29/01/2007

Réalité de l'aide sociale et logement: quebec pas mieux que la belgique

Réalités de l'aide socialeVoici quelques données tirées de :L'éditorial de la revue Recto Verso de juillet-août 2001 :" Pendant la lutte aux déficits, l'aide sociale a subi des compressions de 354,5 millions de dollars, seulement entre 1996 et 1998. Le FCPASQ prétend à raison que les plus pauvres de la société ont été les principaux contributeurs, à proportion de leurs moyens, de la réussite du redressement des finances publiques au Québec et au Canada (...). Cette réussite a permis les récentes baisses d'impôts annoncées par Mme Pauline Marois dans son budget 2001-2002 et dont les 60 % les mieux nantis de la société profiteront.(...) La ministre des Finances Pauline Marois a déclaré qu'il serait titanesque de s'attaquer à la couverture des besoins essentiels. Mail il n'est pas titanesque de remettre aux plus riches 3,8 milliards de dollars en baisse d'impôt d'ici 2004. (...)La réalité (de l'aide sociale) , c'est 501 $ par mois (pour une personne vivant seule). Ce sont les frais bancaires supplémentaires quand on a moins de 1 000 $ dans le compte. Ce sont les spéciaux qui disparaissent à l'épicerie la 1ère semaine du mois. C'est l'insécurité et l'humiliation permanentes pour une personne sur cinq. (...). "Québec : le mensonge de la Solidarité sociale et les pièges de la pauvreté, produit par le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), 2001 :Dans ce document, on apprend que la réalité de l'aide sociale est aussi être souvent confronté à faire le choix entre payer l'électricité, la nourriture ou les médicaments (qui se pose également aux personnes âgées qui n'ont que leurs chèques de pension pour vivre); ce sont des programmes d'emplois précaires et souvent sous-payés; c'est la pension alimentaire déduite à 100 % du chèque d'aide sociale; c'est la discrimination envers les personnes qui cohabitent pour s'en sortir ou pour obtenir le droit à un compte bancaire.Selon le rapport du Conseil national du bien-être social publié à l'automne 1999 et portant sur la réalité de 1997 :- 277,000 familles et 456 000 personnes seules vivent avec des revenus à 50 % du seuil de pauvreté. Leur nombre a doublé entre 1989 et 1997;- les mères seules et leurs enfants sont en tête des statistiques sur la pauvreté;- le taux de pauvreté chez les jeunes de moins de 25 ans ne cesse d'augmenter;- le Québec affiche un taux de 20,1 % de pauvreté, ce qui est plus élevé que la moyenne canadienne (sauf pour Terre-Neuve);- le revenu disponible réel des citoyens et citoyennes ayant recours à l'aide sociale a diminué de 19,9 % depuis 1993.Le document du FCPASQ relate également certains résultats d'une étude réalisée en 1999 par l'UQAM et l'ACEF du Sud-Ouest de Montréal auprès de personnes en difficulté de paiement de leur facture d'électricité et de téléphone. Pour les foyers rejoints, dont 69 % bénéficiaient de l'aide sociale, la moyenne globale de revenu net mensuel était de 916 $. Ces foyers consacraient 60 % de leur revenu mensuel en loyer et en électricité et 30 % aux dépenses en alimentation. kirin

14:02 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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