notre bien-être, de notre santé et de notre environnement » !Étienne-Émile Baulieu, président de l'Académie des sciences (et accessoirement animateur de l'Université d'été du Medef - on comprend mieux pourquoi) déclarait par ailleurs que l'un des symptômes de la crise entre la société et la science serait « la contestation de l'idée de progrès ». Et si c'était une foi aveugle dans ledit progrès qui avait engendré la crise?Décidément, rien n'arrête l'Académie des sciences. Selon la revue l'Écologiste (n° 19), elle est impliquée dans l'affaire Pellerin. La Criirad a été créée en 1986, après Tchernobyl, pour assurer une information indépendante sur le nucléaire, suite aux dissimulations des pouvoirs publics et en particulier du professeur Pellerin, alors responsable du SCPRI. La Criirad et l'Association française des malades de la thyroïde ont porté plainte contre X en 2001. Un juge a été nommé, ordonnant la mise sur écoute téléphonique du professeur Pellerin. La découverte est accablante: un article disculpant totalement le cher professeur, mais truffé d'erreurs, et publié en août 2003 par trois académiciens dans la revue Comptes rendus de biologie de l'Académie des sciences, s'avère avoir été écrit par... le professeur Pellerin lui-même, les signataires n'étant que des prête-noms! Le professeur Pellerin a été mis en examen le 31 mai 2006 pour « tromperie aggravée ».. La faune européenne s'est enrichie d'un élément: on avait déjà le faucon pèlerin; maintenant, on en a un vrai !Le fait d'être bardé de diplômes universitaires donnerait-il le droit de trahir la volonté populaire ? Les savants seraient-ils égocentriques? Poursuivraient-ils essentiellement leur propre intérêt? N'estimeraient-ils pas que la société doit leur fournir autant de crédits dont ils ont besoin, sans aucun droit de regard? S'attendraient-ils à ce que le citoyen lambda ferme les yeux sur les conséquences potentiellement nuisibles de leurs recherches? Se montreraient-ils assez lâches pour couvrir les agissements des politiciens, c'est-à-dire pour légitimer l'ordre établi, fusse au prix des fraudes les plus crapuleuses?Sans doute, mais le plus grave est, depuis le début des années 1980, la fin de cette période de foisonnement intellectuel utopique qui a accompagné Mai 1968, et qui a permis aux intellectuels et aux experts de confisquer à nouveau la parole, de clamer que, face à (horizon indépassable du capitalisme, il était désormais vain de vouloir transformer le monde. Il nous appartient aujourd'hui, à quelques années d'un bouleversement inévitable de la société par les contraintes écologiques, de se réapproprier le discours et de faire taire les traîtres.snakecharmer

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Les effets pervers de la victimisation

