29/01/2007

24 heures au centre Ariane

Nous avons pu passer du temps dans le lieu tenu secretBRUXELLES Trois aides familiales, douze travailleurs psychosociaux, un membre du personnel chargé de répondre aux appels téléphoniques des personnes en détresse, l’équipe du centre Ariane se relaie en permanence, 24 heures sur 24, pour venir en aide aux hébergés.La direction a accepté de nous laisser entrer, le temps d’une journée. "Notre mission varie au quotidien. Nous alternons les tâches. Aujour-d’hui, mon rôle consiste à passer du temps en tête à tête avec les hébergés et à les diriger dans leurs démarches pour sortir au plus vite du centre", confie l’assistant social entre deux entretiens. Et pendant qu’Esteban conseille Joëlle, hébergée depuis trois jours dans le centre, Cécile et Martine, les deux aides familiales, préparent le souper à l’étage.Des cris d’enfants résonnent dans le salon où quelques hébergées discutent depuis des heures, échangent leurs histoires, se consolent, attendent que le temps passe, qu’une solution leur soit trouvée. D’autres ont quitté le centre très tôt le matin, enchaînant les rendez-vous pour trouver un logement. "Nous demandons aux personnes de ne pas rester ici à ne rien faire toute la journée. Le réveil sonne à 7 h. Nous leur interdisons de rester toute la journée au lit; cependant, certaines n’ont nulle part où aller et restent au salon. D’autres sont plus motivées, trouvent plus facilement des solutions, cela dépend des cas évidemment", commente le directeur du centre, M. Van Hove.18h30. Pas une minute de plus. La cloche sonne. Le repas est prêt. Pas question ici de séparer membres du personnel et hébergés. Tous mangent ensemble à condition cependant de s’être inscrits au repas plus tôt dans la journée.Place ensuite aux tâches ménagères pour les volontaires. Les autres retournent dans leur chambre. Extinction des feux à 22 h. Chaque hébergé s’enferme dans sa chambre, dans l’attente d’un nouveau jour, rêvant probablement à une vie meilleure.kaa2

12:17 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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