29/01/2007

Battues et violées, elles racontent leur calvaire (29/01/2007)

Sans abri du jour au lendemain: vers qui se tourner?BRUXELLES Victime d’un incendie, d’un mari violent, d’un viol… Du jour au lendemain, votre vie bascule et vous vous retrouvez sans abri : vers qui vous tourner ?À Bruxelles, les centres d’accueil publics sont classés en plusieurs catégories. Dans la première, la plus importante, on retrouve deux lieux d’hébergement d’urgence sociale : le centre d’accueil d’urgence Ariane et le Centre d’action sociale d’urgence (Casu). Ce dernier est essentiellement réservé aux SDF alors qu’Ariane accueille plutôt les personnes qui se retrouvent à la rue de façon inattendue. Inutile de chercher l’adresse du centre Ariane, elle ne figure nulle part. Et pour cause, le centre hébergeant essentiellement des femmes battues est situé à l’abri des curieux, évitant ainsi aux maris violents, par exemple, de s’y présenter. Nous avons pu y pénétrer le temps d’une journée (voir ci-dessous).Ariane a vu le jour en 1993. Depuis, le centre peut accueillir jusqu’à 24 personnes à la fois. La durée des séjours ne peut dépasser trois semaines. Un premier délai de sept jours est accordé à la personne dans le besoin et celui-ci peut être renouvelé deux fois selon les cas. Le centre se réserve le droit d’accepter ou non d’héberger une personne selon certains critères prédéfinis."Nous avons comme principe de ne pas accepter plus de trois alcooliques à la fois. Pareil pour les cas psy comme nous les surnommons, les personnes atteintes de troubles psychiques. Il en va de même pour les personnes en situation illégale et les couples. En revanche, il n’existe pas de limite pour les femmes battues", détaille le directeur du centre, M. Van Hove. Les femmes victimes de violence conjugale sont le plus souvent orientées vers le centre par les services de police lorsque plainte à l’encontre du conjoint est déposée.En 2006, le centre Ariane a accueilli 515 personnes au total dont 196 enfants accompagnés. Parmi ces hébergés, le directeur du centre a constaté une forte augmentation du nombre de femmes souffrant de problèmes d’alcool.Bien que le centre dépende de la commission communautaire commune et bénéficie de subsides, une participation aux hébergés est néanmoins demandée. "Une journée plus une nuit au centre coûtent en principe 15 euros, repas, douche et lit compris. Il est évident que la plupart des personnes qui arrivent ici n’ont pas les moyens de payer cette somme, nous leur demandons alors le plus souvent un simple geste symbolique", précise M. Van Hove. C'est quoi symbolique pour eux?johndr

12:16 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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