Avec l’apparition des névroses de guerre lors des deux conflits mondiaux du xxe siècle, l’attention des psychiatres se déplaça du traumatisme à la victime. Cette idée se serait ensuite imposée à l’ensemble de la société : chacun doit, pour exister, dire sa souffrance et susciter la compassion.Au début du XXe siècle, l’idée qu’une maladie puisse se développer après un choc traumatique n’était pas évidente. Pourtant, les symptômes observés chez les combattants de la Premier Guerre mondiale poussèrent à s’interroger : certains soldats revenus du front étaient apathiques, et revivaient inlassablement la même scène vécue sur le champ de bataille. Les psychiatres commencèrent à parler de névrose de guerre et Sigmund Freud en fera le pivot de la pulsion de mort. Mais pour beaucoup, le névrosé de guerre était un fraudeur, un simulateur ou un lâche, animé par un désir, conscient ou inconscient, de se soustraire au combat. Derrière de telles interprétations, une vision particulière de la morale dominait : un soldat doit être dur au mal, capable d’affronter avec courage l’horreur de la guerre…La Seconde Guerre mondiale changea la donne. Les récits terribles que firent les rescapés des camps de concentration transformèrent résolument l’idée que l’on se faisait des traumatismes psychologiques. Des études sur ces rescapés, comme celle de Bruno Bettelheim, attirèrent l’attention sur la culpabilité lancinante de celui qui n’accepte pas d’avoir survécu au milieu de tant de morts – ce que l’on nomma le « syndrome du survivant » (1). Dans les années 1980, l’Association américaine des psychiatres, dans sa nouvelle classification des troubles mentaux (dite DSM-III), introduit la notion de « stress posttraumatique ». Tout événement traumatisant peut engendrer un trouble psychologique : le névrosé est devenu une victime. C’est la naissance de la « victimologie » en psychiatrie.Parallèlement, la notion de victime fait son entrée dans le droit. Pour l’avocat Thierry Lévy, le fait que la victime d’un dommage dispose de certains droits n’est pas nouveau et se comprend parfaitement. Ce qui pose problème, ce sont les dérives du système juridique actuel, dans lequel les victimes se voient reconnaître des droits excessifs. Il y aurait désormais des catégories types de victimes : si, lors d’un procès, le plaignant entre dans une de ces catégories, alors sa parole est sacralisée. La défense de l’accusé devient donc impossible, tout le monde étant inconsciemment persuadé de sa culpabilité (2).L’agresseur ment, la victime dit vraiL’un de ces portraits types de victimes pourrait être l’enfant ayant subi des abus sexuels, dont l’affaire d’Outreau donne l’un des exemples les plus édifiants. L’enquête fut dramatisée : aux rumeurs succédèrent les dénonciations, puis la parole des enfants, dont les experts reconnurent « l’entière crédibilité »… Résultat : 17 personnes accusées, alors qu’il n’y avait pas l’ombre d’une preuve tangible ! Les inculpations abusives qui suivirent (avant l’acquittement général de décembre 2005) doivent être imputées, affirment les magistrats Antoine Garapon et Denis Salas, à une idéologie désormais établie selon laquelle « l’agresseur ment et la victime dit vrai (3) » : celle-ci aurait donc naturellement tous les droits.Mais l’on peut aller plus loin dans la dénonciation d’une « litanie victimaire ». Le sociologue Guillaume Erner dénonce, dans La Société des victimes, un nouvel ordre moral qui s’instaure et confère à la victime un statut sacré, puisqu’elle serait une version laïcisée des martyrs et des saints (4). La victime, en prenant la parole publiquement pour dire sa souffrance, susciterait la compassion d’autrui, ce qui lui permettrait d’être reconnue. Les frontières morales auraient donc bougé en moins d’un siècle : si avant, on était respecté parce qu’on taisait sa souffrance, aujourd’hui on est reconnu parce qu’on la dit.Conséquence de ce nouvel ordre moral : des individus peuvent instrumentaliser la souffrance d’autrui pour servir leurs fins personnelles. Il faut dire que l’on assiste peut-être à l’émergence d’une sorte de substitut aux espérances messianiques globales, qui privilégie la compréhension de l’histoire à travers des drames personnels, familiaux ou communautaires, à un moment de crise du politique et de montée de l’individualisme. Ainsi se mettent en place des « communautés de victimes », grâce auxquelles certains crimes d’Etat longtemps tus peuvent aujour-d’hui être reconnus (par exemple le massacre de 300 Algériens le 17 octobre 1961 à Paris). Mais l’on court alors le risque d’arriver à cette « concurrence des victimes » dont a parlé Jean-Michel Chaumont, où chaque communauté revendique, plus que les autres, les palmes de la souffrance (5). La mémoire devient-elle dès lors une « religion civile », comme l’écrit Enzo Traverso (6), où chaque groupe se définit avant tout par les blessures du passé ?Par ailleurs, les médias feraient des victimes leur fonds de commerce, écrit encore G. Erner : ce qui se vend, c’est la compassion – les informations, et non plus seulement la « mauvaise presse », se sont spécialisées dans les faits divers ou dans l’image voyeuriste de la victime souffrante. Enfin, les politiques eux aussi joueraient désormais sur la fibre victimaire, comme dans le cas de la mairie de Toulouse qui recueillit, via des « cellules d’écoute », la parole des « victimes » après l’explosion de l’usine AZF le 21 septembre 2001 : la catégorie était devenue très large puisque tous les habitants de la ville ayant entendu le bruit ou perçu le souffle furent considérés comme des victimes (7).(1) R. Rechtmann, « Du traumatisme à la victime », in D. Fassin et P. Bourdelais (dir.), Les Constructions de l’intolérable. Études d’anthropologie et d’histoire sur les frontières de l’espace moral, La Découverte, 2005.(2) T. Lévy, Éloge de la barbarie judiciaire, Odile Jacob, 2004.(3) A. Garapon et D. Salas, Les Nouvelles Sorcières de Salem. Leçons d’Outreau, Seuil, 2006.(4) G. Erner, La Société des victimes, La Découverte, 2006.(5) J.-M. Chaumont, La Concurrence des victimes. Génocides, identité, reconnaissance, La Découverte, 2002.(6) E. Traverso, Le Passé, modes d’emploi. Histoire, mémoire, politique, La Fabrique, 2005.(7) S. Latté et R. Rechtmann, « Enquête sur les usages sociaux du traumatisme. À la suite de l’accident de l’usine AZF à Toulouse », Politix, n° 73, mars 2006. Exemple:Les nouvelles sorcières de SalemEn 1692, dans le petit village de Salem (Massachusetts), des fillettes, prises de convulsions, se dirent possédées par le diable : suivit alors une série de dénonciations visant les personnes supposées avoir ensorcelé les enfants. La justice de l’époque accrédita les dires des enfants et exécuta vingt-cinq personnes. Quelques mois plus tard, on conclut finalement à l’erreur judiciaire, et commença alors une longue repentance… L’affaire des « sorcières de Salem » n’est-elle pas sans rappeler celle d’Outreau – même accréditation de la parole des enfants, mêmes rumeurs, mêmes accusations injustifiées, même repentance ?La comparaison fait réfléchir. Car, selon Antoine Garapon et Denis Salas (1), l’idée que l’on a d’un « crime » n’est pas neutre : le crime révèle l’atteinte à ce qu’il y a de sacré dans une société. Sous l’Ancien Régime, le crime le plus odieux était le régicide ou le parricide, deux idées qui se confondaient dans un système patriarcal où le père était, au niveau familial, l’équivalent du roi au niveau de l’Etat. Mais aujourd’hui, le « sacré criminel » s’est déplacé : les crimes les plus odieux sont désormais la pédophilie, l’infanticide et le viol. Il faut voir là, écrivent les deux magistrats, la conséquence d’un ordre libéral, marqué par des liens plus électifs, où les individus sont hantés par la peur des confusions entre les rôles. En effet, le pédophile ferait peser sur la société une menace d’ordre anthropologique, car le désir sans limites d’un adulte risquerait d’abolir les différences qui nous permettent de nous structurer : la parenté, la filiation, la descendance et, plus généralement, les générations.L’affaire d’Outreau aura bien illustré cette tendance générale, que l’on retrouve depuis les sorcières de Salem jusqu’aux cas du petit Grégory ou de Marc Dutroux : la peur obsessionnelle du crime sur un enfant, provoquant la montée de la rumeur, la haine collective vis-à-vis de l’agresseur, la sacralisation de la parole des victimes.griffin copy

