16/01/2007

Punis pour avoir dénoncé une fraude

Dans le courant de l'année 2003, les travailleurs de l'entreprise Morphée dénoncent auprès de l'ONEM et de l'inspection des lois sociales une situation illégale de travail au noir dans leur société.Quatre-vingt-six personnes ayant travaillé durant plusieurs années dans une entreprise de travaux publics d'Onoz, en province de Namur, sont depuis le mois de septembre sous le coup d'une sanction décidée par l'ONEM.Dans le courant de l'année 2003, les travailleurs de l'entreprise Morphée dénoncent auprès de l'ONEM et de l'inspection des lois sociales une situation illégale de travail au noir dans leur société.Le système est simple. Les travailleurs touchent leurs indemnités de chômage normalement tout travaillant une grande partie du temps pour la société Morphée qui leur verse, en noir, 25 euros par jour de travail. Ils sont également obligés de prester des heures supplémentaires qui sont payées au moyen de chèques-repas. La faillite de l'entreprise a été prononcée en juillet 2003 et la sanction de l'Onem est intervenue au mois de septembre 2006."La sanction de l'ONEM suspend leurs indemnités de chômage pendant 6 à 26 semaines en fonction du temps presté chez Morphée. C'est incroyable, nous demandons la clémence pour les travailleurs qui ont dénoncé une situation illégale. Même si la plupart ont retrouvé un emploi, lorsqu'ils sont mis en chômage pour des raisons climatiques par exemple, ils ne touchent rien pendant la durée de leur suspension", explique Jean-Pol Van Steen, secrétaire régional de la CSC.Le front commun CSC-FGTB attend une décision judiciaire pour le mois de mars 2007. "Nous attendons soit une réduction de cette suspension soit la disparition pure et simple de la sanction", explique-t-on à la FGTB.gothic-vargo-02521

07:36 Écrit par Lal dans pauvreté | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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