29/01/2007

Le cirque de la honte (29/01/2007)

BRUXELLES Un show rien que pour eux. Pour leur plus grand malheur... Un show d'une cruauté sans pareille, où, pour amuser la galerie, les ours bruns détenus en captivité au zoo de Zhengzhou, dans le sud de la Chine, font de la trottinette, sont harnachés à un pousse-pousse, pédalent à vélo, tentent de garder l'équilibre sur le dos d'un frêle cheval lancé au grand galop. Animal de proie et prédateur tous deux pareillement apeurés... Le clou du spectacle : un ours brun sur un scooter en équilibre sur un câble d'acier tendu à plusieurs mètres de hauteur !Il y a en Chine, estiment les spécialistes animaliers, une population d'environ 20.000 ours à l'état sauvage. Et 7.000 en captivité qui sont torturés comme le sont les ours de Zhengzhou. Et quand ils ne sont pas considérés comme des clowns de cirque, on les retient captifs dans des fermes pour récupérer leur bile, utilisée dans la médecine traditionnelle chinoise..."Il est un fait qu'en Chine, où on mange tout ce qui a quatre pattes ", souligne Michel Vandenbossche, le bouillant président de Gaia, association de défense des animaux, "l'animal n'est rien d'autre qu'un objet, et nullement un être humain qui peut ressentir de la douleur".En Belgique, l'association s'est battue pour que de tels spectacles ne soient jamais vus dans les zoos, les cirques ou ailleurs. En décembre 2005, un arrêté royal est passé concernant la détention des animaux sauvages dans les cirques. Et le même texte interdit "des tours contraires au comportement naturel des animaux"."Avant cela, on avait déjà pu voir en Belgique un tigre grimper sur le dos d'un cheval... Désormais, cela ne se peut plus. Et de tels shows contre nature avec des ours seraient chez nous totalement interdits. Heureusement, car c'est tout à fait inacceptable" !Dans le Daily Mail , David Neale, directeur de la Fondation pour les animaux d'Asie, explique que les ours chinois sont battus jusqu'à la totale soumission à leur entraîneur. Leurs canines sont parfois arrachées, ainsi que leurs griffes, pour éviter qu'ils n'attaquent.Et cela se passe dans toute la Chine. "Parce que le public aime le spectacle ", ajoute celui qui se bat pour sauver les ours des fermes d'élevage. "Hélas, il n'y a aucune loi pour nous venir en aide . Nous essayons à grand-peine de mobiliser les autorités chinoises."medicinebear

12:25 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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