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Les périls du tout-humanitaire

Entre ceux qui prennent les décisions et ceux qui doivent en supporter les effets, la distance, en raison de la mondialisation, n’a jamais été aussi grande (1). Des rencontres comme le Forum social mondial permettent aux mouvements locaux de résistance de réduire cet écart et de s’associer à leurs homologues des pays riches. Quand, par exemple, le premier barrage privé, celui de Maheshawar, a été construit, les liens entre le Narmada Bachao Andolan (NBA), l’organisation allemande Urgewald, la Déclaration de Berne en Suisse et le Réseau international des rivières à Berkeley ont permis d’écarter du projet toute une série de banques et d’entreprises internationales. Cela n’aurait pas été possible s’il n’y avait pas eu une solide résistance sur le terrain, et une amplification de la voix de ce mouvement local par des soutiens sur la scène mondiale, mettant dans l’embarras les investisseurs et les contraignant à se retirer. (...)Parmi les risques auxquels sont confrontés les mouvements de masse, il faut parler de celui de l’« ONG-isation » de la résistance. Il serait aisé de tourner ce que je m’apprête à dire en accusation contre toutes les organisations non gouvernementales (ONG), mais ce serait un mensonge. Si, dans les eaux troubles des créations de fausses ONG, certains cherchent à siphonner des subventions ou à frauder le fisc, nombre d’ONG font un travail valable. Il importe toutefois de considérer le phénomène dans un contexte politique plus large.En Inde, par exemple, le boom des ONG subventionnées a commencé à la fin des années 1980 et dans les années 1990. Cela a coïncidé avec l’ouverture des marchés indiens au néolibéralisme. A l’époque, l’Etat, se conformant aux exigences de l’ajustement structurel, restreignait les subsides destinés au développement rural, à l’agriculture, à l’énergie, aux transports et à la santé publique.L’Etat abandonnant son rôle traditionnel, les ONG ont commencé à travailler dans ces domaines. La différence, bien sûr, est que les fonds mis à leur disposition ne formaient qu’une minuscule fraction des coupes opérées dans les dépenses publiques. La plupart des ONG sont financées et patronnées par les agences d’aide au développement, qui sont à leur tour financées par les gouvernements occidentaux, la Banque mondiale, les Nations unies et quelques entreprises multinationales. Sans être identiques, ces agences font partie d’un ensemble politique aux contours flous qui supervise le projet néolibéral et dont la demande prioritaire est d’obtenir des coupes drastiques dans les dépenses gouvernementales.Pour quelles raisons ces agences financent-elles les ONG ? Serait-ce seulement un zèle missionnaire démodé ? De la culpabilité ? C’est sans doute un petit peu plus que cela. Les ONG donnent l’impression de remplir le vide laissé par un Etat en retraite. Et c’est ce qu’elles font, mais d’une manière inconséquente. Leur contribution réelle est de désamorcer la colère et de distribuer au compte-gouttes, sous forme d’aide ou de bénévolat, ce à quoi les gens devraient normalement avoir droit.Les ONG altèrent la conscience publique. Elles transforment les gens en victimes dépendantes et émoussent les angles de la résistance politique. Elles forment une sorte d’amortisseur entre le sarkar et le public (2), entre l’Empire et ses sujets. Elles sont devenues les arbitres, les interprètes, les entremetteuses.Sur le long terme, les ONG sont responsables envers leurs donateurs, pas envers les gens parmi lesquels elles travaillent. Elles sont ce que les botanistes appelleraient un indicateur d’espèce. Plus la dévastation causée par le néolibéralisme est importante, plus elles prolifèrent. Rien n’illustre cela de manière plus poignante que les Etats-Unis s’apprêtant à envahir un pays et préparant simultanément les ONG à s’y rendre pour nettoyer les dégâts.Pour être sûres que leur financement n’est pas mis en péril et que les gouvernements des pays dans lesquels elles travaillent vont leur permettre de fonctionner, les ONG doivent présenter leur travail d’une manière superficielle plus ou moins détachée du contexte politique ou historique, en tout cas d’un contexte historique ou politique dérangeant.Les appels de détresse apolitiques – et donc, en réalité, éminemment politiques – en provenance des pays pauvres et des zones de guerre présentent au final les (sombres) gens de ces (sombres) pays comme des victimes pathologiques. Encore un Indien sous-alimenté, encore un Ethiopien mourant de faim, encore un camp de réfugiés afghans, encore un Soudanais mutilé... et tous en grand besoin de l’aide de l’homme blanc. Sans le vouloir, les ONG renforcent les stéréotypes racistes et mettent l’accent sur les succès, les avantages et la compassion (aimante et sévère) de la civilisation occidentale. Elles sont les missionnaires séculaires du monde moderne.Au bout du compte – sur une plus petite échelle, mais de manière plus insidieuse –, le capital mis à la disposition des ONG joue le même rôle dans les politiques alternatives que les capitaux spéculatifs qui entrent et sortent des économies des pays pauvres. Il commence par dicter l’ordre du jour. Il transforme ensuite la confrontation en négociation. Il dépolitise la résistance et interfère avec les mouvements populaires locaux, qui sont traditionnellement indépendants. Les ONG manient des budgets leur permettant d’employer des personnels locaux, qui auraient autrement été des militants dans les mouvements de résistance, mais qui désormais peuvent sentir qu’ils font le bien de manière immédiate et créative (et tout cela en gagnant leur vie). La réelle résistance politique n’offre pas ce genre de raccourcis.vulture

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Les ONG humanitaires sur la sellette

Les ONG sont-elles dignes de confiance ? Depuis le raz-de-marée qui a ravagé l’Asie du Sud-Est en décembre 2004, le formidable élan de générosité en faveur des victimes du tsunami a redonné une actualité aux interrogations anciennes sur leur gestion et leurs performances.Un sentiment d'insécurité se développe parmi les acteurs de l'aide internationale. Leurs actions sont en effet régulièrement menées dans un environnement violent. En 1998, le nombre de membres de l'ONU décédés dans des opérations humanitaires dépasse celui relatif aux missions de maintien de la paix. Si les victimes sont moins nombreuses parmi les ONG, la tendance est pourtant inquiétante. Cette constatation a fait naître une réflexion sur les moyens de protection au sein de la communauté humanitaire. Dans cette réflexion, la question de l'utilisation de compagnies privées de sécurité (CPS) est de plus en plus largement débattue. Mais les CPS ne sont-elles pas une nouvelle forme de mercenariat ?Le mercenariat n'est pas une activité nouvelle. Beaucoup y voient un métier aussi ancien que la guerre elle-même. Au XXe siècle, les mercenaires vont beaucoup faire parler d'eux, surtout durant les années 60, 70 et 80. Les conflits qui prennent naissance en Afrique dans le sillage de la décolonisation leur donnent un champ d'action important (mais pas unique). Certains les décrivent comme des idéalistes romantiques combattant pour la défense du monde libre. D'autres les dépeignent comme autant d'individus sans scrupules, issus de milieux interlopes où se côtoient d'anciens nazis, des partisans d'extrême droite, des trafiquants d'armes, etc.La fin de la guerre froide offre un nouveau contexte. Les années 90 sont avant tout marquées par le néolibéralisme et l'affaiblissement des Etats. Le monopole légitime de la violence étatique en pâtit même. Un nombre non négligeable de compagnies privées militaires et de sécurité, comme elles se nomment elles-mêmes, s'engouffrent dans la brèche, autant sur le plan interne que sur le plan international. Les missions de ces compagnies sont des plus diverses. La plus célèbre est Executive Outcomes (EO), défunte depuis le 31 décembre 1998 (1). Originaire d'Afrique du Sud, EO était composée d'anciens membres des forces de sécurité de ce pays qui se trouveront déployés en Sierra Leone et en Angola pour y combattre les guérillas locales. Le succès opérationnel est tel que certaines voix commencent à se faire entendre au sein des instances de l'ONU en faveur de l'utilisation de ce type de compagnies dans les missions de maintien de la paix.L'odyssée des EO ne se limite pas à ces deux épisodes. La compagnie réalise des « reconnaissances sous couverture » pour le compte de la société d'exploitation de diamants De Beers au Botswana et en Namibie entre 1991 et 1992. Elle apporte aussi son soutien militaire et participe à l'entraînement des forces de Kabila en 1996-1997. De manière générale, des commentateurs ont souligné l'opacité des connexions qui existent entre les EO et les firmes privées d'exploitation minière. Si les membres des EO ont été en mesure de démentir l'existence de réels liens institutionnels, les contacts entre les dirigeants, eux, semblent bien importants.La création des EO est le coup d'envoi de la multiplication de compagnies de sécurité en Afrique. Au total, au cours des années 90, ce continent a connu plus de 70 cas d'interventions paramilitaires de la part de ces organisations.Le cas des Etats-Unis est également parlant, quoique plus particulier. La principale compagnie militaire de sécurité originaire de ce pays est MPRI (Military Professional Resources Inc.). Ses missions sont des plus variées. Elles consistent majoritairement à apporter une aide en matière d'entraînement militaire. Le Pentagone a régulièrement fait appel à MPRI, car la société, fondée par d'anciens officiers de haut rang, maintient une base de données d'ex-soldats disposant de connaissances techniques pointues. Le Département de la Défense tend aussi à effectuer du « lobbying » en faveur de la compagnie lorsqu'une demande d'assistance militaire pour l'étranger survient. L'implication de la compagnie a été mise en évidence dans les médias dans le contexte de la guerre en ex-Yougoslavie en 1995. Mais, contrairement aux EO, MPRI affirme que ses membres ne prennent pas part aux combats.En fait, en plus des liens informels forts qui unissent les dirigeants de la compagnie avec les militaires en activité, MPRI est considéré comme un outil de la politique étrangère américaine. Mais un outil qui ne semble pas entièrement « neutre ». MPRI a parfois été en mesure d'influencer la vision de membres du State Department. Il faut encore noter que MPRI se vante sur son site Internet (www.mpri.com) d'avoir participé à la livraison d'une importante aide humanitaire dans les ex-Républiques d'Union soviétique (pour plus de 900 millions de dollars en médicaments et nourritures sur une période de cinq ans).Toutefois, en ce qui concerne l'aide humanitaire, c'est principalement à DSL (Defense Systems Limited) qu'il faut s'intéresser. DSL est créé en 1981 par un ancien officier des SAS (Special Air Service) britannique. Depuis lors, la compagnie a été rachetée par Armor Holdings (www.armorgroup.com). En soit, DSL ne prétend pas être une compagnie militaire privée mais une compagnie de sécurité et donc de ne pas participer directement à des combats. On notera que le nombre de contrats engrangés par la compagnie est conséquent. Dans le domaine pétrolier, DSL (ou les sociétés qui lui sont affiliées), a été employé par SOCIR oil refinery of Congo... SEP, par Anadarko Petroleum en Algérie, par Anglo-American au Mali, par Chevron en Angola, par British Petroleum, par Royal Dutch Shell, par Exxon, par Mobil, par Amoco. Dans les affaires en général, DSL a également travaillé pour Schlumberger, le Crédit Suisse, British Airways, Cadbury Schweppes, General Motors, Coca-Cola, De Beers, etc. DSL a aussi obtenu des contrats pour garder les ambassades américaines au Congo (DRC), en Ouganda, en Angola, en Equateur, etc. Enfin, DSL a réussi à se positionner dans le monde de l'humanitaire et du développement en remportant des contrats avec diverses agences de l'ONU (UNHCR, UNICEF, UNDP, WFP), ainsi qu'avec la Banque Mondiale, CARE, CARITAS, l'USAID, GOAL, World Vision et l'International Rescue Committee.Bien entendu, DSL n'est pas la seule compagnie de sécurité à offrir ses services aux humanitaires. Ainsi, Gurkha Security Guards (GSG), une société aujourd'hui moribonde, a assisté des programmes de déminage sponsorisés par l'Union européenne, le Comité International de la Croix Rouge et Handicap International au Mozambique à partir de 1993. Ronco a fait de même pour l'UNHCR au Kosovo cette année. Des firmes comme Southern Cross, Control Risk Group et Centurion ont également apporté des évaluations des risques avant déploiement d'ONG. De façon générale, les services qu'ont cherché les acteurs de l'humanitaire concernent l'analyse des risques, l'entraînement de leurs équipes aux mesures de sécurité, la gestion de situation de crise (en rapport avec les kidnappings), des audits de sécurité, la protection de site (gardiennage).Sur le fond, les ONG paraissent peu enclines à demander des services vraiment paramilitaires aux compagnies privées de sécurité. Un des cas les plus extrêmes reste celui de l'escorte armée, auquel CARE et le WFP ont par exemple eu recours. Les services des compagnies de sécurité aux humanitaires sont-ils alors « bénins » ? Pour répondre à cette question, il convient de pousser l'analyse plus loin.En 1999, un rapport de Human Rights Watch mettait sur la sellette le comportement des membres de DSL en Colombie en 1997. Les membres de DSL avaient été engagés en vue d'assurer la sécurité des installations locales de BP. Mais DSL aurait fait bien plus que cela en entraînant les forces de police locales à la lutte anti-guérilla et en livrant des armes à ces dernières. En octobre 1998, de nouveaux bruits indiquent que DSL, ainsi que la société israélienne Silver Shadow, pensait fournir des armes et des renseignements à l'armée colombienne. DSL aurait monté sur place un réseau de renseignements pour mettre à jour les opposants à BP. BP niera toute implication et priera DSL de coopérer dans le cadre d'une enquête du gouvernement local. Apparemment, DSL montrera beaucoup de mauvaise volonté sur ce point. La question du comportement des compagnies de sécurité par rapport aux droits de l'homme est donc à poser. Il s'agit là d'un épisode propre à ternir la réputation de tous ceux qui ont utilisé les services de DSL.En fait, si, de manière générale, le bilan des actions des compagnies privées de sécurité (à vocation militaire ou non) ne semble pas exécrable sur le plan du respect des droits de l'homme, la faiblesse du contrôle donne à penser que cela ne sera pas toujours le cas. Actuellement, il est vrai que certaines de ces compagnies, à la recherche d'une reconnaissance, sont demandeuses de plus de législation. A titre d'exemple, Sandline International, une compagnie plus militarisée (www.sandline.com), propose que ses actions soient contrôlées par des observateurs internationaux. Certains pensent aussi que les règles de la concurrence obligeront les compagnies à bien se comporter, pour éviter la publicité négative. Un tel optimisme paraît pourtant audacieux face au bilan général de respect des droits de l'homme par les forces armées régulières tout au long du XXe siècle (Algérie, Vietnam et, plus récemment, Tchétchénie par exemple). En situation de conflit, l'imprévisible joue un rôle fondamental.Des problèmes supplémentaires surviennent si on analyse le fonctionnement des compagnies de sécurité. Elles cherchent à renforcer la distinction à établir entre les services de sécurité moins militarisés, souvent non armés, à destination des ONG et des firmes privées, et les services paramilitaires offerts à des gouvernements, éventuellement à des mouvements de type insurrectionnel. La première catégorie de services se présentant de manière positive, légitime et bénigne, de façon à ne pas effrayer l'employeur potentiel. Dans les faits, la division est des plus fragiles. Ainsi, il a déjà été fait état de cas où une compagnie de sécurité assurant le gardiennage de sites d'ONG disposait, à l'insu des mêmes ONG, d'une réserve armée à distance pour le cas où... Quelle aurait été la responsabilité des ONG, sans compter l'impact sur l'image de celles-ci, si une confrontation s'était déroulée ?Ensuite, la rupture entre activités paramilitaires et de sécurité paraît aussi moins opérante au regard des liens qu'entretiennent les différentes compagnies entre elles et de la façon dont elles recrutent leurs membres. Il a été indiqué précédemment que Southern Cross avait travaillé pour des ONG en vue de réaliser une évaluation des risques (en Sierra Leone). Or, Southern Cross était composée d'anciens membres des EO et de Sandline. Par ailleurs, des analystes ont déjà souligné les liens plus ou moins formels qui existent entre DSL, GSG, EO et Sandline. Toutes ces firmes peuvent faire appel aux mêmes individus pour remplir leurs missions, voire entretiennent des contacts plus ou moins directs. En d'autres termes, l'établissement d'une catégorie combattante (compagnie militaire de sécurité) et non-combattante (compagnie privée de sécurité) reste fragile.Au total, le fait, pour une ONG, d'employer ce genre de firmes est de nature à légitimer l'entièreté de l'entreprise. Il est même perturbant de constater à quel point ces compagnies se servent de la référence à l'humanitaire en vue de se donner une étiquette de moralité. En contrepartie, l'usage des compagnies de sécurité aurait plutôt tendance à ternir l'image des ONG. Les CPS ne participent peut-être pas directement aux combats, mais elles en ont souvent les moyens. Par ailleurs, elles se placent régulièrement dans des situations qui pourraient les amener à jouer du droit de « légitime défense ». Il faut bien les considérer comme un facteur déstabilisant.En 1994, l'ONU déploie un effectif de 76.000 hommes dans ses missions de maintien de la paix. Quatre ans plus tard, ce nombre tombe à 15.000. Il existe un réel désengagement des Etats, les pourvoyeurs de troupes, dû à des expériences considérées comme traumatisantes pour l'opinion publique (la Somalie pour les Etats-Unis, le Rwanda pour la Belgique). Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de voir surgir des compagnies privées militaires ou de sécurité. A cela s'ajoutent des considérations propres à la situation de nombreux pays africains. Les pouvoirs en place sont faibles, et les chefs politiques peu confiants dans leurs propres armées, raison pour laquelle certains font appel au privé pour combler une certaine « absence de loyauté » à leur égard. Mais si les compagnies privées de sécurité sont éventuellement en mesure d'assurer une victoire sur le terrain, elles sont incapables de résoudre les causes profondes de la violence.Par ailleurs, les acteurs de l'aide humanitaire ont souvent perdu leur statut de «neutres». Dans bien des cas ils sont devenus des acteurs du conflit à proprement parler, souvent à leur insu. Les belligérants leur assignent une place dans leurs stratégies. Typiquement, par le biais du monde humanitaire, il est possible de diffuser une image de victime de manière à provoquer les opinions publiques et à encourager la livraison d'aide (gouvernementale ou non). Mais dans les jeux à somme nulle de ce genre de conflit, si l'humanitaire sert une cause, il en dessert une autre...Ensuite, l'utilisation par les ONG de compagnies de sécurité a le grand désavantage de miner les institutions politiques locales, qui sont déjà faibles. En employant ce genre de firmes, l'Afrique reçoit un message négatif de la part de ceux qui se sentent empreints d'un devoir moral d'assistance. L'opacité du fonctionnement des compagnies de sécurité est incompatible avec les règles démocratiques prônées par le secteur humanitaire. De plus, l'emploi de CPS implique la sécurité pour ceux qui peuvent payer et non pour tous.Il n'en reste pas moins que les préoccupations de sécurité de la part des ONG sont légitimes. Mais la sécurité ne doit pas être uniquement identifiée dans le sens de « sécurité contre l'autre ». La sécurité peut également être envisagée avec l'autre. La communication est la base d'une telle conception. Elle permet d'établir ce que le jargon des études de la sécurité appelle des «mesures de confiance».Enfin, un problème supplémentaire mérite d'être mentionné. L'aide humanitaire dispensée par les ONG a connu une privatisation et une compétition toujours plus importantes depuis la fin de la guerre froide. Cette même compétition a été assimilée à l'efficacité, dans un sens économique néolibéral. Or ces mécanismes ont parfois eu tendance à ajouter de l'huile sur le feu des conflits en cours. La démultiplication des acteurs de l'aide et leur fragmentation ne leur donnent pas les moyens d'atteindre une position commune et, par conséquent, de faire pression sur les autorités locales en vue d'affirmer une certaine neutralité et, par la même occasion, d'augmenter leur sécurité.En d'autres termes, une réflexion des ONG sur la sécurité implique non seulement une bonne connaissance du terrain, mais aussi une bonne appréciation de ce qu'elles sont, de ce qu'elles font, de la manière dont elles sont perçues et des valeurs implicites qu'elles livrent.were1

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Grands vices, petits services: belges et francais, tous les memes!

Les Français dénoncent la corruption des élites, mais tolèrent le favoritisme, surtout s'ils peuvent en profiter... C'est la conclusion instructive d'une enquête inédite du Cevipof (Centre de recherches politiques de Sciences po) auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 personnes (1), présentée les 19 et 20 octobre, lors d'un colloque à Paris. L'originalité de ce travail est de mettre en relation le système de valeurs des personnes interrogées avec leurs opinions sur la corruption et les atteintes à la probité publique.On le sait, le degré de confiance envers le personnel et les institutions politiques est faible: 60% des enquêtés estiment que les élus et les dirigeants politiques sont plutôt corrompus. Un tiers considèrent que le niveau de corruption est plus élevé qu'avant. 77,9% pensent qu'il y a «beaucoup ou assez» de corruption dans le gouvernement, 69,1% à la présidence de la République et 68% chez les députés. Mais l'enquête s'efforce de dépasser ces constats alarmistes. En réalité, la réprobation est plus ou moins forte, selon les cas.Ainsi, les actes de corruption caractérisés sont condamnés à 80%, voire à 90%: un ministre qui fait payer des frais de campagne par une entreprise, un fonctionnaire qui réclame un cadeau ou de l'argent pour son service, un policier qui exige une contrepartie pour faire sauter une contravention... D'une manière générale, les actes des élus et des fonctionnaires sont jugés plus sévèrement que ceux des citoyens ordinaires.Ce qui explique, sans doute, pourquoi les «petits arrangements» personnels sont plutôt tolérés: demander une lettre à un élu pour obtenir une place à la crèche est estimé «peu ou pas grave» par 72,3% des enquêtés. «Pour beaucoup de personnes, ce type d'intervention entre dans les compétences de l'élu», analyse Pierre Lascoumes, directeur de l'étude. Et plus de 1 personne sur 2 ne voit rien de mal à accepter, dans le cadre de son travail, une croisière payée par un client…/////////////////////////////////////Quoi de plus normal en effet, ce qui est assez triste je trouve, une telle mentalité est a vomir!Et le pire: ce sont les meme par la suite qui apres accusent les chomeurs de parasitents, mais des deux, qui fait le plus de tort?Celui qui profitent de tout ou celui qui sais que du jour au lendemain, n'aura plus rien pour vivre?were2

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Des inspecteurs bien intentionnés

Cette dame de 76 ans, fortunée, est extrêmement surprise de recevoir, tout récemment, à son domicile, l'appel d'un homme lui proposant de réduire ses impôts contre rétribution. Son interlocuteur, se présentant comme fonctionnaire de l'administration, sait de toute évidence qu'elle fait l'objet d'un contrôle fiscal et se propose de l' «aider».La vieille dame se dit intéressée et lui demande de rappeler. Prudemment, elle enregistre alors sa voix et apporte la cassette à l'inspectrice des impôts, qui suit son dossier à la division du contentieux de Paris-Nord. Ahurissement de la fonctionnaire lorsqu'elle reconnaît la voix de son voisin de bureau… L'inspecteur indélicat contactait les «clients» de ses collègues et proposait, moyennant une somme de 4 000 euros, des conseils précieux. L'enquête préliminaire a, depuis, établi que le jeune inspecteur avait déjà pris langue avec deux sociétés soumises à un contrôle fiscal. Mais leurs dirigeants ont affirmé qu'ils n'avaient pas donné suite, ni versé d'argent. Du coup, l'agent a été, bien sûr, révoqué, mais il n'a pas été poursuivi…Un autre fonctionnaire du fisc a, lui, été pris récemment la main dans le sac par les hommes de la Brigade de répression de la délinquance économique de la PJ parisienne. Il s'adressait directement aux responsables des sociétés dont il était le vérificateur. Et réclamait aux chefs d'entreprise 10% du montant du redressement pour classer le dossier. Les policiers l'ont arrêté en flagrant délit, alors qu'il s'apprêtait à recevoir un chèque de 10 000 euros. Très organisé, l'inspecteur avait préparé une facture d'un montant identique, que l'entrepreneur pouvait présenter en cas de contrôle fiscal… Enfin, un dernier, plus gourmand, vient de «tomber». Il aurait réclamé 500 000 euros à un entrepreneur pour commettre des erreurs afin que son redressement, évalué à 8 millions, soit annulé.sexatary

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Les ravages de la corruption: les logements sociaux

Fance comme belgique ne sont pas a l'abri de la corruption, la carolo en est la preuve!A une plus petite échelle, l'attribution de logements sociaux, elle aussi, facilite l'arnaque. Les demandes, de plus en plus pressantes et nombreuses dans ce domaine, conduisent certains petits «décideurs» à franchir la ligne jaune. Ainsi, deux jeunes femmes, Nadège K. et Karine O., qui travaillaient au bureau d'intervention pour le logement à la mairie du XIIIe arrondissement de Paris, n'ont pas hésité à réclamer aux demandeurs - et parfois par téléphone - 3 000 euros pour accélérer l'attribution d'un HLM! Les employées ont expliqué qu'elles regrettaient leurs actes, mais que «le climat, qui régnait au sein de certains services d'attribution de logements, était propice à ce genre de dérive»... Révoquées de l'administration, elles ont écopé de six mois de prison avec sursis.20070113.FIG000000670_22368_3

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Emmaüs : de la première communauté au réseau mondial

"J'avais un local, j'ai mis la pancarte Emmaüs, mais on ne pensait pas alors qu'il y aurait d'autres communautés". Plus de cinquante ans après sa création, le mouvement fondé par l'abbé Pierre compte 115 communautés en France, plus de 400 groupes dans une quarantaine de pays, des milliers de logements sociaux et des dizaines de structures d'accueil.La naissance de la première communauté de "chiffonniers" en 1949, à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis), appartient à la légende, entretenue par l'abbé qui la racontait volontiers : "Tout est né de la rencontre avec Georges, un assassin parricide, un désespéré qui voulait se suicider. On m'appelle et je lui dis : "ton histoire est malheureuse mais je ne peux rien pour toi, mon salaire de député est dépensé pour secourir des familles qui vivent dans des caves". Mais je lui ai dit, "puisque toi, tu veux mourir, tu es libre, rien ne te retient et bien, avant de te tuer, viens m'aider". "Tout a commencé comme cela. Mais on n'imaginait pas alors qu'il y aurait d'autres communautés". Ce fut le départ d'une belle aventure, fondée sur une idée simple mais nouvelle à l'époque, la revente d'objets récupérés.Aujourd'hui, Emmaüs est devenu une galaxie avec des ramifications internationales qui s'est développée sur des valeurs comme un accueil inconditionnel et la reconnaissance de la capacité de chacun à se prendre en charge. Emmaüs France chapeaute 115 communautés, toutes laïques, où vivent en permanence ou de passage quelque 4.000 compagnons mais aussi deux autres branches, une dédiée à l'action sociale et au logement, l'autre à l'économie solidaire et à l'insertion. Grâce à ses activités de récupération et de recyclage notamment dans la filière textile, Emmaüs France réalise un chiffre d'affaires annuel de 117,7 millions d'euros auquel viennent d'ajouter dons, subventions, etc. Ce qui a fait s'élever ses ressources à plus de 250 millions d'euros en 2005.Une "taxe Emmaüs", évaluée à environ 0,1%, visant à imposer une contribution environnementale aux producteurs et importateurs du textile, devrait bientôt être imposée afin d'aider la filière de recyclage dans ce secteur.Au fil des ans, le mouvement Emmaüs est devenu une véritable société d'entraide aux multiples visages, le point commun étant le logement et l'aide aux plus marginalisés, qu'ils soient sans logis, drogués, alcooliques, anciens détenus. C'est aussi un bailleur social, gérant un parc locatif de 10.000 logements en Ile-de-France, un gestionnaire d'accueil de jour, Boutiques-solidarité, hébergements d'urgence. Créée en 1987 par des proches de l'abbé Pierre, La Fondation pour le logement des défavorisés est devenue un interlocuteur reconnu des pouvoirs publics.Emmaüs, c'est aussi "SOS-familles", créé en 1967, qui lutte contre l'endettement des familles, les Relais, créés en 1984, dont l'activité tourne autour de la fripe ou Artisans du monde (lieux de vente pour permettre aux populations défavorisées des pays du sud d'accéder au marché du nord).A l'étranger, le mouvement a essaimé dans une quarantaine de pays. Emmaüs international, créé en 1971, coordonne les actions souvent très diverses des 446 groupes locaux. En Afrique (Cameroun, Burkina Faso, Bénin, ou récemment Sénégal), Emmaüs soutient des activités agricoles, scolaires, secourent les enfants des rues. En Amérique latine (Argentine, Bolivie, Brésil...), les associations sont surtout présentes dans les quartiers urbains marginalisés.priestd

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Abbé pierre: citation

* « Il ne faut pas faire la guerre aux pauvres, mais à la pauvreté. » * « Un raciste est un homme qui se trompe de colère. » * « Sur ma tombe, à la place de fleurs et de couronnes, apportez-moi les listes de milliers de familles, de milliers de petits enfants auxquels vous aurez pu donner les clés d’un vrai logement. » * « Dites leur d’écrire : il a essayé d’aimer. », répondit l’abbé Pierre quand on lui demanda ce qu’il voudrait qu’on inscrive sur sa tombe. * « Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien. » * « De temps en temps, faire ce qui ne se fait pas, ça fait du bien. » * « Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre. » * « Les hommes politiques ne connaissent la misère que par les statistiques. On ne pleure pas devant les chiffres. » * « On ne peut pas, sous prétexte qu’il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout. » [27] * « Quand on s’indigne, il convient de se demander si l’on est digne. » [27] * « C’est tellement complexe un homme et, jusqu’au dernier instant, tellement inachevé ! » * « L’enfer, c’est les autres, écrivait Sartre. Je suis intimement convaincu du contraire. L’enfer, c’est soi-même coupé des autres.» * « Le rôle de tout être humain, c’est de faire la preuve que le monde n’est pas sans raison. » * « La vie est plus belle que la prudence. » [27] * À propos de Jean-Marie Le Pen : « Je lui ai dit deux fois Ta gueule, et je le répéterai indéfiniment, tant que j'aurai un souffle de vie. » * Il n'a pas toujours été tendre envers ceux qui l'idolâtraient : « C'est souvent leur façon inconsciente de se dérober à leur véritable devoir. » * « La politique ça consiste uniquement à savoir à qui on va prendre du fric et à qui on va le donner. » [28] * À propos de Nicolas Sarkozy, durant la crise des banlieues et alors qu'il se trouvait dans un quartier défavorisé : « Mais est-ce qu'il s'inquiète de la sécurité de vous, ou de la sécurité des bourgeois des avenues riches de Paris ? » * « Et quand le soir dans vos belles maisons, vous allez embrasser vos petits enfants avec votre bonne conscience, au regard de Dieu, vous avez probablement plus de sang sur vos mains d'inconscient que n'en aura jamais le désespéré. » * À la question : « Qu'aimeriez-vous entendre Dieu vous dire à votre arrivée ? », il avait répondu : « Va vite te débarbouiller et prendre ta place au banquet ! »serenade

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